SocialismeHier, Barack Obama a poursuivi son travail de démolition de l'économie américaine en révélant une série de nouvelles régulations du système financier.  Comme d'habitude, les illettrés économiques de l'intelligentsia médiatique québécoise ont suspendu leur sens critique pour se livrer à une séance d'idolâtrie du président démocrate.

Barack Obama a justifié l'adoption de ses mesures socialistes en affirmant que Wall Street avait développé une culture d'irresponsabilité.

Certes, les banques ont leur part de responsabilité, mais cette irresponsabilité a été catalysée par les incitatifs gouvernementaux qui ont brisé les règles du marché. Parmi ces incitatifs il y a eu le: Equal Credit Opportunity Act, Fair Housing Act, Community Reinvestment Act, Taxpayer Relief Act, National Homeownership Strategy, Fannie Mae, Freddie Mac, le Department of Housing and Urban Development, le House Financial Services Committee, la FED

Sans ces multiples interventions, l’irresponsabilité n’aurait pas été récompensée et jamais la bulle immobilière n’aurait atteint de telle proportion.

Et que fait le gouvernement américain avec sa politique du "too big to fail" ?

Il continue de récompenser l’irresponsabilité. Il continue sa politique d’incitation au risque puisque l’irresponsabilité n’est pas sanctionnée, elle est récompensée.

Les politiciens ont oublié que le capitalisme est un système de profits et de pertes. Les pertes sont essentielles aux rouages du capitalisme, car elles permettent de discipliner les marchés.

En éliminant les pertes, le keynésianisme qui déferle actuellement sur nos économies élimine du même coup la discipline. Ce faisant, on met la table pour une crise encore plus grosse. Dans un système capitaliste, les échecs sont précoces, il y a un éclatement rapide des bulles et les dommages sont, par conséquent, limités.  Dans un système étatique, le gouvernement intervient pour repousser ces échecs ce qui entraîne une hyperinflation des bulles qui finissent quand même par éclater causant ainsi des dommages beaucoup plus importants. La sanction dans une économie capitaliste, c’est de tomber en bas de sa chaise. Dans une économie keynésienne, on tombe en bas d’un 10e étage.

Contrairement aux lubies véhiculées par le président Obama, ce n'est pas Wall Street qui est irresponsable, c'est le gouvernement.

Qui responsabilisera les gouvernements ?  Sûrement pas les politiciens…