Le discours de Barack Obama prononcé à l'Université du Caire a été salué dans les médias.  Encore une fois, les journalistes se sont attardés au contenant plutôt qu'au contenu.  Voici un extrait de ce discours qui aurait dû faire sourciller les gens:

Barack Obama

IT WAS ISLAM – at places like Al-Azhar University – that carried the light of learning through so many centuries, paving the way for Europe’s Renaissance and Enlightenment. It was innovation in Muslim communities that developed the order of algebra; our magnetic compass and tools of navigation; our mastery of pens and printing; our understanding of how disease spreads and how it can be healed. Islamic culture has given us majestic arches and soaring spires; timeless poetry and cherished music; elegant calligraphy and places of peaceful contemplation.”

Toutes ces découvertes ne sont pas attribuables à l’Islam, mais à des individus qui, accessoirement, étaient musulmans. La paternité de ces innovations ne revient pas à une religion, mais à des individus aux talents exceptionnels.

Attribuer à des communautés musulmanes l’invention du stylo, de l’algèbre ou de la boussole serait tout aussi stupide que d’associer la théorie de la gravité, la découverte de la vaccination ou la construction de l’accélérateur de particules de Genève à des communautés chrétiennes.

Dans son discours, Barack Obama affirme explicitement que la religion est un outil de développement et d’innovation. Par conséquent, on doit s’accrocher aux dogmes véhiculés par cette dernière. Dans les faits, les dogmes religieux ont toujours constitué un frein à l’avancement de la condition humaine. Au lieu de demander aux musulmans de s’affranchir de leur religion, comme l’occident la fait durant le Siècle des Lumières, le président a plutôt fait le plaidoyer inverse en faisant croire aux pays arabes que c’est par la religion que le progrès arrive.

Cela n’a pas empêché Normand Lester, suite à ce discours, d’affirmer que Barack Obama est un président à l’intelligence exceptionnelle. Dans les faits, Obama semble tout aussi limité intellectuellement que Bush. Mais Barack Obama possède une qualité qui faisait défaut chez son prédécesseur: quand il parle, il est capable d’inhiber le sens critique des gens à qui il s’adresse.