Calculs SocialistesEn janvier dernier, quand Stephen Harper a décidé de replonger le Canada en déficit, on nous a dit que c'était pour lutter contre la pire récession depuis la grande dépression. Il fallait dépenser sans compter pour préserver les emplois et éviter une hausse dramatique du taux de chômage.

Au mois d'avril, pour la première fois depuis octobre 2008, le taux de chômage n'a pas augmenté au Canada. Les keynésiens seront tentés de sauter aux conclusions et ils affirmeront que ce sont les dépenses de l'État qui ont permis de stabiliser la situation.

Pourtant…

André Pratte nous informait cette semaine que les fonds du programme d'infrastructure, un élément clé du plan de relance, se font toujours attendre !

Bref, la situation s'est stabilisée avant que le gouvernement ait pu intervenir. Il devient de plus en plus évident que le programme de stimulation, et les milliards de déficits qui l’accompagnent sont inutiles.

Le stimulant risque de devenir un anesthésique.