Pascal Salin

René Vézina, Pierre Duhamel, Gérald Fillion et André Pratte bêlent tous à l'unisson avec le reste du troupeau: il faut réglementer le capitalisme pour éviter que surviennent de nouvelles crises. Le problème? L'intelligentsia de l'économie québécoise semble ignorer ce qu'est le capitalisme. Pour éclairer leur lanterne, voici une citation de Pascal Salin:

"C'est à tort, en effet, que l'on compare le capitalisme existant à une situation purement idéale où il n'y aurait jamais d'erreur de gestion, jamais de dissimulation comptable, jamais de faillite, jamais de licenciements, jamais de baisse de valeur des actifs. Car l'erreur est humaine, elle est nécessairement présente dans toute organisation sociale et elle est bien souvent un élément essentiel de tout processus d'apprentissage. Ne poursuivons donc pas la chimère d'un monde idéal sans problème, mais demandons-nous plutôt quel est le système qui donne le plus de chances à tous de poursuivre efficacement leurs propres objectifs. La réponse est simple: c'est le capitalisme, car il repose – plus que tout autre – sur la discipline de la responsabilité individuelle, parce que l'erreur y est sanctionnée et parce qu'il incite à la création de connaissances (éventuellement à partir des leçons tirées des erreurs)."