Lors de la dernière conférence du Austrian Scholars Conference, Peter Schiff a fait un exposé remarqué (et remarquable) sur les causes de la crise économique.

Si nos médias étaient moins ignorants/paresseux, voici comment ils expliqueraient la récession:

Un extrait de cette conférence, histoire de vous donner une idée du ton:

Après mon divorce, j’ai loué un appartment de luxe à Stamford. J’avais vue sur mer, et mon bateau juste en bas. L’immeuble était gardé 24 heures sur 24. Il y a avait une piscine, des parkings couverts, des cours de squash, et un gymnase avec des entraîneurs à plein temps.

À côté, des petites maisons étaient à vendre. J’y ai fait un tour, par curiosité. Ils demandaient 500.000 ou 600.000 dollars l’unité.

La surface était la même que chez moi, mais il n’y avait pas de vue. C’était sombre, non gardé. Ni piscine, ni gymnase. Et il fallait payer 1.000 dollars par mois en charges et en impôts fonciers.

Si j’avais acheté, avec le remboursement du prêt, j’aurais payé plus par mois que pour mon somptueux appartement.

J’ai demandé à la fille de l’agence: “Pourquoi est-ce quelqu’un achèterai ça? Ca coûte moins cher de louer juste à côté.”

Elle a répondu: “Oui. Mais si vous louez, vous n’avez pas de capital quand vous déménagez.”

“Je ne comprends pas.”

“Si vous achetez cette propriété, elle va prendre de la valeur. Quand vous la vendrez, vous gagnerez de l’argent.”

“Pourquoi diable prendrait-elle de la valeur? N’avez-vous pas compris? Elle est DÉJA surévaluée. On peut vivre dans un appartement grand standing à deux pas d’ici pour moins cher. Pourquoi cette propriété s’apprécierait-elle?”

“C’est comme ça, l’immobilier.”

“Vous voulez dire que dans l’immobilier, il faut que je me sacrifie. Je renonce à un duplex de rêve pour habiter une cage à lapin; et au bout d’un ou deux ans, quelqu’un sera prêt à la payer encore plus cher, et viendra me dire: ‘Je n’ai aucune envie d’habiter dans le cinq pièces de luxe d’à côté. Je préfère cracher un max pour acheter ce trou parce qu’il va s’apprécier!’

Ils avaient oublié que l’immobilier, c’est simplement un endroit pour vivre. Tout le monde croyait que les prix ne pouvaient que monter. C’était de la folie. »

H/T: Sardanapale