Voici la convention collective signée entre Ford et l'United Auto Workers (UAW)

10 kilos de contraintes qui sont en train de couler l'industrie automobile.
Voici la convention collective signée entre Ford et l'United Auto Workers (UAW)

10 kilos de contraintes qui sont en train de couler l'industrie automobile.

espèce de sans coeur. Comment peux-tu critiquer de pôvres travailleurs :p
à ce sujet, la chronique d’Elgrably(?) montre bien que les travailleurs sont surpayés
On dit les travailleurs nord-américains surpayés. La solution des entreprises est la délocalisation.
Ce n’est pas du cheap labour pour autant. Au Mexique, un ingénieur chez Bombardier fait 25000 pesos par mois et c’est du cash ça!
Mais qu’est-ce qu’ils feront quand les salaires en Inde et ailleurs seront au même niveau qu’ils l’étaient ici?
À moins qu’ultimement, le résultat soit une meilleure égalité: les travailleurs des pays industrialisés seront plus pauvres, et ceux des pays émergents plus riches.
Attention aux dérives socialistes du néo-libéralisme!
C’est aussi pire que la fonction publique du Québec…
Encore une fois, il faut le répéter: 2 parties signent un contrat, si Ford a tout accepter, c’est leur problème après…
FrancoisD : non, cela devient aussi NOTRE problème quand l’argent de nos taxes vont servir a soutenir cette erreur
Matrix : D’accord avec toi, mais j’ai un peu de problème à voir le Trésor (US ou CA) récompenser une entreprise pour son incompétence.
Elle devrait faire une chronique sur les salaires des dirigeants et membres du C.A. Meme le qualificatif « surpayé » ne rendrait pas justice à leurs salaire. Le terme « indecent » serait plus approprié.
Quant à moi j’ai un énorme problème à voir l’État récompenser une compagnie pour son incompétence.
Tout juste, c’est LEUR problème. Ce ne devrait pas être celui du contribuable. Qu’ils s’arrangent avec. Ça s’appelle « chapter 11″.
Autre raison pour laquelle ils devraient tous déclarer faillite plutôt que de têter les mamelles de l’État.
Toyota pourrait accuser une perte de 1,1 milliard de dollars au 2e semestre
[ 13/12/08 - 17H43 - AFP ]
Ça va pas fort pour les japonais non plus…
http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/cousineau/?p=588
Et voila. Me semble que c’est simple il faut etre 2 pour danser. Et si la compagnie et ses dirigeant n’est pas capable respecter sa signature, un contrat en bon et du forme elle ne merite pas mieux que de fermer.
David je vais me faire l’avocat du Diable.
Pourquoi tu mets la faute sur le syndicat pour l’epaisseur de la convention? Est-ce que la parti patronale pourrait en etre egalement responsable en introduisant des milliers de clauses d’exception et de clauses echappatoire?
Tabarnac, j’en ai craché mon coke diet!
C’est encore pire que la convention collective chromée des cols bleus de Québec.
Radisson: Il y a quelques mois déjà, J’écoutais une émission sur les automobiles et un commentateur a laisser échapper une phrase qui m’a frapper. Il a dit que le marché automobile japonais était sur saturé et que tout les constructeurs Japonais dépendaient du marché américains pour faire des profits. Cette crise est excellente pour cette raison: Il m’apparait que les programmes sociaux de tout les pays de l’ouest, Europe, Japon, Canada, etc… sont financé par la consommation (i.e.: l’économie) américaine. On va voir combien de temps la sociale démocratie va résister a la crise qui s’en vient. On va bien rigoler… JAUNE!!!
Non, moi je préférerais que la crise passe vite et ne fasse pas trop de dommages. Tant de mon coté personnel (je suis pas maso), que du côté de la société: une crise majeure favoriserait la gauche (i.e.: New Deal)
@ Solon
Partiellement. L’autre part vient du fait que les É-U s’occupent de la défense de tous leurs alliés. Imaginez le budget militaire qu’on aurait eu ici pendant la guerre froide si les É-U avaient joué la carte isolationniste et s’était limité seulement à leur défense…
Tout l’argent qu’on a économisé sur les porte-avions et les sous-marins nucléaires ont financé notre système de santé socialiste.
Pour l’industrie automobile japonaise l’effet de la Crise économique va être et est déjà très dure. Mais l’avantage qu’ils ont est:
1- Qu’au Japon les cies japonaises n’ont pas à soutenir les charges sociales (assureance maladie) que les cies américaines ont à assumer
2- Qu’au moment de leur implantation aux USA et où l’industrie automobile était en bonne santé leurs usines ont profité de grosses subventions des États pour leur installation. De plus ils ont négocié des conventions collectives moins généreuses et surtout plus souples avec leur travailleur. Mais surtout ils n’ont pas à supporter aujourd’hui une masse d’ex travailleurs à la retraite (licenciements anticipés lors de fermetures d’usines, retraite, etc…).
3- De plus une cie comme GM a fait des investissements très importants dans le renouvellement de sa gamme de voiture (la Volt qu’elle s’apprêtait entre à lancer). d’autre part sa cie de financement (GMAC dont elle est encore actionnaire à 49%) a de plus été indiretement atteinte pas l’effondrement de l’immobilier.La crise arrive donc pour elle à un bien mauvais moment alors que ses liquidités sont très basses. C’est aussi un peu le cas de Ford qui a été frappé de plein fouet pas la hausse des prix pétroliers car c’était un gros producteur de camionnette et camions. Quant à Chrysler c’était déjà une cie en difficulté avant même l’arrivée de la crise.
En gros, les problèmes de GM et de Ford sont d’abord et avant tout conjoncturels.
La faillitte serait-elle une bonne chose?
Pour les cies peut-être. Mais qui va prendre en charge les assurances maladies de 2 millions de travailleurs ou ex travailleurs qui dans un tel cas vont s’en retrouver dépourvus?
Où de l’effet dévastateur sur l’économie américaine et mondiale de la mise à pied d’un telle masse de travailleurs?
En d’autre terme il est impensable de laisser couler GM ou Ford (Chrysler c’est autre chose) parce qu’une conjoncture mauvaise et imprévisible de l’économie mondiale change profondément le portait!
Sans parler des conséquences très négatives pour le Canada (seule l’industrie de l’auto américaine donne de l’emploi au Canada). Juste au Québec GM donne de milliers d’emplois.
Que Honda ou Toyota crève ça ne nous ferait pas un pli sur la différence car ils ne font que syphonner l’argent des canadiens et des québécois, sauf évidemment les « petits cadeaux » qui pleuvent sur les « z’amis » journalistes et politiciens pour avoir une bonne presse et surtout des subventions de l’État (Toyota et Honda avec ses hybrides).
Alors souhaiter la chute des GM, Ford ou Chrysler c’est faire preuve d’un masochisme accompli!
Ils ne doivent pas être punis parce que l’assurance maladie (entre autre) de leurs compétiteurs (Asie et Europe)est prise en charge par les États respectifs de leurs compétiteurs ce qui dans le fond est comme forme de subventions!
En enfin ce n’est pas une subvention qu’ils demandent, mais un prêt!
Je m’interroge donc un peu sur les réelles motivations des sénateurs qui s’opposent à ce soutine. Est-ce vraiment les intérêts qui contribuables américains qui les inquiètent…ou autre chose???
Mais à la fin de l’exercice il faudra envisager de subventionner directement les cies américaines afin d’équilibrer les choses avec la compétition asiatique.
Honda et Toyota syphonne l’argent des canadiens ??
de quoi tu parles ??
en passant GM et Ford était déjà dans grosse misère avant même le debut de la crise. Ils méritent ce qui leur arrive.
Faudrait peut-être réfléchir avant d’envoyer des volées de bois vert aux dirigeants…
Vous savez comme moi comment les dirigeants auraient été crucifiés s’ils avaient choisi TOUTE autre option que celle de se plier aux volontées des syndicats. Ils auraient eu non seulement de la pression de toute part mais leurs têtes aussi seraient tombées. Dans ces conditions, c’est carrément lâche de mettre la faute finale sur le patronat.
Le problème c’est la société dans son ensemble qui a tout permis aux syndicats. Les dirigeants n’avaient PAS d’autres choix que se plier et c’est ce qu’ils ont fait avec les résultats inévitables que ça donne maintenant. Asteur, ils essaient toujours de faire leurs jobs et de sauver leurs compagnies, c’est pas eux qu’il faut blâmer, c’est les politiciens qui essaient encore de sauver le modèle socialo-syndicaliste.
Que le premier d’entre-vous qui aurait été prêt à sacrifier sa carrière (et peut-être sa vie… connaisant les syndicaleux) pour le salut de l’économie future lève sa main et continue à critiquer les dirigeants.
Regardez juste la marde que Labeaume a avec ses moineaux pour moins que ça. Ensuite multipliez par 50 et par 3 encore.
Casey
J’ai déjà travaillé pour une compagnie américaine installée à Montréal et syndiquée mur à mur par la puissante CSN.
La direction ne voulait pas renégocier la convention selon les demandes syndicales alors on a fait un Lock out.
Après quelques semaines les employés sont revenus travailler à des conditions moindres que ce qu’on leur offrait avant le conflit.
Les dirigeants sont toujours en poste et leur tête n’est pas tombée. Quand la volonté politique vient du sommet de la pyramide et que cette volonté est inébranlable, les syndicats sont démunis.
C’est faux de dire que les dirigeants n’avaient pas d’autre choix. Ils avaient le choix de se tenir debout et de se rendre impopulaire mais de se montrer bon gestionnaires.
Ils ont plutôt choisi la facilité de la concession et du laisser-faire. Ce sont de mauvais gestionnaires, point.
La méga multinationale Toyota et Honda ont à elles deux produites 700 mille vh légers sur les 2 millions et demi au Canada. Bref des pinottes. L’essentiel des la production américaine au Cnd est le fait de GM et de Chysler!
Alors si jamais ces cies sont mise en faillites l’effet au Canada serait désastreux et pour le Québec ce sera simplement la fin de son industrie automobile car au Québec les japs ( leur plus gros client au Canada avec leurs chars de matante )produisent rien pan toutt!
Alors on s’en sacres-tu un peu – à moins d’être totalment maso – que les japs se pètent la gueule!
Radisson.
Aux consommateurs de décider quelle entreprises survivra, ce n’est pas le rôle du gouvernement.
Radisson
Les japonaises des chars de matante? Ce sont les plus performants et fiables. Pas pour rien qu’Honda a le plus haut taux de fidélisation. Ceux qui ont une Honda restent plus fidèle à la marque que ceux qui achètent autre chose.
En tous cas c’est ma situation. Depuis que j’ai une Honda je sais que je n’achèterai plus jamais autre chose. Avant je ne jurais que par les américaines, par pur chauvinisme. Maudit que j’étais dans le champ.
Radisson : J’savais pas que les matantes seulement avait droit à des voitures fiables. C’est pour les mononc’s, aussi.
Je ne souhaite pas que les deux gros américains (je laisse Chrysler hors de ca…) crèvent, mais une entreprise qui n’a aucune raison d’exister et qui n’est pas concurrentielle ne mérite pas de vivre.
Casey : Je comprends ou tu veux en venir (ie, que les Codes du Travail sont trop permissifs), mais d’un autre côté, comment expliquer la différence entre GM et, disons, Nissan, s’agissant des différentes clauses?
L’UAW est là pour rester : toutefois, il devraient se rendre compte qu’ils vont perdre une grande partie de leur membership si ca continue comme ca… Et s’ils en perdent trop, ils mourront.
*** Posté dans le mauvais billet (je suis un cave) ***
La judiciarisation des relations de travail est d’une absurdité à toute épreuve.
Oui, les conditions salariales des [feu] géants américains de l’automobile sont un boulet. Mais de là à dire que c’est ce qui est en train de causer à elle seule la perte de cette industrie… Vraiment pas d’accord.
On en revient encore au besoin du marché. Les constructeurs américains ont pris du temps à s’adapter au marché et à ce que les consommateurs voulaient comme véhicule. Les asiatiques l’ont compris avant et ont cet avantage.
Et encore, il faut parler de la fiabilité des produits.
Bref, les constructeurs américains ont toujours eu à manger des croutes à ce sujet. Et c’est à se demander s’ils ont fini de les digérer. À croire que non. Et bien que le marché fasse son oeuvre et épure les canards boîteux, couteux aux CONtribuables.
Pour réussir une adaptation, il faut évidemment changer des trucs. Dans une grosse organisation comme un constructeur d’automobile américain, ça peut toucher beaucoup de monde. À voir l’altitude à laquelle s’élève le document de la convention collective, elle semble bien équipée pour faire paraître n’importe lequel changement comme fastidieux et rébarbatif.