Le "Community Reinvestment Act" (CRA) est une loi qui a été votée en 1977 par Jimmy Carter pour favoriser l'accès à la propriété des classes défavorisées.  En 1995, Bill Clinton a réécrit la loi pour lui donner plus de pouvoir.  Une des clauses bonifiées à cette époque stipulait que pour fusionner, des banques devaient réserver une partie plus importante de leur capital pour faire des prêts hypothécaires à risque.

Bill Clinton

"It will guarantee that our financial system will continue to meet the needs of underserved communities, something that the vice president and I have tried to do through the empowerment zones, the enterprise communities, the community-development financial institutions, but something which has been largely done through the private sector in honoring the Community Reinvestment Act. The legislation I sign today establishes the principles that, as we expand the powers of banks, we will expand the reach of that act."

Concrètement, voici les conséquences de cette politique:

National Community Reinvestment Coalition
National Community Reinvestment Coalition: CRA Commitments

Community Reinvestment Act

The rise of unilateral agreements also accounts for the fluctuation in dollar amounts on an annual level. For example, 1998 was a year of mega-mergers that included the Bank of America and Nations Bank merger as well as Citigroup’s acquisition of Travelers; CRA pledges totaled $1,1 trillion dollars as a result. The following years saw fewer mega – mergers and considerably less reinvestment dollars. CRA pledges shot up again in 2003 and particularly in 2004. The year 2004 experienced watershed mega – mergers as Bank of America acquired Fleet, JP Morgan Chase acquired Bank One, and Citizens gobbled up Charter One.

Le CRA mis en place par Bill Clinton a contraint les banques à accorder 4,5 billions de dollars de prêts hypothécaires aux classes défavorisées*.

Cette somme a participé au gonflement de la bulle immobilière parce que la demande accrue causée par le CRA s'est propagée à la totalité du secteur résidentiel, contaminant ainsi le marché qui n'était pas directement visé par le CRA.

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*Cette somme ne comprend pas les interventions directes telles que  "The National Homeownership Strategy" ni les interventions de Freddie Mac et Fannie Mae.