Plaines d'AbrahamPierre Falardeau n'est pas content.  De la reconstitution de la bataille sur les Plaines d'Abraham, il a dit que c'était une "fête" organisée pour que les Américains et les Anglais puissent venir jouer au "cowboy" tout en ridiculisant les francophones.  Du même souffle, il a ajouté que les Américains ne commémoraient jamais leurs défaites militaires.

Durant la guerre civile aux États-Unis, le "Nord" a combattu le "Sud" pour les empêcher d'obtenir leur indépendance; un affrontement qui a fait plus de 600 000 morts. Pourtant, cela n'empêche pas les Américains de faire des reconstitutions historiques de cette guerre et ces reconstitutions se font aussi dans le "Sud" qui a pourtant été vaincu.

Les Américains ont aussi fait une reconstitution de la bataille de Monongahela (Guerre de 7 ans), qui s'était soldée par une victoire éclatante des Français tout comme ils ont fait des reconstitutions de la Bataille de "Prairie du Chien" durant laquelle les forces canado-britanniques ont écrasé les Américains (Guerre de 1812).

Pierre Falardeau représente bien le nationaliste québécois typique: une personne à l'ego fragile doublée d'un sentiment d'infériorité chronique qui se complait dans le rôle de l'éternelle victime.  Ces gens s'imaginent que les Anglais complotent jour et nuit contre les francophones.

Si aux États-Unis les reconstitutions militaires sont si populaires, c'est justement parce que les Américains ne sont pas affligés par ce sentiment d'infériorité.  Ils sont donc capables de revivre leur histoire sans que le tout vire au drame.