ProtectionnismeDepuis le début de la récession, les échanges commerciaux dans la zone de l'ALÉNA (Canada, États-Unis, Mexique) ont diminué de 26,4%.  Autrement dit, la récession a indirectement rendu les pays de l'ALÉNA plus protectionnistes: ces derniers exportent moins et sont plus dépendants de leur marché intérieur.

Conséquences ? Le taux de chômage a fait un bond de 1,9 pts (6,1% à 8,0%) au Canada, 3,1 pts (5,8% à 8,9%) aux États-Unis et de 0,7 pts (4,0% à 4,7%) au Mexique.

Toujours depuis le début de la récession, le déficit commercial des États-Unis a été réduit de moitié. Il est passé de 60 milliards/mois à 28 milliards/mois.  Ce réalignement de la balance commerciale, tant désiré par les partisans du protectionnisme, n'a pas été accompagné d'une amélioration de la situation économique aux États-Unis.