MédiasQuand Israël a décidé d'intervenir militairement à Gaza, parce que ses citoyens ne supportaient plus de recevoir des roquettes sur la tête, Patrick Lagacé a demandé à son employeur s'il pouvait aller couvrir le conflit sur place.

Depuis 2003 au Darfour, on assiste à un véritable génocide: plus de 300 000 morts et 2 millions de déplacés.  Pourtant, Patrick Lagacé n'a jamais exprimé l'intention de se déplacer pour couvrir ce conflit.  Depuis qu'il travaille pour La Presse, Patrick Lagacé n'a écrit aucun article sur le Darfour, mais il a parlé à 8 reprises de Gaza.

Pourquoi ?

Parce que les Palestiniens ont le monopole de la souffrance.  Un terroriste du Hamas attire plus de sympathie qu'un Africain qui se fait génocider.  Parce que les Québécois aiment bien casser du sucre sur le dos des Israéliens.  Si des gens souffrent et qu'on ne peut pas blâmer un juif, ça ne vend pas de copies.

Bref, le journalisme est devenu un concours de popularité.  Plutôt que d'informer la population, les journalistes préfèrent dire ce que les gens veulent entendre.  Il est plus facile de surfer sur les idées reçues que de challenger la pensée unique.

Conséquence: les médias diabolisent Israël qui se défend sur le champ de bataille choisi par ses ennemis et ils ferment les yeux sur les véritables génocides.