Antagoniste


31 janvier 2009

Vendre son âme au diable Canada Coup de gueule Économie Gauchistan Récession

"Une question s'impose: d'où vient l'argent dépensé par l'État? Est-ce le Père Noël qui lui en fait cadeau? Est-ce un don céleste?"

Journal de Montréal
Le budget du déshonneur
Par Nathalie Elgrably-Lévy

Stephen HarperLe budget déposé mardi par Ottawa a été concocté, nous dit-on, de manière à relancer l'économie. La vérité, c'est qu'il a été conçu dans l'espoir de sauver le gouvernement conservateur des griffes de ceux qui réclament depuis des mois un plan de relance d'envergure. Stephen Harper a renié ses croyances pour satisfaire sa soif du pouvoir. Il a agi par opportunisme plutôt que par conviction, mais le tour de charme a échoué. Il a perdu des partisans, mais compte toujours autant de détracteurs qui, comme on pouvait s'y attendre, lui reprochent maintenant de ne pas en faire suffisamment!

On entend partout que l'État doit injecter des sommes massives pour encourager la production et relancer la consommation. Un économiste de la Banque TD a même déclaré qu'il faudrait dépenser 85 milliards pour éliminer tout fléchissement de l'économie. Mais avant d'adhérer aveuglément à cette théorie, une question s'impose: d'où vient l'argent dépensé par l'État? Est-ce le Père Noël qui lui en fait cadeau? Est-ce un don céleste?

Si ce n'est pas le cas, cela signifie que pour «injecter» un dollar, Ottawa doit taxer les contribuables, ou emprunter. Comme il nous a gentiment accordé des réductions d'impôts, il est contraint d'emprunter pour financer ses déficits. Par conséquent, les dépenses publiques ne font que remplacer celles des individus. On substitue les dépenses de la main droite à celles de la main gauche. Il y a redistribution, mais aucune création de richesses. Prétendre le contraire, c'est vendre un rêve!

Toutefois, l'économie, c'est comme un jeu de dominos. On en fait tomber un, et on déclenche une réaction en chaîne. Les dépenses publiques exercent donc un impact bien réel sur l'économie, mais pas nécessairement celui qu'on imagine. De nombreuses études, dont celles de R. Barro de l'université Harvard, ont d'ailleurs démontré que, loin de relancer l'économie, la hausse des dépenses gouvernementales compromet la croissance économique future!

Pourquoi? Simplement parce que l'augmentation de notre niveau de vie est tributaire des améliorations de la productivité. Aucun économiste digne de ce nom ne peut prétendre le contraire. Quant à la productivité, elle est fonction de nos investissements en capital physique productif, c'est-à-dire en machinerie, en équipement, etc. Or, pour investir, il faut emprunter. Comme les fonds disponibles ne sont pas infinis, chaque dollar qu'Ottawa emprunte pour payer l'«épicerie», c'est un dollar qui n'est plus disponible pour financer des investissements productifs. Notre productivité augmente lentement, et notre niveau de vie dans le futur est compromis. C'est dommage, mais c'est la réalité! Quant aux dépenses en infrastructures, elles ne débuteront pas avant plusieurs mois. D'ici là, nous seront probablement déjà sorti de la récession!

Le plus ironique, c'est que le budget est non seulement lamentable du point de vue économique, mais également suicidaire du point de vue politique. Peut-être permettra-t-il à Stephen Harper de rester au pouvoir une année de plus. Mais celui-ci sera cloué au pilori dès que la preuve sera faite que ses initiatives budgétaires nous ont considérablement endettés sans générer la croissance escomptée. On lui reprochera alors tous les troubles économiques, et l'opposition le diabolisera sans scrupules en oubliant que c'est pour la contenter qu'il avait ainsi retourné sa veste.

Stephen Harper réalisera alors que ce sont précisément ses efforts pour rester premier ministre qui permettront aux Libéraux de gagner le pouvoir et d'y rester longtemps. Peut-être comprendra-t-il, certes trop tard, que vendre son âme au diable est un échange duquel on sort toujours perdant!


30 janvier 2009

Destruction créatrice Économie États-Unis

Un reportage, diffusé en 1981, sur l’avenir des journaux diffusés sur ce qui allait devenir l’internet:

La conclusion du reportage est particulièrement hilarante.


30 janvier 2009

Smoot-Hawley redux Canada Économie États-Unis Europe Hétu Watch Mondialisation Récession

Barack Obama

Nous avons eu la querelle du bois d'oeuvre, nous risquons d'avoir celle de l'acier. Le plan de sauvetage de Barack Obama prévoit bloquer les importations d'aciers étrangers aux États-Unis. Rappelons que l'industrie sidérurgique canadienne exporte 40% de sa production au pays de l'Oncle Sam. L'Europe aussi est montée aux barricades pour dénoncer cette mesure.

Pour un président qui voulait redorer l'image des États-Unis, c'est mal parti.

Lorsque des Canadiens perdront leur emploi à cause des politiques de la Maison-Blanche, je me demande si la Obamania va se poursuivre au nord du 49e parallèle.


30 janvier 2009

Honteux ? Coup de gueule Économie États-Unis Hétu Watch Récession

Wall StreetObama juge honteuses les primes versées sur Wall Street au cours de la dernière année.

Mais que dire de l'augmentation de salaire accordée aux politiciens américains il y a quelques semaines ?

Et comme le fait remarquer Vincent Geloso, que dire de l'embauche de lobbyistes du secteur financier par le secrétariat du Trésor des États-Unis ?

Et le comble de la honte: les plans de sauvetage des banques qui prennent l'argent des entreprises responsables pour le donner aux institutions financières négligentes.  Gardons en tête que ces plans de sauvetage sont, fondamentalement, des primes versées aux incompétents (et plus l'incompétence a été grande, plus la prime est grosse).


29 janvier 2009

Déchéance En Vidéos Europe Moyen-Orient Terrorisme

Le gouvernement néerlandais a décidé de poursuivre Geert Wilders, le réalisateur du film "Fitna", pour propagande haineuse.

Réaction lucide du décapant Pat Condell:

La réaction du gouvernement néerlandais est comparable à celle de Rima Elkouri qui a accusé le Comité Québec-Israël de « terrorisme intellectuel » et de « rhétorique guerrière » pour avoir dénoncé les slogans haineux scandés lors d’une manifestation anti-Israël.

Quand dire la vérité devient un crime, c’est un signe que nous venons d’entrer dans une ère de déchéance.


29 janvier 2009

Quand les journalistes s’en mêlent… Coup de gueule Économie États-Unis Récession

Le magazine Times a décidé d'ajouter son grain de sel sur la récession:

Times Magazine
Why We're So Gloomy

"I haven't really been able to sort out exactly why there has been this degree of pessimism."
-George Bush

Well, why are Americans so gloomy, fearful and even panicked about the current economic slump?

"Whining" hardly captures the extent of the gloom Americans feel as the current downturn enters its 14th month. The slump is the longest, if not the deepest, since the Great Depression. Traumatized by layoffs that have cost more than 1.2 million jobs during the slump, U.S. consumers have fallen into their deepest funk in years. "Never in my adult life have I heard more deep- seated feelings of concern," says Howard Allen, retired chairman of Southern California Edison. "Many, many business leaders share this lack of confidence and recognize that we are in real economic trouble." Says University of Michigan economist Paul McCracken: "This is more than just a recession in the conventional sense. What has happened has put the fear of God into people."

U.S. consumers seem suddenly disillusioned with the American Dream of rising prosperity even as capitalism and democracy have consigned the Soviet Union to history's trash heap. "I'm worried if my kids can earn a decent living and buy a house," says Tony Lentini, vice president of public affairs for Mitchell Energy in Houston. "I wonder if this will be the first generation that didn't do better than their parents. There's a genuine feeling that the country has gotten way off track, and neither political party has any answers. Americans don't see any solutions." [...]

The deeper tremors emanate from the kind of change that occurs only once every few decades. America is going through a historic transition from the heedless borrow-and-spend society of the 1980s to one that stresses savings and investment. In the short run, this helped trigger the cyclical recession, which is likely to run its course in the next few months. But when it's over, America will not simply go back to business as usual.

The underlying change in the way American consumers and business leaders think about saving and spending will make the recovery one of the slowest in history and the next decade one of lowered expectations. Many economists agree that the U.S. will face at least several years of very modest growth as consumers and companies work off the vast debt they assumed in the last decade.

So far, though, no reprieve from layoffs is anywhere in sight. Economists say U.S. companies will shed more than 1 million jobs in fields ranging from banking to aerospace, a pace even faster than last year's. "It's become almost like a poker game to see who can cut the most," says employment analyst Lacey. "There's a kind of corporate frenzy."

GM's plans to close 25 plants and cut 74,000 jobs, or 19% of its work force, scarcely addresses such problems as why it takes the company up to a year longer than the Japanese to redesign its cars.

Le problème ?

Cet article n'a pas été écrit en 2008, mais le 13 janvier 1992 !

La récession de 1991-1992 a finalement été l'une des plus courte et modérée de l'histoire des États-Unis.

Morale de l'histoire: les journalistes nous bullshit pour nous faire peur.  Et quand on a peur, il est plus facile de vendre aux gens des plans merdiques de stimulation économique.


29 janvier 2009

Question de même… Canada Économie

Parti Conservateur

Si les libéraux avaient pris le pouvoir avec leur coalition, reléguant ainsi les conservateurs dans l'opposition, est-ce que le déficit dans le budget aurait été aussi gargantuesque ?

J'ai tendance à croire que non. Si le budget avait été écrit par le PLC, je pense que Michael Ignatieff aurait été très prudent à endetter le Canada de peur d'être attaqué sur ce point par les conservateurs lors de la prochaine élection.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les conservateurs auraient probablement été plus utiles et fidèles à leurs idéaux s'ils avaient été dans l'opposition au lieu d'être au pouvoir…


29 janvier 2009

Qui veut faire la bête fait l’ange Gauchistan Québec

Journal de Montréal

Un avantage du lock-out au Journal de Montréal ?

Québec Solitaire, le Parti Québécois et les ministres du Parti Libéral ont annoncé qu'ils n'accorderaient plus d'entrevues à ce quotidien tant et aussi longtemps que le conflit ne sera pas réglé.

Les politiciens auront donc une tribune de moins pour raconter leurs âneries, c'est ce que j'appelle un bénéfice collatéral !


28 janvier 2009

Acharnement thérapeutique Canada Économie En Vidéos États-Unis Récession

Peter Schiff (encore lui) sur le plan de stimulation de Barack Obama:

Remplacez « Barack Obama » par « Stephen Harper » et vous aurez une description de l’économie canadienne.


28 janvier 2009

Ce n’est qu’un début Canada Économie En Citations Récession

Milton Friedman

On nous dit de ne pas nous en faire avec le déficit de 100 milliards des conservateurs parce que les mesures mises de l’avant sont « temporaires ». Citation de Milton Friedman:

« There is nothing so permanent as a temporary government program. »


28 janvier 2009

Trahison Canada Coup de gueule Économie Gauchistan

Et tu, Brute ?

Réaction au budget des conservateurs:

Macleans
Budget ‘09: Tories take a final leap into the void

Say what you like about the Tories: they don’t do things by halves. When they spend, they spend. When they go into debt, they do it $100-billion at a time. And when they decide to put an end to conservatism in Canada — as a philosophy, as a movement—they go out with a bang.

National Post
Here's Harper's unconvincing change of heart

Today's budget will be the final act in a long transformation of Mr. Harper's Conservative party from a policy-driven, principled voice for conservatism to a process-driven electoral machine, intent only on surviving the coming budget vote and winning the next election. [...]

In the life of every ministry, there comes a moment when convictions have been worn down by the constant pressures of power, leaving the government on all sides of every issue, standing for everything and nothing.

Stephen Harper's government may well have reached that point with this budget.

H/T: Western Standard


27 janvier 2009

Quand l’argent pousse dans les arbres Canada Économie En Vidéos États-Unis Récession

Le plan de stimulation d’Obama: bon pour le gouvernement, mauvais pour l’économie:

On pourrait dire exactement la même chose du budget de Stephen Harper


27 janvier 2009

La piquerie des communes Canada Coup de gueule Économie Gauchistan

Stephen Harper

Pour éviter qu'une coalition socialiste prenne le pouvoir à Ottawa, Stephen Harper a eu une idée géniale… il a décidé de devenir un socialiste !

Harper a eu le choix entre ses principes et une limousine, il a choisi la limousine.

Le pouvoir est une drogue et Stephen Harper est devenu un "junkie" qui achète sa dose avec l'argent des contribuables. Une dose de 100 milliards, tel est le prix à payer pour que notre premier ministre puisse avoir son "high".

J'espère pour Stephen Harper que sa conversion lui permettra de gagner des votes à gauche, car il a perdu le mien. Pourquoi voter conservateur si c'est pour se retrouver avec un premier ministre qui gouverne comme un néo-démocrate.


27 janvier 2009

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (20-26 janvier) selon Influence Communication:

Actualité Québécoise

Obama frôle un autre record

Sans surprise, l’investiture de Barack Obama est la nouvelle de la semaine avec un poids astronomique de 18,97 %.  Souvenons-nous que l’investiture a occupé 62,36 % de l’actualité pendant les 24 premières heures, ce qui lui a octroyé le titre de la nouvelle la plus médiatisée en une journée.  Sur 7 jours, elle termine au second rang derrière la tragédie du 11 septembre 2001.

Les nouvelles les plus médiatisées sur 7 jours:

  • Le 11 septembre 2001: 21,32% (sept-01)
  • Investiture de Barack Obama: 18,97% (janv-09)
  • Dépôt du rapport Gomery: 18,43% (nov-05)
  • Élections provinciales: 16,48% (mars-07)
  • Début de la guerre en Irak: 15,45% (mars-03)

Au second rang on trouve les célébrations entourant la partie des étoiles de la Ligue nationale de hockey avec 2,54 %.  L’an dernier, l’événement avait terminé la semaine au 3e rang avec 1,71 %.

Le décret du lock-out au Journal de Montréal a obtenu un poids de 1,63 %.  En avril 2007, le lock-out au Journal de Québec avait occupé 1,24 % des nouvelles.

Le Redbull Crashed Ice qui se tenait à Québec a suscité un volume de 1,44 %.  C’est sur le plan international que l’événement a déçu générant 10 fois moins de couverture qu’en 2008.

Finalement, les médias ont octroyé 1,19 % de leur contenu à la décision de Rio-Tinto de fermer l’usine de Beauharnois.  Étant donné que l’annonce a été rendue publique le même jour que l’investiture de Barack Obama, il y a fort à parier que la couverture médiatique en a été affectée.

Source:
Influence Communication
Influence Communication


26 janvier 2009

Monde parallèle Canada Coup de gueule En Images

Vous doutez de l'antipathie de Radio-Canada envers Stephen Harper ?  Voyez la manchette qu'on pouvait lire sur leur site dimanche après-midi:

Radio-Canada

Bien que la critique soit pleinement justifiée, il n'est pas faux de dire que Stephen Harper se comporte exactement comme si l'argent tombait du ciel; il est plutôt ironique de voir un réseau défendant le keynésianisme, dénoncer l'agenda keynésien de Stephen Harper.

Pour Radio-Canada, le principal problème avec le budget de Stephen Harper, ce n'est pas son contenu, mais plutôt son auteur. Voici quelle aurait été la manchette de Radio-Canada si le même Budget avait été écrit par le Parti Libéral:

Radio-Canada

Harper a trahi sa base politique en pensant se faire des amis à gauche. L'ADQ a aussi utilisé cette tactique, avec les résultats que l'on connaît: la gauche est resté hostile à l'ADQ et la droite a tourné le dos à Mario Dumont.