Antagoniste


29 mars 2009

Radio-Pravda Canada Économie États-Unis Gauchistan Québec

Radio-CanadaVendredi dernier sur les ondes de la radio de Radio-Canada, on s'est demandé si l'on devait réglementer le salaire des patrons.

La discussion a débuté avec une entrevue téléphonique pré-enregistrée de Michel Kelly-Gagnon, président de l'Institut Économique de Montréal.

Ensuite, on a enchaîné avec Claude Béland, président du Mouvement d'Éducation et de Défense des Actionnaires.  Ce dernier étant interviewé en direct, il a donc eu l'avantage d'entendre l'entrevue du président de l'Institut Économique de Montréal.  Ainsi, profitant des questions complaisantes de l'animateur, Claude Béland a pu attaquer les arguments de Michel Kelly-Gagnon sans que ce dernier puisse riposter.

Radio-Canada vous dira qu'en donnant la parole à un libertarien et à un socialiste, elle a fait preuve de neutralité.  Mais dans la pratique, un avantage indéniable a été donné au représentant de la gauche.  En faisant entendre l'entrevue de Michel Kelly-Gagnon à Claude Béland, le représentant de la gauche a non seulement pu profiter d'un droit de réplique, mais il a pu s'exécuter sans craindre la riposte de son opposant qui était absent.  Aucun de ces avantages n'a été donné au représentant de la droite.

Profitant de l'absence d'un opposant, Claude Béland a critiqué Michel Kelly-Gagnon avec des arguments d'une incroyable faiblesse.  Par exemple, il a fait valoir que les "petits" actionnaires avaient très peu de pouvoir pour limiter les salaires des dirigeants d'une entreprise.  Claude Béland aurait-il oublié que personne n'est obligé de devenir actionnaire d'une compagnie ?  Si une personne n'est pas d'accord avec la politique de rémunération d'une entreprise, elle peut décider de ne pas acheter d'actions.  Si suffisamment de personnes ont le même raisonnement, la valeur de l'entreprise sur les marchés boursiers diminuera, envoyant ainsi un signal à la direction.

Je suis écoeuré de voir l'argent de mes taxes être utilisé pour défendre des idées auxquelles je ne souscris pas.


29 mars 2009

Protectionnisme énergétique Économie Environnement États-Unis Québec Revue de presse

La Presse

L’hydroélectricité n’a pas encore son statut d’énergie «verte»
La Presse

Leader de la majorité au Sénat du Maine, M. Bartlett pilote également un comité sur les services publics et l’énergie. Joint par téléphone à Burlington, où il participe à une réunion du Conseil des gouvernements d’État de l’Est des États-Unis, le sénateur souligne que plusieurs groupes écologistes s’opposent aux grands chantiers hydroélectriques. On reproche aux barrages de modifier le cours des rivières, de nuire à la faune et à la flore, en plus de perturber les populations locales.

Mais ce n’est pas tout, dit le sénateur Bartlett. En conférant un statut «vert» à l’électricité québécoise, des États mineraient les efforts qu’ils ont entrepris, ces dernières années, pour diversifier leur approvisionnement en énergie.

Plusieurs États, notamment dans le Nord-Est, se sont déjà dotés de règles les obligeant à s’approvisionner en énergies renouvelables. Dans le cas du Maine, par exemple, 30 % de l’électricité doit provenir de sources vertes, et la proportion grimpera à 40% en 2017.

«Il y a une préoccupation importante, dit M. Bartlett. Si l’hydroélectricité québécoise inonde le marché de la Nouvelle-Angleterre et accapare tous les crédits pour l’énergie renouvelable, cela pourrait nuire au secteur éolien ou aux petits projets hydroélectriques ici.»


28 mars 2009

Peuple, à genou ! Coup de gueule Environnement Gauchistan Québec

Al Gore

"Le monde ne se rend pas compte qu'Hubert Reeves a, depuis longtemps, quitté l'univers rationnel de la science pour entrer dans celui de la nouvelle religion contemporaine, un mélange de culte de la Nature et de haine de l'humanité, le tout à saveur apocalyptique."

Le Quotidien
Méfions-nous des gourous, d'où qu'ils viennent…
Par Jacques Brassard (mercredi, 25 mars 2009, p. 11)

Hubert Reeves est devenu l'icône emblématique de la nouvelle religion écolo. Le Readers Digest l'a consacré, l'an dernier, Conscience planétaire par excellence. Récemment, la revue québécoise Bel Âge en a fait le Premier sauveur de la planète.

Depuis qu'il a pris sa retraite comme astrophysicien, Hubert Reeves a revêtu la soutane du gourou écolo, c'est-à-dire un maître spirituel dont les sermons et les prophéties sont accueillis par ses disciples et le commun des mortels comme " paroles d'évangile". Hubert Reeves annonce la Sixième extinction de la vie sur Terre et ce serait l'humanité la responsable. Réjouissante apocalypse!

Évidemment, il est également convaincu que l'être humain est la cause principale du réchauffement de la Terre, rejoignant ainsi des gourous célèbres, tels Al Gore (prédicateur catastrophiste par excellence) et d'autres plus locaux, comme Jean Lemire, le Navigateur, et Steeven Guilbault, le Curé.

Messianisme

Vous aurez sûrement compris que je suis réfractaire aux gourous. De toutes catégories. Aussi bien Obama (quoiqu'il soit en train de devenir très vite un être humain!) qu'Al Gore ou Hubert Reeves. L'idolâtrie, dans n'importe quel domaine, je trouve ça malsain et pernicieux. Je suis imperméable pour ne pas dire carrément hostile à toute forme de messianisme. S'assujettir à un gourou, c'est se délester des plus beaux attributs de la personne humaine: la liberté de penser et le sens critique. Alors, même si, en tant que gourou, Hubert Reeves est objet d'une vénération quasi universelle, même si son image de grand-père sympathique inspire une espèce de dévotion, même si ses oracles sont reçus comme des vérités sacrées, je demeure totalement insensible à ses projections alarmistes. Bref, je suis un infâme mécréant et un sceptique indéfectible!

Hubert Reeves a pourtant déclaré à la revue Bel Âge que les "gens n'ont plus de sens critique" Il dit: "On n'apprend plus aux enfants à douter de tout et les crédules abondent". Surprenante déclaration! Surtout de la part d'un "guide spirituel" qui, justement, mobilise et catéchise les crédules. Et qui provoque, chez ses disciples, la mise entre parenthèses de tout sens critique.

Une petite anecdote illustre bien le versement de ce scientifique à la retraite dans le religieux. Il croise, dans les studios d'Europe 1, Laurent Cabrol, qui vient de publier un livre au titre évocateur: "Et si la Terre s'en sortait toute seule?". M. Cabrol remet en cause l'origine humaine du réchauffement récent. M. Reeves n'a pas lu le livre. Mais, il apostrophe l'auteur: "Vous démobilisez les gens et vous êtes irresponsable!". Et il tourne les talons. Du temps qu'il était un scientifique en exercice, M. Reeves aurait certainement tenu une discussion rationnelle avec M. Cabrol. Mais, depuis qu'il est devenu un gourou, il ne discute plus, il excommunie!

Articles de foi

Le credo du gourou Reeves repose sur deux colonnes: une catastrophe climatique, dont l'homme est le coupable; et une sixième extinction de la vie sur Terre, dont l'homme serait aussi le responsable. Ce sont là, à n'en pas douter, des articles de foi. Pas des assertions scientifiquement fondées. Cette prophétie apocalyptique de la Sixième Extinction me fait penser au "Retour de l'Imam caché" chez les musulmans chiites: c'est un mythe qui n'a rien de scientifique.

Il y a, bien sûr, de nos jours, des espèces menacées qu'il convient de protéger. Par contre, prétendre que des milliers d'espèces disparaissent chaque année, sans la moindre preuve, c'est un prêche. Maître Reeves prétend, par exemple, que les "requins et les baleines sont aujourd'hui en voie de disparition et que les ours polaires sont menacés". Affirmations purement gratuites ne reposant sur aucun fait observable.

Selon Eugène Lapointe, auteur de "Panorama des ressources sauvages de la Terre" la "baleine franche et la baleine bleue sont les deux seuls grands cétacés qui méritent le statut d'espèces menacées. Les grands cétacés, écrit-il, ont été sauvés par l'avènement de l'électricité et des produits pétroliers".

Évidemment, reconnaître, de la part d'un gourou anti-pétrole, comme Hubert Reeves, que c'est grâce aux progrès technologiques et aux hydrocarbures que l'on a pu se passer de l'huile de baleine (et donc, assurer ainsi la survie des cétacés), c'est proprement insoutenable et impossible.

Idolâtrie

Je sais bien que je commets un crime de lèse-gourou (comme le crime de lèse-majesté d'autrefois) en ayant l'impudence de ne pas me joindre à la foule des adulateurs du patriarche Reeves. Mais, que voulez-vous, je ne peux pas souffrir les gourous. D'où qu'ils viennent. Et quel que soit le créneau de leur apostolat.

L'idolâtrie me répugne. Et le monde ne se rend pas compte qu'Hubert Reeves a, depuis longtemps, quitté l'univers rationnel de la science pour entrer dans celui de la nouvelle religion contemporaine, un mélange de culte de la Nature et de haine de l'humanité, le tout à saveur apocalyptique.


27 mars 2009

The devalued Prime Minister of a devalued government Économie En Vidéos Europe Récession

Daniel Hannan est un député conservateur britannique au parlement européen. Le voici éviscérant les politiques économiques de Gordon Brown, le premier ministre britannique.

« You cannot spend your way out of recession or borrow your way out of debt. »

Daniel Hannan aurait pu faire le même discours à tous les chefs d'État de la planète qui sont assez stupides pour croire aux dogmes keynésien.


27 mars 2009

Acheter, c’est voter Canada Coup de gueule Économie Gauchistan Récession

Radio-CanadaRadio-Canada manque d'argent.  Que fait un organisme gouvernemental incapable de boucler son budget ?

Tel un vautour, cet organisme se met à rôder autour de mon portefeuille en espérant faire main basse sur son contenu…  En ce qui me concerne, donner de l'argent à Radio-Canada revient à payer pour subir un endoctrinement gauchiste.  Thanks but no thanks, la droite est tannée de payer des taxes pour que des "zélites" bien-pensantes puissent la ridiculiser.

Mais la gauche n'est pas prête à laisser mourir leur "pravda".  Marc Cassivi nous raconte dans La Presse que chaque citoyen britannique paie 124$ par année pour la BBC et que les Français sont délestés de 77$ par année pour faire vivre France Télévision.  Au Canada, il nous en coûte 34$ annuellement, 34$ de trop, pour entendre Guy A Lepage et ses sbires diaboliser la droite.  Le message de Marc Cassivi: le gouvernement canadien devrait être moins pingre et augmenter le "BS" de Radio-Canada.

J'ai une idée…

Au lieu de demander au gouvernement de rançonner le salaire de tous les Canadiens pour que Radio-Canada puisse poursuivre son programme de ré-éducation politique, pourquoi la société d'État ne demanderait-elle pas directement à son auditoire de faire un don à la station ?

Ainsi, ceux qui n'aiment pas ne seront pas obligés de payer et ceux qui aiment pourront contribuer directement.

Qu'on laisse les gens voter avec leur portefeuille, on verra bien quel est le véritable attachement des Canadiens pour leur diffuseur national.


27 mars 2009

Dites non à la drogue Économie États-Unis Récession

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Banks are now eager to repay TARP
The Charlotte Observer

Many that have taken government money are dismayed by changing rules and public outrage.

For relatively strong banks, doing business with the government may be more trouble than it’s worth.

Banks are publicly declaring their intent to pay back loans from the Troubled Asset Relief Program, or TARP, as quickly as they can. They range from Charlotte-based Bank of America Corp., which is the country’s biggest bank, to tiny Iberiabank Corp. in Lafayette, La.

The banks complain about the rules that the U.S. Treasury keeps imposing on them retroactively, sometimes in ways that seem arbitrary or driven by constituents’ anger.

Some say they never needed the money but were cajoled into taking it by the Treasury, which wanted a show of industry support for its program.

“Congress has shown its hand – and that hand is both manipulative and actively malevolent,” said Nancy Bush, an analyst at NAB Research. Bush recommends that banks repay their TARP loans as quickly as possible, then “never, ever sign an agreement with the U.S. government again.”


26 mars 2009

Libre ! États-Unis Hétu Watch Philosophie

PropagandeDurant la dernière campagne électorale aux États-Unis, la gauche a vomi sur Sarah Palin en la caricaturant comme une dangereuse bigote, fasciste et ultra-religieuse prête à tout pour imposer ses valeurs morales.  L'émission "Family Guy" a même poussé le bouchon en associant Sarah Palin au parti nazi.

Par contre, une étude récemment publiée par l'Université George Mason montre l'Alaska, dirigé par Sarah Palin, se classe au tout premier rang pour la protection des libertés civiles aux États-Unis.  Par exemple, l'Alaska a légalisé la possession de petites quantités de marijuana et a reconnu les unions entre conjoints de même sexe.

Mais ça, Patrick Lagacé ou Richard Hétu n'en parleront jamais. M'enfin, si un journaliste désire simplement être populaire, il est plus rentable de surfer sur des idées reçues que de challenger la pensée unique.

H/T: Martin

Source:
Mercatus Center
Freedom in the 50 States: An Index of Personal and Economic Freedom


26 mars 2009

Quand l’État réglemente (V) Économie En Vidéos États-Unis Récession

Depuis le début du mois de mars, j'ai montré que la déréglementation dont parlent les médias est un mythe (ici, ici & ici). J'ai aussi fait la démonstration que la crise actuelle a été causée par l'intervention du gouvernement dans le marché immobilier (ici, ici, ici & ici)

Voici un petit vidéo de 7 minutes produit par le "Center for Freedom and Prosperity Foundation" qui fait une synthèse de plusieurs arguments que j'ai avancés depuis quelques semaines.  À voir absolument !

People willing to trade their [economic] freedom for security deserve neither and will lose both.


26 mars 2009

L’encre rouge Économie En Chiffres En Images États-Unis Hétu Watch Récession

La gauche s'est souvent moquée, non sans raison, des déficits monstres de l'Administration Bush (ici & ici).  Reste à savoir si cette gauche fera preuve du même esprit critique avec l'Administration Obama.

Voici à quoi ont ressemblé les déficits de George Bush et à quoi ressembleront les déficits de Barack Obama.  Les projections sont basées sur le budget déposé par la Maison-Blanche en février dernier.

Barack Obama
Le Congressional Budget Office (CBO) est une agence gouvernementale non-partisane chargée de la vérification des budgets.

Ceux qui ont suivi l'actualité politique aux États-Unis cette semaine se régaleront de la caricature suivante:

Barack Obama
Investor's Business Daily

Sources:
Congressional Budget Office / Office of Management and Budget
A Preliminary Analysis of the President’s Budget / A New Era of Responsibility