CapitalismeGérald Fillion, le chroniqueur économique de Radio-Canada, se fait une fois de plus le porte-parole des forces socialisantes en abordant la sempiternelle question des écarts de richesse grandissants aux États-Unis.

Certes, le fossé entre les riches et les pauvres s'est accru, mais cette statistique n'a aucune valeur, car elle ne reflète pas la progression du niveau de vie des plus pauvres. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%.

Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l'inflation) des plus pauvres était de 23 100$.  En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l'inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%.

Dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n'est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 27 200$.

La suite demain…

N.B. Les "Américains les plus riches" désignent le groupe de 20% de la population avec les revenus les plus élevés.  Inversement, les "Américains les plus pauvres" désignent le groupe de 20% de la population avec les revenus les plus faibles.

Source:
Pew's Economic Mobility Project
Getting Ahead or Losing Ground: Economic Mobility in America