Selon Gérald Fillion, le chroniqueur économique de Radio-Canada, les écarts de richesse mettent en péril les fondements de notre société.  En digne porte-étendard de la cause socialiste, Gérald Fillion laisse entendre que si les riches s'enrichissent, cela signifie nécessairement que la situation des pauvres se dégrade.

Est-ce vrai ?

Pour répondre à cette question, voici un graphique montrant la proportion d'enfants qui, dans chaque classe de revenu, ont eu un revenu supérieur à leurs parents (au même âge).

Vive le capitalisme
N.B. Un "groupe cinquième" correspond à une tranche de 20% de l'échantillon: le premier groupe représente les 20% de pays les plus riches et le cinquième groupe représente les 20% de pays les plus pauvres.

Seulement 43% des enfants élevés dans les ménages les plus riches (le 1er groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.

Par contre, 82% des enfants élevés dans les ménages les plus pauvres (le 5e groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.

Les écarts de richesse peuvent bien augmenter, il n'en reste pas moins que la progression du niveau de vie est plus marquée chez les pauvres que chez les riches.  Bref, la richesse n'est pas aussi "héréditaire" qu'on veut bien le croire.

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Source:
Pew's Economic Mobility Project
Getting Ahead or Losing Ground: Economic Mobility in America