Antagoniste


26 janvier 2009

Monde parallèle Canada Coup de gueule En Images

Vous doutez de l'antipathie de Radio-Canada envers Stephen Harper ?  Voyez la manchette qu'on pouvait lire sur leur site dimanche après-midi:

Radio-Canada

Bien que la critique soit pleinement justifiée, il n'est pas faux de dire que Stephen Harper se comporte exactement comme si l'argent tombait du ciel; il est plutôt ironique de voir un réseau défendant le keynésianisme, dénoncer l'agenda keynésien de Stephen Harper.

Pour Radio-Canada, le principal problème avec le budget de Stephen Harper, ce n'est pas son contenu, mais plutôt son auteur. Voici quelle aurait été la manchette de Radio-Canada si le même Budget avait été écrit par le Parti Libéral:

Radio-Canada

Harper a trahi sa base politique en pensant se faire des amis à gauche. L'ADQ a aussi utilisé cette tactique, avec les résultats que l'on connaît: la gauche est resté hostile à l'ADQ et la droite a tourné le dos à Mario Dumont.


26 janvier 2009

L’épargne Coup de gueule Économie En Citations Philosophie Récession

Ayn Rand

À tous ces keynésiens qui font de l’épargne un mal qu’il faut éradiquer, je dédie cette citation d’Ayn Rand:

« Consumption is the final, not the efficient, cause of production. The efficient cause is savings, which can be said to represent the opposite of consumption: they represent unconsumed goods. Consumption is the end of production, and a dead end, as far as the productive process is concerned. The worker who produces so little that he consumes everything he earns, carries his own weight economically, but contributes nothing to future production. The worker who has a modest savings account, and the millionaire who invests a fortune (and all the men in between), are those who finance the future. The man who consumes without producing is a parasite, whether he is a welfare recipient or a rich playboy. »


26 janvier 2009

L’erreur japonaise Économie En Chiffres International Récession

Au moment où le Canada et le reste du monde s'imaginent qu'on pourra relancer l'économie à coup de déficit, il serait bon de se rappeler ce qui est arrivé au Japon durant la "lost decade".

En 1990 au Japon, la bulle immobilière a crevé pour créer, comme aux États-Unis, une crise financière.  Réaction du gouvernement japonais: mise en application de la doctrine keynésienne c.-à-d. une explosion des dépenses gouvernementales (et la création de déficits monstres) pour relancer l'économie.

Le résultat ?

Keynésianisme

Depuis le début des années 90, la dette du Japon a augmenté de 190%, mais le PIB a eu une croissance anémique de 1,2%.

Voilà où mène le keynésianisme: une dette incontrôlable et un PIB qui stagne.

Source:
Fond Monétaire Internationale
World Economic Outlook Database


26 janvier 2009

Le mauvais goût de Rima Elkouri Gauchistan Israël Palestine Québec Terrorisme

« Faut-il maîtriser la langue du Coran pour saisir la signification d’hommes cagoulés brandissant le drapeau du Hezbollah aux côtés de bannières syndicales ? »

Comité Québec-Israël
Des débordements haineux
Par Luciano G. Del Negro (Directeur général)

La chroniqueuse de La Presse, Rima Elkouri, accusait le 18 janvier dernier le Comité Québec-Israël de « terrorisme intellectuel » pour avoir dénoncé les slogans haineux scandés lors de la manifestation anti-Israël du 10 janvier 2009 organisée par une coalition comprenant des syndicats, des ONG et Québec Solidaire. La Presse publie aujourd’hui notre réplique abrégée. Ce qui suit est la version intégrale de notre réplique. Une précision : contrairement à la réaction stéréotypée de Mme Elkouri à notre réplique, le directeur général du Comité Québec-Israël n’est pas juif.

Le Comité Québec-Israël (CQI) a exposé la semaine dernière les nombreuses expressions antisémites et d’allégeance à des organisations terroristes vociférées lors des manifestations anti-Israël qui ont eu lieu à Montréal depuis le 27 décembre dernier, y compris la manifestation du 10 janvier dernier organisée par la Coalition pour la justice et la paix en Palestine (CJPP), qui regroupe des syndicats, des ONG, Québec Solidaire et des associations islamistes.

Ceci nous a valu d’être assignés au banc des accusés pour « terrorisme intellectuel » et « rhétorique guerrière » par la chroniqueuse de La Presse, Madame Rima Elkouri (18 janvier 2009). Si Madame Elkouri juge ces « écarts de conduite », comme nous, « indignes de Montréal », elle se méprend lorsqu’elle avance que les lacunes linguistiques des organisateurs les absolvent de toute responsabilité pour la transformation du centre-ville de Montréal en banlieue du Hamastan.

Ce serait, certes, faire preuve de mauvaise foi que d’attendre de la présidente de la CSN, Madame Claudette Carbonneau, qu’elle comprenne les slogans scandés en arabe faisant l’apologie des martyrs pour la cause du djihad ou prêtant allégeance au Hezbollah. Ou les appels au sacrifice de « notre sang et notre âme pour la mosquée d’al Aqsa », les invocations pour le retour de l’armée de Mahomet et l’éradication des Juifs, ou ces jeunes hommes brûlant et piétinant des drapeaux d’Israël tout en scandant « Les Juifs sont nos chiens ! ».

Mais faut-il que Madame Carbonneau et ses camarades maîtrisent la langue du Coran pour saisir toutes les nuances des « Intifada ! Intifada ! » scandés sous leurs yeux par des « manifestants » agitant des portraits de dirigeants du Hamas et du Hezbollah ou la signification d’hommes cagoulés brandissant le drapeau du Hezbollah aux côtés de bannières syndicales ?

C’est en français que Madame Lorraine Guay, membre de la CJPP, a donné le coup d’envoi à la manifestation du 10 janvier en comparant la situation des Gazaouis à celle du ghetto de Varsovie. Ce parallèle grossier et factieux n’est pas étranger à Madame Elkouri qui fut la première à y faire élogieusement écho dans une chronique récente qui s’extasiait devant des militants qui comparaient les amis d’Israël aux complices passifs des nazis. Et on nous accuse de « terrorisme intellectuel » ! Si la nazification d’Israël ne surprend guère de la part de Madame Guay, auteure du récent brûlot « Israël ne se défend pas, il extermine », qu’on ait au moins la décence de ne pas s’étonner si de nombreux manifestants y auront vu une caution pour leurs odieux slogans « Israël nazi ! » et « Israël assassin ! ».

Si les syndicats, les ONG et Québec Solidaire ne peuvent être tenus directement responsables des gestes haineux particuliers posés lors de la manifestation, leurs années de rhétorique incendiaire et d’agitation contre Israël, tout comme leurs choix d’alliés, ont préparé un terrain fertile aux débordements haineux qui invite les sympathisants du Hamas et du Hezbollah à joindre leurs rangs.

La CJPP doit assumer son choix de faire cause commune avec des associations islamistes qui ont légitimé les attentats contre tout civil israélien adulte, se targuent de vouloir établir au Canada l’islam des Frères musulmans (dont est issu le Hamas) ou commémorent les « martyrs de la résistance libanaise ». Nul besoin d’être un ami d’Israël pour comprendre qu’une telle coalition garantissait une répétition des manifestations pro-Hezbollah de l’été 2006.

La CJPP est engagée depuis des années dans une virulente campagne de diffamation appelant au boycott du régime d’ « apartheid israélien ». La CSN promeut le boycott d’Israël, mais exigeait en 2006 que le Canada soutienne le gouvernement palestinien dirigé par le Hamas. D’autres membres de la CJPP, comme la FNEEQ-CSN, n’hésitent guère à promouvoir le boycott universitaire d’Israël sur les campus du Québec avec le groupe d’activistes canado-libanais Tadamon qui milite ouvertement en faveur de la réhabilitation du Hezbollah au Canada.

L’agitation anti-israélienne de la CJPP est son droit inaliénable et nous ne le lui disputons pas. Mais la CJPP ne peut semer le vent et refuser de récolter la tempête lorsque des éléments tributaires d’idéologies radicales se joignent à sa campagne de réprobation d’Israël dans l’indifférence générale. Attendre de la part d’éminents acteurs de la société civile qu’ils manifestent dans le respect des normes civiques du Québec transcende les sympathies des uns et des autres envers les protagonistes du conflit israélo-arabe.