GouvernementDans un excès de fièvre démago-populiste, la sénatrice Céline Hervieux-Payette a déposé un projet de loi pour limiter le salaire des PDG de toutes les entreprises inscrites à la bourse.

Depuis le début de la crise, de nombreux PDG d'entreprises en difficulté ont accepté une rémunération symbolique de 1$ par année le temps de remettre leur entreprise sur les rails (ici, ici, ici, ici & ici).

En ce moment, la masse salariale du parlement canadien (députés et sénateurs) excède 65 millions de dollars.  On peut aussi dire que le Canada est une "entreprise" en difficulté traînant une dette de plus de 500 milliards de dollars.  De plus, cette "entreprise" survit avec l'aide des fonds publics c.-à-d. l'argent de nos taxes et impôts.

Donc, si nos politiciens ne sont pas des crypto-socialistes désirant uniquement se faire du capital politique sur le dos des PDG, ces derniers devraient imiter les dirigeants des entreprises en difficulté et accepter un salaire de 1$ tant et aussi longtemps que les finances publiques ne seront pas rééquilibrées.