ÉtatismeLe système financier a été amené au bord du gouffre non pas par la "cupidité" des banquiers, mais par une série de mesures gouvernementales qui a contraint les banques à augmenter l'offre de crédit hypothécaire chez les personnes les moins solvables.  Les législateurs voulaient ainsi favoriser l'accès à la propriété des classes défavorisées.

Mais avec la complicité des médias, pour qui cracher sur le capitalisme est plus important que la recherche de la vérité, les politiciens s'en sont sortis indemnes.

Résultats: les politiciens sont en train de répéter exactement les mêmes erreurs ! La semaine dernière, Barack Obama a menacé les fournisseurs de cartes de crédit de réglementer sévèrement ce marché si ces derniers ne réduisaient pas les frais et les pénalités imposés aux personnes ne payant pas leur solde.

Les différents frais imposés aux usagers des cartes de crédit incitent fortement les gens à restreindre leur utilisation: plus une chose est chère, plus on apprend à s'en passer.  Si les taux d'intérêt sur les cartes de crédit sont si élevés, c'est parce que le marché veut réduire le nombre de mauvaises créances.  Je me répète: plus le crédit sera cher, moins les gens vont y avoir recours (et c'est une excellente chose).  En éliminant ces pénalités, Obama veut que l'utilisation des cartes de crédit soit moins onéreuse facilitant ainsi l'endettement découlant de leur sur-utilisation.

Comme pour la crise des subprimes, le gouvernement favorise l'accès au crédit chez les gens qui n'ont pas les moyens d'en avoir et les propagandistes irresponsables, comme René Vézina, applaudissent en souhaitant que le Canada fasse la même chose !

Il y a une cause politique aux désordres économiques que nous vivons actuellement et nous sommes en train de l'ignorer à nos risques et périls. En blâmant les mauvais coupables, nous allons tirer les mauvaises leçons et les contribuables risquent, encore une fois, de devoir payer une crise qui aura été causée par l'action des politiciens…