Canard boiteux

Profitant de la dissension entre Bon Rae et Michael Ignatieff, le 2 décembre 2006, Stéphane Dion est devenu le chef du parti libéral du Canada par accident.

Deux ans plus tard, le leadership de Stéphane Dion est massivement rejeté par les Canadiens dans une élection où le parti libéral a obtenu le pire score de son histoire.

Dans les jours qui ont suivi cette déroute, c'est au tour des libéraux de rejeter Stéphane Dion.  Le chef mal-aimé se voit donc dans l'obligation de quitter son poste.

Aujourd'hui, le même Stéphane Dion, qui a été rejeté par son parti et par les Canadiens, pourrait devenir premier ministre…

Et pour ajouter l'insulte à l'injure, le père de la Loi sur la clarté serait couronné avec la bénédiction de Gilles Duceppe, le chef du Bloc Québécois.

Dans notre système parlementaire, le parti avec le plus de députés forme le gouvernement.  La coalition PLC-NPD aura 114 sièges contre 143 pour le parti conservateur.  Cette coalition n'a donc aucune légitimité démocratique.  Si les "partner in crime" veulent prendre le pouvoir, qu'ils demandent une élection à la gouverneure générale.