Antagoniste


17 mars 2009

Quand l’État déréglemente Économie États-Unis Récession

Financial Accounting Standards Board

Comment peut-on expliquer la reprise du marché boursier la semaine dernière ?

Entre autres par une annonce du Financial Accounting Standards Board qui a signifié son intention de déréglementer les règles de comptabilités des banques. Cette déréglementation donnera plus de souplesse aux banques dans l'évaluation de leurs actifs.

Rappelons que la comptabilité des entreprises avait été sévèrement réglementée en au début des années 2000 suite à la faillite d'Enron.

La réglementation n'est pas la solution à nos problèmes. La réglementation est le problème.


17 mars 2009

Quand l’État réglemente (II) Économie En Chiffres États-Unis Récession

La semaine dernière nous avons vu que la déréglementation, qui a été désignée par les médias comme étant responsable de la crise, n’est qu’un mythe (ici, ici & ici). Cette semaine nous verrons que c’est plutôt la réglementation qui a amené le système financier américain au bord du gouffre.

Depuis le début des années 90, le gouvernement américain a adopté ou appliqué agressivement un nombre important de réglementation pour forcer les institutions financières à augmenter l'offre de crédit hypothécaire.  Parmi ces régulations, on compte le Equal Credit Opportunity Act, le Fair Housing Act et le Community Reinvestment Act.  Toutes ces régulations ont été adoptées sous le couvert de la lutte contre la discrimination.

Voici un extrait d’un guide, préparé par la Réserve Fédérale en 1992 à l’intention des banques.  Ce guide rappelle aux banques qu'elles doivent se conformer aux réglementations anti-discrimination sans quoi elles seront poursuivies.  Voici comment la Réserve Fédérale explique sa démarche:

Federal Reserve

« The Federal Reserve Bank of Boston wants to be helpful to lenders as they work to close the mortgage gap [higher rejection rate for minorities]. For this publication, we have gathered recommendations on “best practice” from lending institutions and consumer groups. With their help, we have developed a comprehensive program for lenders who seek to ensure that all loan applicants are treated fairly and to expand their markets to reach a more diverse customer base. »

La Réserve Fédérale constate que les minorités ont un accès moins grand au crédit que le groupe majoritaire.  Par conséquent, cette dernière exige que l'écart dans l'attribution du crédit entre les mieux nantis et les moins nantis soit réduit.  Autrement dit, la Réserve Fédérale demande aux banques d'augmenter quantité de prêts hypothécaires en prêtant à ceux qui normalement sont refusés.

Pour les organismes de réglementation, si un groupe est moins susceptible d'avoir accès à un prêt hypothécaire, ce n'est pas une question de solvabilité, mais de discrimination.  Pourtant, étant donné la féroce compétition qui existe dans le monde de la finance, on imagine mal comment une banque refuserait de faire un prêt qui lui serait profitable uniquement pour le plaisir de discriminer un groupe minoritaire.  Faire de la discrimination en refusant de prêter à des gens qui sont solvables priverait la banque de profits qui pourraient se retrouver chez son compétiteur.

On se rend rapidement compte que les lois "anti-discriminations" n’ont pas pour conséquence la réparation d'une injustice, mais plutôt l'obligation pour les banques d'accorder des prêts à des gens avec une mauvaise cote de crédit.

Voici comment le comportement de la Réserve Fédéral se traduit dans la réalité:

Subprime

Source:
Federal Reserve
The 2006 HMDA Data


17 mars 2009

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (10-16 mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Guy Carbonneau passe devant tout le monde

S’échangeant la pôle position depuis un mois, la Caisse de dépôt, la crise financière et les difficultés du Canadien de Montréal ont cette fois cédé la première place au congédiement de Guy Carbonneau qui a obtenu un poids médias de 5,78 %.

La nomination de Michael Sabia, la sortie publique d’Henri-Paul Rousseau et de Monique Jérôme-Forget ont occupé 4,22 % des nouvelles pour octroyer le second rang à la Caisse de dépôt.

Première au Canada anglais avec 4,17 %, la crise financière a terminé la semaine avec 2,58 %.

Soulignons par ailleurs que le poids médias de la météo connaît actuellement une baisse de 67 % comparativement à 2008.

Les recherches pour trouver David Fortin ont généré un volume de 1,21 %.

Les débordements de la manifestation du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) ont occupé 0,65 % de l’actualité.  Si la nouvelle a obtenu une certaine couverture dans l’ensemble du pays, la presse étrangère n’y a accordé que peu d’intérêt.

En terminant, les nombreux incidents violents survenus à Vancouver et liés aux gangs de rue ont occupé le 5e rang des nouvelles les plus citées au Canada anglais.  Au Québec, il faut dresser un top 10 000 pour trouver des mentions.

Top 5 de l'actualité canadienne:

  • Crise économique: 4,17 %
  • 2009 Brier – Champion canadien de curling masculin: 1,17 %
  • Présence canadienne en Afghanistan: 1,13 %
  • Jeux olympiques de 2010: 1,12 %
  • Violence à Vancouver – Gangs de rue: 0,43 %

Source:
Influence Communication
Influence Communication


17 mars 2009

Le nouveau mal Israël Moyen-Orient Revue de presse

Los Angeles Times

Is anti-Zionism hate?
Los Angeles Times

Yes. It is more dangerous than anti-Semitism, threatening lives and peace in the Middle East.

First, anti-Zionism targets the most vulnerable part of the Jewish people, namely, the Jewish population of Israel, whose physical safety and personal dignity depend crucially on maintaining Israel’s sovereignty. Put bluntly, the anti-Zionist plan to do away with Israel condemns 5 1/2 million human beings, mostly refugees or children of refugees, to eternal defenselessness in a region where genocidal designs are not uncommon.

Secondly, modern society has developed antibodies against anti-Semitism but not against anti-Zionism. Today, anti-Semitic stereotypes evoke revulsion in most people of conscience, while anti-Zionist rhetoric has become a mark of academic sophistication and social acceptance in certain extreme yet vocal circles of U.S. academia and media elite. Anti-Zionism disguises itself in the cloak of political debate, exempt from sensitivities and rules of civility that govern inter-religious discourse, to attack the most cherished symbol of Jewish identity.

Finally, anti-Zionist rhetoric is a stab in the back to the Israeli peace camp, which overwhelmingly stands for a two-state solution.

It is anti-Zionism, then, not anti-Semitism that poses a more dangerous threat to lives, historical justice and the prospects of peace in the Middle East.