CyberpresseAu Honduras, la Constitution prévoit que les élus ne peuvent accomplir qu'un seul mandat.  La Constitution prévoit aussi que toute personne désirant changer cette loi doit d'abord quitter de ses fonctions politiques.  Manuel Zelaya, le président sortant, aimait beaucoup le pouvoir et il avait peu de respect pour les lois constitutionnelles de son pays.  Il a donc décidé d'organiser un référendum pour changer la loi et demeurer président.

La légalité de ce référendum a été contestée devant la Cour suprême du pays qui a jugé que Manuel Zelaya agissait illégalement.  Cette décision a été avalisée par le Parlement hondurien et par l'ombudsman chargé de faire respecter les droits de l'homme.

Dimanche dernier, l'armée a décidé d'exécuter le jugement de la Cour suprême et de destituer Manuel Zelaya.  Ce dernier a été remplacé par Roberto Micheletti, préalablement désigné sur une base intérimaire par le Parlement.

Depuis le début des manifestations en Iran pour protester contre la fraude électorale, Barack Obama a répété à maintes reprises qu'il ne désirait pas intervenir dans la politique intérieure de ce pays parce que l'Iran est une nation souveraine.

On aurait pu penser que la même logique allait s'appliquer au Honduras.  Hé bien non !  Obama a décidé d’ignorer la décision de la Cour suprême, du Parlement et l'ombudsman du Honduras.  Pour lui, Manuel Zelaya est encore le président légitime. Si on peut critiquer les méthodes rustres et pas très démocratiques des militaires dans cette affaire, on doit aussi se questionner sur le manque de cohérence de Barack Obama.

Et pendant ce temps, Obama dit qu'il faut respecter la souveraineté du régime iranien.  Un régime qui utilise sa « souveraineté » pour tirer sur des manifestants:

Faut pas chercher à comprendre…