Le 23 juillet 2007, j'avais écrit un billet intitulé "Deux poids, deux mesures" à propos de la situation au Liban.  Je reprends ce billet qui demeure toujours d'actualité en regard de la situation à Gaza:

Nahr al-BaredL'été dernier, les médias se sont déchaînés contre Israël, on a accusé ad nauseam le gouvernement Olmert d'avoir utilisé une force disproportionnée pour combattre le Hezbollah. Des groupes humanitaires, comme Amnesty International, ont même qualifié de "crime de guerre" la destruction d'infrastructures civiles.

Cet été, l'armée libanaise a décidé d'envahir le camp palestinien de Nahr al-Bared avec l'intention de déloger les militants islamistes s'y trouvant. Résultat des courses: le camp de Nahr al-Bared, abritant 40 000 Palestiniens, a été complètement détruit pour venir à bout d'une centaine de militants du Fatah al-Islam.

Mais à la différence de l'été dernier, aucun média n'a déchiré sa chemise et aucun groupe humanitaire n'a endossé le rôle de "pleureuse" pour parler de "crime de guerre".

Morale de l'histoire: si l’on ne peut imputer la souffrance d'une personne à Israël où aux États-Unis, les gens s'en fichent.