Sébastien Proulx, un ancien député influent de l'ADQ, a pondu un texte dans Le Soleil pour nous dire que la droite est une créature hideuse qui doit être rejetée par l'ADQ.
L'establishment de l'ADQ semble enchevêtré dans ses définitions. La droite que les méchants "radicaux" aimeraient voir à l'ADQ n'est pas celle défendue par des groupuscules religieux ou xénophobes. Les idées de droite auxquelles l'ADQ devrait souscrire se résument simplement: le gouvernement n'a pas d'affaire dans la chambre à coucher et dans le portefeuille des gens. Bref, ce n'est pas au gouvernement de dire aux gens comment vivre.
Il y a déjà eu une droite hideuse à l'ADQ, une droite qui s'est manifestée durant la "crise" des accommodements raisonnables. À cette époque, voici le type de pancarte électorale qui a été utilisé dans le parti du très inclusif Sébastien Proulx:

Si Sébastien Proulx tient tant à pourfendre des idéologues radicaux, il devrait commencer par se regarder dans un miroir.
Le texte de Sébastien Proulx ne fait que montrer à quel point il est coupé de la réalité. Normal que ce dernier ne veuille pas voir l'ADQ viré à droite, Sébastien Proulx ignore ce qu'est la droite et l'histoire a démontré à maintes reprises que les gens ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas.
Pas étonnant que l'ADQ ait été pratiquement rayé de la carte lors de la dernière élection. On avait affaire à une bande de gamins qui mélangeait encore sa gauche avec sa droite.

























my thoughts exactly. Dans le temps que l’ADQ était « vraiment » de droite (on s’entend : économique), j’étais dans la bulle cégepienne, où tout ce qui n’est pas socialiste est honni
Dire que je souhaitais voir Proulx comme candidat à la chefferie, finalement c’est une bonne chose qu’il n’y soit pas ! En vrai dans son texte, on sent un manque de connaissance totale. D’un côté il décrit l’ADQ comme une troisième voie, qui propose des changements assez similaire à ce que la droite propose, mais par la suite il nous explique que la droite c’est radical et une minorité au Québec. Ceux qui ont voté ADQ en 2007, c’était tous les gens de droites et ceux prêt aux changements.
Et sa perception que l’ADQ ne doit pas être ni de droite, ni de gauche, on appelle sa « centre » et les libéraux nous montre parfaitement que c’est de la merde ! Toutes les décisions peuvent être placé dans un plan cartésien : Gauche-droite, autoritaire-liberté.
Et pour lui Jeff Plante représente la droite ? Moi je ne me sens pas du tout représenté par Jeff Plante, je nommerais plutôt des Maxime Bernier, Michel Kelly-Gagnon, Martin Masse et Nathalie Elgrably comme représentant de la droite.
Ceux qui ont voté ADQ malgré leur manque d’expérience, ceux qui ont voté conservateurs malgré le bashing du monopole media-artiste-syndicalo-souvrainiste, ceux qui écoutait et écoute encore Jeff Filion, tous ces gens, ce sont une minorité radicale ?
Et en quoi le discours de Plante est différent de celui de Kelly Gagnon, Bernier et cie?
J’écoute Jeff depuis un bon bout, sa philosophie se tient et il me semble pas mal cohérent. Le genre de cohérence qui a manqué a l’ADQ ces dernières années.
Jeff Plante est le seul candidat à la chefferie qui représente les idées des Michel Kelly-Gagnon, des Nathalie Elgraby, Martin Masse et des Maxime Bernier de ce monde.
On a essayé d’avoir Michel Kelly-Gagnon et Paul-Daniel Muller à la chefferie, mais ils ont refusé.
Pourquoi est-ce si compliqué pour les élus et membres de l’ADQ de se définir à droite ? Ils ont tellement de misère à prononcer le mot droite et quand ils s’associent de loin à la droite, ils emploient immanquablement le mot « centre »-droite.
Comment les membres de l’ADQ peuvent se dire qu’en devenant un autre parti de gauche ou de centre, « mou » et sans direction comme les autres, qu’ils ont une chance de percer? Ils se doivent d’être différent, c’est-à-dire d’être de droite, vraiment de droite. Pas une droite moraliste et trop conservatrice mais une droite économique actuelle comme décrite par les gens mentionnés plus haut, Maxime Bernier et compagnie.
Il y a une niche pour la droite au Québec, une partie de la population n’attend que d’être représenté par un vrai parti de droite. J’ai espéré que l’ADQ serait ce parti et après leur tournant à gauche et la dégelé qu’ils ont connu à la dernière élection, je croyais qu’enfin ils avaient compris…
Élas on ne dirait pas… Et en attendant les gens de droite attendant toujours…
C’est drôle mais moi je crois exactement le contraire.
Très bien!
Je pourrai donc dire à mes futurs enfants qu’un beau 26 mars 2007, j’ai voté ADQ et que, par la suite, j’ai décroché et que mon flirt avec ce parti s’est arrêté là.
Comme c’est dommage!
Je crois au libre-marché et à la liberté individuelle. Je suis même persuadé que le Québec s’en va tout droit dans le mur, si rien n’est fait pour corriger la situation qui prévaut présentement.
Les prochaines années ne seront pas roses. On s’en va tout droit dans la schnoutte et notre merveilleux système socialiste est sur le point d’imploser, conséquences directes du vieillissement de la population, de la soviétisation de notre société et de près de 50 ans d’économie planifiée.
Triste de voir un parti qui se disait autrefois agent de changement devenir maintenant un chantre du statu quo par pur électoralisme politique crasse!
J’aurai une pensée pour l’Union nationale et le Crédit social quand on annoncera la mort de l’ADQ.
@ nopolit.
Tiens, un peu de lecture pour toi: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/candidature-de-jean-francois-plante.html
Carl Bergeron a écrit un excellent commentaire là-dessus. Voici ce texte:
« L’analyse de Proulx est révélatrice. L’ADQ est une création du Parti libéral qui retournera au Parti libéral, c’est écrit dans le ciel. S’il n’y a plus que des Jean-François Plante pour tenir le flambeau des idées dans ce parti, alors l’ADQ n’était faite que de bois mort et elle est condamnée à être dissoute. La frange de droite, la plus authentique, se recomposera ailleurs et dans d’autres paramètres. Le présumé “pragmatisme” de Proulx est exemplaire de son carriérisme : il est mûr pour aller prendre un verre avec Bonnardel et Charest. Du reste, l’appartenance naturelle de ce type de notables provinciaux a toujours été le Parti libéral.
Proulx a cependant raison sur un point, mais avec une nuance : l’ADQ ne peut pas regagner la faveur des électeurs uniquement par la droite. La tradition conservatrice n’est pas enracinée ici comme elle peut l’être aux États-Unis, les seuls résidus de conservatisme de la société québécoise se retrouvant dans le nationalisme. D’autre part, le discours libertarien, étranger au conservatisme moral et/ou identitaire, ne pourra s’imposer dans la réalité électorale québécoise que comme un “vote anti-système ultra” : c’est un discours fait sur mesure pour plafonner à 10% dans les sondages. Oui au discours de droite, oui à la rupture avec le ronron de centre-gauche/centre/centre-droit, mais en passant par le nationalisme.
Si l’ADQ a pu devenir l’Opposition officielle, ce n’est pas d’abord parce qu’elle était de droite, mais parce qu’elle était nationaliste pendant que le PQ et le PLQ ne l’étaient plus. Les Québécois sont ouverts — avec modération — au discours de droite si vous arrivez à les convaincre que cela ne fait pas de vous un Américain ou un Canadien, et que vous restez fondamentalement un Québécois.
Les libertariens trash derrière Jean-François Plante sont allergiques à la référence nationale. Le “Quebec bashing” est d’ailleurs un de leurs passe-temps préférés. Pourtant, la réconciliation avec le nationalisme (je n’ai pas dit séparatisme) est indispensable à la construction d’une alternative politique de droite crédible au Québec »
L’ADQ, j’y ai déjà cru. C’était à la fin de 2006. La formation semblait faire la promotion de la réduction de la taille de l’État. Elle reflétait également jusqu’à un certain point la remise en question du « modèle québécois », thème que reprenait par ailleurs l’excellent documentaire L’Illusion tranquille paru à la même époque.
Mais l’ADQ pataugeait à ce moment-là dans les sondages et ne réussissait pas à se démarquer des deux partis traditionnels et ce, malgré des idées novatrices qu’elle donnait l’impression de mettre de l’avant.
Puis vint le pénible débat des accommodements raisonnables au printemps 2007. Le parti, en adoptant un discours basé davantage sur l’émotion qui plaisait à une partie de la foule, s’est bien sûr mis à monter en flèche alors dans les sondages; ce qui se traduisit éventuellement par une représentation substantielle à l’Assemblée nationale suite aux élections du 26 mars de la même année.
En exploitant et en nourrissant même toute cette pseudo-crise, l’ADQ s’est révélée sous un aspect beaucoup moins intéressant. On se souviendra aussi du candidat tata qui voulait encourager la natalité sous peine de voir les ethnies « nous envahir » qui avait fait l’objet d’une des chroniques de Patrick Lagacé.
Là, j’ai vraiment décroché parce que ça commençait réellement à avoir des allures de nationalisme frileux dans lequel je ne me reconnais pas du tout. Ça frisait même le tribalisme.
Depuis lors, l’ADQ, forte de son statut d’opposition officielle, s’est simplement contentée de s’opposer par pur intérêt politique, tout comme le PQ, face à un PLQ porté au pouvoir de façon minoritaire qui gouvernait, lui aussi, par pur intérêt politique.
Sauf pour la question de la souveraineté du Québec, il y a beaucoup d’airs de famille entre les trois principaux partis du Québec. Ceux-ci sont guidés par l’intérêt du pouvoir et les thèmes interventionnistes qu’ils adoptent sont facilement interchangeables de l’un à l’autre, avec certaines variations.
Pour l’ADQ, le comble fut lorsque ce parti s’est mis à réclamer une politique d’achat local. Très original! Un peu plus et on commence à s’approcher de l’idéologie de Québec solidaire! Ce fut personnellement l’occasion de planter le dernier clou dans le cercueil pour un enterrement de première classe quant au restant de crédibilité que je pouvais accorder à cette formation.
D’autant plus que ces histoires de « droite hideuse » avaient discrédité l’ADQ beaucoup plus que ne peuvent le faire des politiques de droite économique.
Personnellement, ils ont perdu toute la sympathie que j’avais. Je refusais que mon vote pour eux cautionne ceci.
L’ADQ c’est un vieu parti.
Le PLQ, PQ ou ADQ ont tous le même slogan: « le pouvoir avant les idées ».
Est-ce que tu t’es demande pourquoi?
Probablement qu’ils ont calcules que l’ADQ etait d’une part infesté d’idees contraire aux leur, (comme celle que David cite ici) que d’autre part ce parti ne prendrait probablement jamais le pouvoir (a moins de devenir une sorte d’union nationale version 21 siecle).
Et que par consequent, leurs positions respectives leur permettaient de mieux faire circuler leur idees qu’entouré de deputes qui ne comprennent pas, pour la pluspart, leur programme. (Proulx en est une preuve).
MICHAEL JACKSON EST MORT!
L’Intérêt est que c’est sortie sur le web, surtout les blogues, bien avant que les réseaux de télévision l’apprennent (qui l’ont appris vie internet). C’est ce que la technologie changent à nos vie: la façon dont les nouvelles circulent.
@ solon_101.
Justement, j’en parle ici: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/depuis-la-mort-delvis-presley-et-de.html
M. Proulx, ton blogue ne serait pas si mal s’il ne donnait pas dans la scatologie anti-fédéraliste primaire. Il y a moyen d’être indépendantiste sans donné dans la propagande haineuse. D’après vos propos, vous êtes indépendantiste pour les bonnes raisons (liberté d’une nation francophone, etc…), pas dans le but de nous sauver des méchants anglo-capitaliste. Grandissez dans vos propos et votre blogue sera aussi intérerssant que celui de David Gagnon.
Le problème c’est que l’immense majorité des québecois ne vois pas les problèmes provoqué par notre système socialiste. Ces problèmes sont camouflé sous une énorme couche de dettes qui nous fera sombrer tot ou tard. Toute tentative de prévenir le québecois moyen des danger de cet endettement est décrite par la gauche comme une idéologie dépassée et voué à l’échec. Charest l’a bien comprit et a simplement choisis le chemin du moindre mal et de s’adapter à son parti de gauchistes (Charest est un ancien conservateur. Il doit forcément comprendre les dangers du sur-endettement et du socialisme).
Solutions? Laissé des gens comme Nathalie Elagrably s’exprimé et répété les mêmes messages et attendre la faillite. Peut-être que les effets directes d’une faillite de l’état (inflation, coupure de service, chomages, etc…) sur la vie des gens ordinaires nous ouvrira les yeux et qu’un parti de droite économique défoncera une porte entrouverte…
J’en reviens juste pas que peu de gens s’offusquent de la dette grandissante du Québec. Qu’y faire?
Une seule avenue possible: laissons tous ces gauchiste nous endetter, tellement que la cote de crédit dégringolera. Alors le gouvernement sera acculé au mur et forcé d’entreprendre les changements qui s’impose.
Sébastien Proulx est en train de devenir le Denis Coderre de l’ADQ. Malheureusement, l’ADQ devient, lentement mais sûrement, un autre parti de « centre » gauche.
C’est qu’une majorité de gens ne comprennent pas la signification et les problèmes d’un pays en banqueroute. En tout cas, tant qu’ils ne l’ont pas vécu. Lorsque ça arrivera, nous en paierons tous le prix, qu’on comprennent les dangers ou non. La magie étant plus facile à vendre que la réalité, notre peuple se laisse endormir facilement.
C’est pas nécessairement un truc de droite ou de gauche qui explique les insuccès de l’ADQ… Mais surtout le ramassis de n’importe quoi que la formation a fait lors de stage dans l’opposition officielle.
En ce qui me concerne, l’ADQ serait au centre qu’elle serait le parti le plus à droite au Québec.