Pourquoi l'énoncé économique de Jim Flaherty a-t-il été si durement rejeté par l'opposition à Ottawa ? Parce que ceux-ci sont atteints d'une grave maladie: le keynésianisme.
Le keynésianisme est une théorie économique qui a été formulée par John Maynard Keynes au début du 20e siècle. Ce courant de pensée considère que l'État doit intervenir massivement pendant les périodes de ralentissement économique pour créer une relance.
Selon la théorie keynésienne, l'État peut creuser un déficit parce que cet investissement public engendrerait suffisamment de revenus pour que le "trou" dans les finances de l'État se résorbe de lui-même (effet multiplicateur).
Si le keynésianisme est vrai, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi le Québec est en déficit perpétuel ? Si le keynésianisme est valable, les investissements publics du gouvernement québécois auraient rendu notre province plus riche que l'Arabie Saoudite.
Martin Masse du Québécois Libre (en entrevue avec Jeff Fillion) expliquant mieux que moi la dangerosité de la pensée keynésienne:
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Mais si le keynésianisme est une théorie ridicule, pourquoi est-elle toujours populaire chez les décideurs ?
Parce que les politiciens sont des "junkies" accros au pouvoir et que John Maynard Keynes est… leur pusher !




















Le Québec ne peut pas appliquer le keynesianisme, il ne fait pas de surplus en période de croissance.
Le Canada fait des surplus en période de croissance, peut donc se permettre un déficit en période de recession. C’est ça, le keynesianisme.
…from the Adam Smith entry:
« A country that produces the goods it can grow or manufacture most efficiently, and imports the rest, can give its own consumers a greater freedom of choice, thus increasing the national standard of living. »
…from the Karl Marx entry:
« Where previous social reformers had attributed social inequality to the unequal distribution of wealth, Marx rooted it in the exploitative relations of production. »
…from the John Maynard Keynes entry:
« Like classical economists and their modern heirs, Keynesians believe that a continuous flow of investment into the economy increases both consumption and production. However, they do not believe this happens purely through market forces… »
…from the Supply-side economics entry:
« It disputes the demand-side approach of Keynesian economists, who see growth as tied to the aggregate demand for finished goods and services, stimulated when necessary by government incentives…. [Supply-siders argue that,] as tax rates rise, taking an ever-greater proportion of income, people will respond by decreasing their productive effort and thus decreasing the tax base available to the government….
…Tax reductions in the United States [in the 1980s],
called ‘Reaganomics,’ stimulated an economic boom, but critics claimed that this reflected not supply-side but demand-side effects: output rose in response to increased consumer spending as the tax cuts generated higher disposable incomes. »
La philosiphie Keynesienne est en opposition à la philosiphie conservatrice du Laissez-faire. http://en.wikipedia.org/wiki/Laissez-faire
@ jocker
Non, le keynesianisme dit que tu peux faire des dficits parce qu’ils vont se payer tout seul.
Et même là, le Canada a déjà une dette énroeme dont même sur ce plan le keynesianisme est trop cher pour nous.
@Hollenthon
Aucun courant économique n’emmenne à une augmentation de la dette. Bush et Reagan ont les records de déficits et c’est pas à cause du Laissez-faire, c’est à cause dune mauvaise planification. Tous mes respects!
@Hollenthon
Le keynesianisme prône l’investissement en temps de vache maigre (qui cause un déficit) qui va se traduire après la crise en bénéfices.
Vous vous entêtez avec des pensées économiques. On les apprend juste à l’école, personne ne les applique. Même pas votre bête noire: « la gaugauche ».
@ jocker
Et l’histoire nous enseigne que ça ne marche pas.
@Hollenthon
Évidemment vous et moi on ne partage pas la même histoire.
Débattre ce n’est pas s’opposer. Ça semble être la règle ici. Avant de s’opposer il faut comprendre. Pour comprendre il faut écouter et analyser.
Quand vous comprendrez, vous serez surpris par le nombre de principes keynesiens que vous appliquez dans votre vie quotidienne. Évidemment vous appliquez aussi du Laissez-faire. C’est ce que le gouvernement essaie de faire à une échelle plus grande. Tous mes respects!
Le principe de Keynes est simple: Le Gouvernement crée des jobs.
En réalité, le Gouvernement ne crée pas de jobs, il les déplacent… en punissant ses ennemis et en récompensant ses amis.
L’apôtre ultime de Keynes: Bernard Landry qui est une véritable joke à lire dans le Journal de Montréal.
PS. Je vous suggère d’écouter tout ce vous pouvez sur Peter Schiff dans Youtube. L’un des seuls à avoir prédit la Crise…
Schiff for Prez ou VP in 2012?!
La partisanerie aveugle est aussi une grave maladie. Il ne s’agit pas ici d’un cas de keynésianisme mais d’une manoeuvre bassement partisane qui a poussée l’opposition à cesser de tendre la joue
Le gouvernement Harper a été porté au pouvoir de façon minoritaire. Il doit respecter la volonté des canadiens travailler en coalition plutôt que de chercher tous les stratagème possibles pour imposer ses vues. Il a créé une crise de confiance et de crédibilité au sein du parlement et de la population. Il a aussi justifié les raisons pour lesquelles son gouvernement demeure minoritaire
En quoi l’élimination de la subvention aux partis politiques, la suspension du droit de grève des fonctionnaires et le programme d’équité salariale étaient-ils des enjeux prioritaires à ce moment précis?
@Martin
j’adore votre idée. Schiff a montré la faillite de la pensée conservatrice, du GOP et son « tax cut ». Il s’est fait ridiculiser pour celà sur FoxNews. Sauf que sur FoxNews ceux qui le ridiculisaient prévoyaient le Dow Jones à 16.000 points cette année. http://ca.youtube.com/watch?v=2I0QN-FYkpw
Jockers, Schiff a prédit aussi que Obama sera un Jimmy Carter II…
@Martin
J’adore votre idée.
Quelles ont été les compromis fait par l’opposition pour respecter le choix des canadiens qui ont voté conservateurs ?
C’est plutôt l’opposition qui cherchent désespérement à imposes ses vues.
Or, l’investissement nécessite de l’épargne. Dans La Presse du même jour auquel Masse a accordé l’entrevue à Filion, Martin Coiteux, détenteur d’une maîtrise en Economics (et aussi d’un doctorat en sciences politiques, mais cela n’efface pas les notions apprises préalablement dans les cours d’économie) et professeur à HEC Montréal décrit le paradoxe de l’épargne identifié par Keynes :
« lorsque tout le monde cherche en même temps à augmenter son taux d’épargne, la baisse de la consommation qui s’ensuit cause du chômage, une chute des revenus et en définitive, moins d’épargne.»
…Et donc moins d’investissements possibles.
Coiteux poursuit alors en décrivant le remède Keynésien:
«[…] il est […] possible de réconcilier la simplicité volontaire [l’épargne désirée par les citoyens] avec l’emploi et les revenus [et donc aussi l’épargne et les investissements], pour autant que le gouvernement investisse dans ce qui est soutenable, c’est-à-dire dans le développement durable. »
(La Presse, 25 nov. 2008, A27, Martin Coiteux, « Consommer pour éviter la crise ?»)
Aujourd’hui, dans La Presse, Ariane Krol a écrit :
« Sans le New Deal, […] la crise financière aurait été bien pire, rappelle l’économiste Paul Krugman. L’héritage de Roosevelt est aujourd’hui contesté, mais Krugman, qui vient de recevoir le Nobel [de l’économie] s’inscrit en faux. Si le New Deal n’a pas réussi à remettre l’économie américaine sur les rails, ce n’est pas parce que ce président-là en a trop fait, mais parce qu’il a été trop prudent, écrivait-il récemment dans sa chronique du New York Times.»
(La Presse, 30 nov. 2008, A22, Ariane Krol, « Profiter du chaos »).
Je n’ai pas fait d’études approfondies sur les effets du New Deal. Mais sur ce sujet très « économique », je suis porté à accorder davantage de crédibilité aux croyances d’économistes, dont un récipiendaire d’un Nobel de l’économie, qu’à celles d’un diplômé de sciences politiques n’ayant pas effectué d’études universitaires spécialisées en économie.
Le Québec est en déficit perpétuel parce que le gouvernement du Québec n’applique pas le keynésianisme (qui prévoit que le gouvernement doit réduire ses dépenses et rembourser,lors des périodes de croissances économiques, la dette publique créée lors des investissements contre-cycliques).
L’Arabie Saoudite est riche, comme l’Alberta est riche, comme certaines provinces de l’Atlantique commencent à s’enrichir, à cause de leurs richesses dans une matière première en forte demande. Le prix de cette matière première a longtemps été maintenu artificiellement élevé grâce à un cartel de producteurs importants, et il a connu une forte croissance lors des dernières années (bien qu’il a fortement chuté lors des dernières semaines). Le nom de cette matière première commence par la lettre « P ». Si tu identifie rapidement cette matière première, cela pourrait être un signe de mauvaise foi de ta part.
Je suis contente d’être passée par-dessus mon préjugé très défavorable envers radio-pirate et d’avoir écouté l’entrevue car c’était très instructif. Martin Masse est un bon vulgarisateur et ce que j’ai aussi apprécié, c’est qu’il demeure respectueux et structuré tout au long de l’entrevue.
Maintenant, je comprends que les politiciens justifient en partie leur rôle en s’ingérant dans la gestion de l’économie, par exemple, en distribuant ou en coupant des subventions, dépendant de ce qui payera le plus sur le plan politique.
En période d’incertitude, si tu rassures les gens, ça risque de t’attirer des sympathies. Une façon concrète – quoi que discutable – de rassurer les gens, c’est d’investir de l’argent pour faire en sorte qu’ils gardent leurs emplois. Dans les secteurs manufacturier ou de l’automobile par exemple, j’imagine que ça peut être très payant pour un parti politique de se battre afin que les employés conservent leur usine, leurs emplois, leurs avantages sociaux, la possibilité de continuer à faire du temps supplémentaire afin de ne pas avoir à diminuer leurs standards de vie.
Ça peut être très payant car ça rassure les gens et du coup, ça assure une stabilité et une paix sociale relative. Les gens auront tendance à se souvenir de ce que tu auras fait pour eux : le temps venu, ils témoigneront leur reconnaissance en votant pour toi.
Maintenant, je comprends aussi qu’une grande partie de tout ce système est artificiel. Je comprends que pour un capitaliste puriste, l’interventionnisme de l’État c’est de la frime.
Mais la paix sociale que l’interventionnisme procure au bout du compte, elle est bien réelle, elle.
À combien ça se chiffre, la paix sociale, celle que tu obtiens en préservant tous les jobs qui s’en iraient à vau-l’eau en laissant faire ? C’est cette donnée que j’aimerais qu’on chiffre : le bénéfice à intervenir au plan du maintien de la stabilité sociale.
Vous allez probablement me dire que la stabilité sociale maintenue artificiellement, ça ne vaut pas grand-chose. En théorie, je suis tout à fait d’accord. Mais dans les faits, je serais curieuse de savoir. Car à mon avis, pour avoir survécu jusqu’ici, il faut bien que le keynésianisme ait certaines vertus réelles.
Oui!!! Comme le suggèrent LeCrible et J.Voyelle, il faudrait pouvoir chiffrer combien d’emplois improductifs et virtuels ont peu maintenir dans des secteurs en retard et déficients en surtaxant les entreprises encore productives ou en ce surendettant jusqu’à ce qu’on soit acculé à devoir tout rembourser, avec intérêts.
Dans une province comme le Québec qui a longtemps été pleinement keynésienne jusqu’en 2003, bien que l’économie était dans un bon état, il faudrait voir les taux de chômage que l’on a connu en comparaison avec des États et des provinces voisins moins interventionnistes au même moment.
LeCrible, soyez sérieux deux instants. Est-ce que parce que le prix Nobel est remis à un gauchiste que cela en fait automatiquement une référence ?
C’est l’effet et l’expression de la mentalité occidentale fortement majoritaire (la Pensée Unique) d’une époque.
Mais est-ce que parce qu’une majorité croit, cela est vérité ?
À une autre époque, est-ce que parce que la majorité était chrétienne, Dieu existait?
Questionnez les gens autour de vous. Beaucoup n’ont jamais eu le courage de lire des ouvrages d’auteurs à droite. Pourtant, ils sont certains d’avoir raison, sans avoir débattu auparavant (comme … vous par exemple).
Vaut mieux se répéter les mêmes mensonges, sortis d’on ne sait où mais qui sont devenus vérité. Le Parti de 75 000 fusillés en France, les 70% de satisfaction du gouvernement Landry, les conspirations du privé et du capital et le bien de l’absolutisme et du totalitarisme étatique.
Plusieurs voient les Russes retomber dans l’autoritarisme. Qui voit ici les libertés d’expression se restreindre peu à peu pour autoriser qu’à laisser passer qu’un seul message?
Très drôle, Econoclaste. Mon questionnement sur la possibilité d’un lien entre paix sociale et keynésianisme était pourtant fait en toute bonne foi.
Vous avez visé juste.
Malgré le fait que ces mesures soient improductives, elles sont électoralement payante. C’est désolant, mais c’est ainsi… surtout quand le politique commence à se mêler d’économie.
Uhm… Mais n’est-elle pas éphémère et qu’illusion d’une crise reportée à plus tard?
J’ai un sceau rempli d’eau. Mais… Y’a un trou dedans mon sceau (comme dirait Eugène). Si je ne bouche pas le trou et que je continue de mettre de l’eau dans le sceau pour maintenir le niveau, n’est-ce pas futile? Le problème, ce n’est pas que l’eau baisse: c’est le trou qui fait fuir l’eau. Mais bon, entre-temps, je peux continuer d’abreuver les chevaux. Mais ça me coûte plus cher, vu que je perds continuellement de mon eau…
Va écouter le fichier audio…
Si les gens consomme moins c’est parce qu’ils épargnent plus.
Tout es expliqué.
Tout ce que fait le keynésianisme c’est encourager les secteurs non productif au détriment des secteurs productifs.
Le keynésianisme dit que les déficit se payent d’eux-mêmes.
Il n’y a pas plus keynésien que le Québec.
Je comprends. Je suis tout à fait d’accord avec vous là-dessus : c’est en apparence totalement futile.
Mais au-delà de cette évidente futilité, jusqu’à quel point l’interventionnisme n’est-il pas le prix à payer pour maintenir la paix sociale ? Jusqu’à quel point. C’est ce que je me demande.
Par exemple, plutôt que d’intervenir pour faire artificiellement survivre une entreprise désuète, serait-il acceptable – en supposant que l’entreprise fermerait éventuellement ses portes – que l’État intervienne en payant une formation qui permettrait à la totalité des chômeurs qui le désireraient de se qualifier pour un nouvel emploi, dans un secteur en santé ?
En ce qui me concerne, ce dernier type d’interventionnisme ne serait pas futile. Il serait un investissement.
Le keynesianisme prône l’investissement en temps de vache maigre (qui cause un déficit) qui va se traduire après la crise en bénéfices.
…
Faux, le keynesianisme prétend que l’on peut obtenir un meilleur optimum économique par l’endettement de l’état.
Mais au-delà de cette évidente futilité, jusqu’à quel point l’interventionnisme n’est-il pas le prix à payer pour maintenir la paix sociale ? Jusqu’à quel point. C’est ce que je me demande.
…
Julie vous avez le bon point, dans les années 30, l’occident, surtout l’Europe en fait, était menacé par l’extrémisme des fascistes et des communistes, c’est ce qui a poussé vers la doctrine de Keynes, aujourd’hui, nous n’en sommes plus là et il n’y a plus ce risque d’autant que les classes moyennes sont maintenant ralliées à la démocratie capitaliste et libérale dans presque tous les pays occidentaux.
The Real Deal
Reconsidering our reverence for FDR.
The late Arthur Schlesinger Jr. was a true liberal–a man who welcomed debate. Just before he died this winter, he wrote, quoting someone else, that history is an argument without end. That, Schlesinger added, "is why we love it so."
Yet concerning Schlesinger's own period of study, the 1930s, there has been curiously little argument. The American consensus is Schlesinger's consensus: that FDR saved democracy from fascism by co-opting the left and far right with his alphabet programs. Certainly, an observer might criticize various aspects of the period, but scrutiny of the New Deal edifice in its entirety is something that ought to be postponed for another era–or so we learned long ago. Indeed, to take a skeptical look at the New Deal as a whole has been considered downright immoral.
The real question about the 1930s is not whether it is wrong to scrutinize the New Deal. Rather, the question is why it has taken us all so long. Roosevelt did famously well by one measure, the political poll. He flunked by two other meters that we today know are critically important: the unemployment rate and the Dow Jones Industrial Average. In his first inaugural address, Roosevelt spoke of a primary goal: "to put people to work." Unemployment stood at 20% in 1937, five years into the New Deal. As for the Dow, it did not come back to its 1929 level until the 1950s. International factors and monetary errors cannot entirely account for these abysmal showings.
When I went back to study those years for a book, I realized two things. The first was that the picture we received growing up was distorted in a number of important regards. The second was that the old argument about the immorality of scrutinizing the New Deal was counterproductive.
The premier line in the standard history is that Herbert Hoover was a right-winger whose laissez-faire politics helped convert the 1929 Crash into the Great Depression. But a review of the new president's actions reveals him to be a control freak, an interventionist in spite of himself. Hoover signed the Smoot-Hawley Tariff Act, which worsened a global downturn, even though he had long lived in London and understood better than almost anyone the interconnectedness of markets. He also bullied companies into maintaining high wages and keeping employees on their payrolls when they could ill afford to do so. Perhaps worst of all, he berated the stock market as a speculative sinner even though he knew better. For example, Hoover opposed shorting as a practice, a policy that frightened markets at an especially vulnerable time.
The second standard understanding is that the Brain Trusters were moderate people who drew from American history when they wrote the New Deal. If their philosophies were left wing, then that aspect ought to be treated parenthetically, the attitude was. But the leftishness of the Brain Trust was not parenthetical. It was central.
In the summer of 1927, a group of future New Dealers, mostly junior professors or minor union officials, were received by Stalin for a full six hours when they traveled on a junket to the Soviet Union. Both Stalin's Russia and Mussolini's Italy influenced the New Deal enormously. The Brain Trusters were not, for the most part, fascists or communists. They were thoughtful people who wrote in the New Republic. But their ideas were wrong. Their intense romanticization of the concept of the economy of scale ignored the small man. One of the New Dealers from the old Soviet trip, Rex Tugwell, even created his very own version of Animal Farm in Casa Grande, Ariz. As in the Orwell book, the farmers revolted.
The third familiar story line in the received wisdom about the New Deal is that, while it may not have been perfect, it did inspire the American people and tide them over. Here the emphasis is wrong. Roosevelt's radio voice may have inspired–yes. But the New Deal hurt the economy, and that mattered more. At some points Roosevelt seemed to understand the need to counter deflation. But his method for doing so generated a whole new set of uncertainties. Roosevelt personally experimented with the currency–one day, in bed, he raised the gold price by 21 cents. When Henry Morgenthau, who would shortly become Treasury Secretary, asked him why, Roosevelt said that "it's a lucky number, because it's three times seven." Morgenthau wrote later: "If anybody ever knew how we set the gold price through a combination of lucky numbers, etc., I think they would be frightened."
The centerpiece of the New Deal, the National Recovery Administration (NRA), was perverse. The premises of its codes were ones anyone would reject outright today–the concept that price cutting caused deflation, for example. Everyone, even Roosevelt's own agonized advisers, understood this. The poet Ogden Nash wrote a poem that captured the inanity–its title was "One from One Leaves Two":
Mumblety-pumbledy my red cow
She's cooperating now
At first she didn't understand
That milk production must be
planned
She didn't understand at first
She had to either plan or burst
A think tank produced a report of 900 pages in 1935 concluding the NRA "on the whole retarded recovery" (that think tank was the Brookings Institution). Some of the great heroes of the period were the Schechter brothers, kosher butchers who fought the NRA all the way to the Supreme Court and won. Their case was not only jurisprudential but also based on common sense–management from above was killing recovery. The Schechter case is as important to history, as, say, the Gideon case that Anthony Lewis wrote about in his great book about the right to counsel, "Gideon's Trumpet." Where is the "Gideon's Trumpet" for free marketeers?
The fourth rule we learned is that Roosevelt's call to "bold, persistent experimentation" was, on balance, good. But this conviction ignores the cost of uncertainty, as the economic historian Robert Higgs first pointed out. Today we know that unknown unknowns are inherently destabilizing. Roosevelt, a man of impulses, changed policies routinely. He moved from supporting big business to attacking it to supporting it again, many times in his presidency.
On some days, as Anne O'Hare McCormick, a Maureen Dowd of her time, wrote during FDR's second term, Roosevelt was the personification of "the Dutch householder who carefully totes up his accounts every month and who is really annoyed, now that he is bent on balancing the budget, when Congress can't stop spending." Other days he was a big spender.
Uncertainty caused markets to freeze in fear; so did investment–the old New Yorker cartoons of the plutocrats in the salon were true. Yet Roosevelt counterattacked by compiling lists of the wealthy to prosecute–his administration prosecuted the Alan Greenspan of the day, Andrew Mellon, until Mellon died. Roosevelt's administration pushed a plan for an undistributed profits tax to eat the essence out of companies. Policies like this caused the most unnecessary part of the Depression: the Depression within the Depression of the late 1930s.
The final line in the traditional story is that Roosevelt's government offices were somehow better than their private sector counterparts–when it came to utilities, for example, we learned that only the federal government could electrify backward rural areas. This is a false memory, for there was a company that already planned to light up the South, Commonwealth and Southern. David Lilienthal of the Tennessee Valley Authority set out to gut it, and succeeded. But the battle over electric power was also, literally, a power struggle between coequals, not a contest between a good policeman and a sinning company.
The most useful economic philosophy for understanding what went on is not Keynesianism. It is the public choice theory of James Buchanan and others, which says that government is a competitor that will annihilate what comes in its path.
So why has it taken so long to revisit this period? The first reason is that the Great Depression was a disaster. From the Crash to the Dust Bowl and the floods, it all felt like a permanent Katrina, and Americans suspended disbelief. But the reality was that the depression did not mean permanent Katrina–indeed, we see now that that downturn was the exception in the century, not the rule.
The next reason we hesitate is World War II. War always trumps economics. New Deal critics were right on the economy, but they were wrong in their estimations of Hitler. To write sympathetically about the Liberty Leaguers is seen, even today, as siding with the appeasers. The incredible rightness of FDR's war policy obscures the flaws in his prior actions.
The Cold War also played a role in delaying examination of the 1930s. Nearly all writers today–whether they write policy or history–make a point to avoid being classed with Sen. Joseph McCarthy and the House Un-American Activities Committee. But that fear of being labeled as a red-baiter prevented the necessary discussion of the counterproductive policy of the 1930s.
In the Cold War, there was also the assumption that Europe certainly, or even the U.S., might conceivably go communist. The premise therefore was that safety nets–from Social Security in the U.S. to codetermination in German boardrooms–were necessary to prevent such an event. Bismarck's social democracy and Roosevelt's New Deal were therefore glorified as justified.
In the past half-century, we have learned that much of our capital comes from the private sector, not the public sector, and that most of our growth inheres in the private sector. After the 1980s and 1990s we know that markets can do much of the work that Roosevelt believed only government capital could do.
My own sense is that there is a final reason we have all paused at the New Deal–a generational one. To insult the New Deal is to insult the Social Security that we, our parents, or grandparents receive. The Baby Boomers have a reputation as being selfish. But their reverence in regard to Social Security, not to mention Medicare Part D, is overly unselfish, and comes out of misplaced filial piety. Younger Baby Boomers and the generations after them will doubtless pay higher taxes because of our current unwillingness to criticize entitlements. Americans owe them as much as we owe senior citizens.
After all, the argument of markets has its own powerful morality. It is immoral to cause unemployment by pretending that a big government policy is morally necessary. When Andrew Mellon and Calvin Coolidge put through their tax cuts in the 1920s, they made the efficiency argument that supply-siders make today: lower rates could yield, they posited, higher revenues. But they also had a moral argument: high taxes were wrong, confiscatory and illiberal, in the classical sense. You can acknowledge this without being a Roosevelt-hater.
Schlesinger, who so often contributed to these pages, has already issued the invitation. It is more than time that the rest of us took him up on his offer.
Miss Shlaes, a Bloomberg columnist and visiting senior fellow at the Council on Foreign Relations, is author of the just-published "The Forgotten Man: A New History of the Great Depression" (HarperCollins), from which this is adapted, and which you can buy from the OpinionJournal bookstore..
bmessier
Tout a fait ,et si Harper a maintenant perdu le controle du pouvoir de son gouvernement, il n’y as que son gouvernemement a blâmer ,Au lieu de proposer des mesures qui limiteraient l’impact de la turbulence internationale sur le Canada, M. Flaherty a choisi de faire de la petite partisanerie et d’annoncé des décisions destinées à satisfaire les caprices idéologiques de son parti, encore un autre de ses cynisme coups fourrés, et étant convaincu que les libéraux n’oseront pas le renverser,et bien ce fut cette fois une erreur magistral et le »finfinaud » stratège politique ,ben cette fois il c’est royalement planté, et que son gouvernement maintenant assume totalement la responsabilité de ses mauvais coup de poker, plutot que de vouloir chercher a vouloir blâmer les partis d’oppostion pour cette crise .
Franchement cynisme ce gouvernement .
Énoncé économique – Un affront à l’intelligence – Jean-Robert Sansfaçon
Il y a deux semaines, à Washington, tous les pays du G20, dont le Canada, ont donné leur accord à un plan mondial de stimulation massive de l’économie. Depuis ce temps, l’Europe, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine ont annoncé des plans de relance spectaculaires. Il y a quelques jours, c’était au tour du Fonds monétaire international de demander aux pays industrialisés de consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut à la relance, à commencer par ceux qui ont le moins de difficultés structurelles, comme le Canada. Aujourd’hui, nous connaissons la réponse du gouvernement Harper : un beau gros rien tout nu, enveloppé dans du papier émeri !
C’est l’idée que le gouvernement peur dépenser sans compter pour limiter l’effet de la crise qui est de l’idéologie.
Harper fait ce que les partis provinciaux aurait du faire dans la campagne au Québec: au lieu de promettre des milliards, il aurait du nous dire qu’il était le temps de se serrer la ceinture.
Et c’est bien en masse.
entre gaspiller les fonds publics et ne rien faire, la marge est grande.
«Le monde entre dans une période économique potentiellement dangereuse, qui ne ressemble en rien à ce qu’on a affronté depuis 1929», disait le premier ministre en fin de semaine.
Et la solution Harper dans une période économique potentiellement dangereuse, c’est de faire un beau gros rien tout nu,etle Canada choisit ainsi de regarder passer le train ,et de rien faire et d’attendre que la crise économique se résorbe d’elle même,et le temps de se serrer la ceinture. que c,est dont bien tripatif cette vision, et fort stimulant pour les citoyens , et voila qui vas aussi restaurer la confiance des consommateurs
le Canada choisit de s’isoler , et d’hiverner pour un temps indéterminé .
Pendant que tout les pays du G20,ont un plan mondial de stimulation massive de l’économie, le Royaume-Uni, la Chine ont annoncé des plans de relance spectaculaires. Il y a quelques jours, c’était au tour du Fonds monétaire international de demander aux pays industrialisés de consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut à la relance, à commencer par ceux qui ont le moins de difficultés structurelles, comme le Canada.
l’Union européenne propose, pour « stimuler la demande », « restaurer la confiance des consommateurs » et « limiter l’impact de la récession sur les plus vulnérables », d’aider les ménages les plus pauvres en augmentant les dépenses publiques qui leur sont destinées.
Pendant que Harper fera sa gestion a la petite semaine , pis `ca sera bien en masse,
D’autres gouvernements ont des projets de vision
Le plan se penche aussi sur l’économie verte et sur la lutte contre le réchauffement climatique en proposant des incitations fiscales.
Faire quelques chose c’est du gaspillage.
La raison de l’intervention c’est de stimuler la consommation. Michel Gauthier (l’ex du bloc) a déclarer cette semaine que le devoir patriotique des gens était de consommer pour relancer l’économie.
La marché en ce moment envoie le signal que trop de crédit a été fait, qu’il est temps de réajuster et de favoriser l’épargne.
Mais les gouvernement lutte contre ce signal du marché a grand coup de stimulus.
Bref, on tente de soigner le malade avec le poison qui est responsable de sa condition.
Le temps n’est pas à stimuler la demande, il faut faire exactement le contraire.
Penser à court terme pour assurer leur prochaine élection. Le prochain politicien lui aura a composer avec le véritable désastre de la politique monétaire inflationniste.
J’adore ce clip de l’Illusion tranquille.
Je le trouve très exact pour décrire les comportements de nos gauchistes.
Il y a quelques jours, un hurluberlu a surgi ici en disant que c’était inutile de connaître les fondements d’une crise économique. Cela en dit long sur bien d’autres comme lui, parfois des économistes, des journalistes ou des historiens de l’économie.
Et il faudrait aller plus loin dans la crise du crédit en empruntant plus individuellement et collectivement ?
Merci à celui qui m’a fait découvrir ce film.
Je lève mon chapeau à l’une de mes profs, se disant elle-même gauche caviar, qui reconnait qu’en temps de crise, il serait plus approprié de remettre en question les sociétés d’État et les ministères inutiles pour économiser, de laisser le marché se responsabiliser, plutôt que d’injecter du crédit.
Est-ce que vous avez remarquez la quantité phénoménale de pays dans le monde qui interviennent dans leurs économies respectives.
Pourquoi si c’est si mauvais, beaucoup de pays le font. Est-ce que c’est un mal pour un bien!?
Est-ce qu’un déficite est plus facile à gérer qu’une crise!?
David s’est créé un bel homme de paille.
Deux observations, et ensuite une proposition.
Observation 1: keynes n’a jamais dit que les déficits pouvaient s’autofinancer. Sa théorie ne l’a jamais impliqué. Le keynesianisme et l’effet multiplicateur n’ont rien à voir avec ces vulgaires divagations.
Observation 2: la seule phrase qui contient un peu de vérité dans ce billet, c’est la deuxième phrase du deuxième paragraphe. Mais en même temps, elle est incorrecte. La spécificité du keynesianisme par rapport aux autres doctrines n’est pas de prescrire à l’état de dépenser en période de crise économique. Cette idée était déjà très répandue et même vulgaire à l’époque de keynes sous diverses formes logiquement déduites des explications théoriques des crises en termes de »sous-consommation ». Le keynesianisme (celui de la synthèse néoclassique) prescrit à l’état l’expention fiscale(ce qui se traduit habituellement par le financement d’un déficit) lorsque la banque centrale ne peut plus agir sur les préférences pour la liquidité des agents( »liquidity trapp »).
Proposition: Lire keynes au lieu de se fier aux interprétations de lui de ses copains idéologues. Ça vous évite a) les spectaculaires démonstrations d’ignorance et de malhonnêteté intellectuelle(comme par ex. ce billet fallacieux) b) de mieux connaître ce qu’on combat
»Le keynesianisme (celui de la synthèse néoclassique) prescrit à l’état l’expention fiscale(ce qui se traduit habituellement par le financement d’un déficit) lorsque la banque centrale ne peut plus agir sur les préférences pour la liquidité des agents(‘’liquidity trapp’’). »
That is, lorsqu’en période de crise, la banque centrale ne peut plus espérer que ses outils habituels(taux d’intérêt) puissent avoir un effet assez sensible sur la demande aggrégée pour remédier à la situation d’équilibre de sous-emploi de l’économie.
http://en.wikipedia.org/wiki/Liquidity_trap
David dit la chose suivante:
»La raison de l’intervention c’est de stimuler la consommation. Michel Gauthier (l’ex du bloc) a déclarer cette semaine que le devoir patriotique des gens était de consommer pour relancer l’économie.
La marché en ce moment envoie le signal que trop de crédit a été fait, qu’il est temps de réajuster et de favoriser l’épargne.
Mais les gouvernement lutte contre ce signal du marché a grand coup de stimulus.
Bref, on tente de soigner le malade avec le poison qui est responsable de sa condition. »
Tu sais que cette thèse est à l’exact opposé de ce que milton friedman prétendait au sujet de la crise de 1929?
Tu es incohérent ou tu as changé d’idée?
Je vais te donner l’argument habituellement opposé à cette objection de l’école autrichienne(version vulgaire).
Tu connais le paradoxe de l’épargne de keynes? L’épargne se base strictement sur des anticipations(anticiper, c’est la seule manière de plannifier la répartition de son revenu). Épargner, c’est consommer moins et plannifier de consommer moins, et c’est ce qui arrive rationellement lorsqu’on anticipe la déflation(parce que les agents comprennent que l’argent est le seul actif dont on est sûr qu’il s’apprécie). Or, quand on consomme moins, les revenus sont affectés par a) des pertes d’emploi, b) des compressions salariales c) des pertes de profit d) les dépréciations d’actifs non-liquide qu’on possède. Les anticipations de revenu et donc d’épargne sont donc trompés par la conjoncture. Résultat: l’épargne baisse.
«Est-ce que vous avez remarquez la quantité phénoménale de pays dans le monde qui interviennent dans leurs économies respectives.» écrit Chikory
Je t’invite à lire cet article de Pierre Lemieux sur le rôle que prends la décision des autres quand il vient le temps de prendre sa propre décision.
Ça me semble être une description structurée du «Tout le monde le fait, fait le donc».
Un politicien n’est pas un surhomme. Devant la crise, il va agir au mieux de ses connaissances.
Au Québec, il ouvre le journal, la radio, la télé ou il va sur des sites de nouvelles comme toi pour se ressourcer et il tombe sur Gérald Fillion qui souhaitait depuis 4 ans la fin du capitalisme.
Il nous parle des bonnes actions de Gordon Brown ou de Ben Bernanke qui lancent des milliards à qui le veut bien.
Ou bien, s’il se prétend intellectuel, il va lire l’éditorial économique de Serge Truffaut qui parle chaque semaine des vicieux capitalistes sauvages… mais qui suggère qu’il est bien de les subventionner!
Et, pour avoir vécu en France, je ne comprends pas pourquoi il y a eu soudainement cet optimisme généralisé en Occident pour le discours de Nicolas Sarkozy qui parlait de moraliser le capitalisme pour mieux prospérer.
Facile à dire quand tu n’arrives même pas à remplir tes promesses en matière économique dans ton propre pays, quand tu continues malgré tout à être aussi interventionniste que les gouvernements qui t’ont précédé.
C’est un autre surhomme pour les gens, mais un simple humain comme les autres dans la réalité.
@Episteme
Et tu crois vraiment que, parce que les gouvernements lancent de l’argent partout, cela va rassurer les ménages ?
Est-ce que l’épargne en hausse peut servir aux banques à pouvoir prêter plus à un meilleur taux d’intérêt ?
L’épargne est-elle mauvaise ? Si oui, dans quel secteur suggères-tu aux gens d’aller perdre leurs fonds de retraite pour mieux vivre démunis mais pour faire leur devoir patriotique ?
Qu’est-ce qui va arriver dans les États hyper-endettés après la crise qu’ils auront contribué à allonger par leurs actions ?
Coupures drastiques dans les services publics (santé et éducation) ? Vente de biens publics ? Hausse des impôts et des taxes ?
Il est toujours simple de s’endetter mais difficile de rembourser après et de déterminer ce qui doit être coupé.
Les ménages sont-ils rassurés de savoir que personne ne s’est attaqué à poursuivre les dirigeants politiques, les économistes et les PDG qui leur ont fait croire que tout allait pour le mieux ?
Pire, des élus qui appuyèrent le Community Reinvestment Act sont toujours au pouvoir…
Barney Frank et Nancy Pelosi poussent d’ailleurs très fort actuellement pour que des milliards soient gaspillés dans GM, Ford et Chrysler.
Savent-ils vraiment ce qui est le mieux pour les Américains ?
Concernant les effets économiques de la politique Keynésienne d’investissements publics contre-cycliques en infrastructures, j’ai tendance à accorder le bénéfice du doute non pas à la majorité de la population, mais à la majorité des économistes experts en la matière, qui concluent (même après qu’ils aient lu, j’en suis persuadé, des arguments contre cette politique keynésienne) qu’elle a des effets globalement positifs.
De plus, la théorie keynésienne me semble logique. J’en décris ma compréhension dans mes commentaires # 15 et 22 sous le billet mensonge électoral du 13 novembre dernier.
Si quelqu’un pouvait m’indiquer où est la ou les faille(s) du raisonnement derrière la dite politique, j’en serais ravi.
Malheureusement, les arguments que j’ai pu obtenir jusqu’à maintenant contre cette politique se résument à :
« Une telle politique ne fait qu’allonger les crises économiques et ceux qui croient le contraire sont des imbéciles. La « preuve » est que les endroits où cette politique a été appliqué, les crises économiques ont duré des mois et parfois des années. »
Ce n’est pas le genre d’« arguments » susceptibles de m’amener à remettre en question mon préjugé favorable à la position des experts, et je crois sincèrement que cela n’est pas dû à un manque de bonne foi de ma part.
Je suis très intéressé à débattre ce sujet. Avez-vous de réels arguments à soumettre à mon analyse et à celle des autres lecteurs de ce blogue?
Par exemple, avez-vous perçu dans le document audio référé dans le billet ci-haut un ou deux arguments qui vous semblent prouver la justesse de votre position contre des investissements contre-cycliques en infrastructures publiques? Si oui, quel est (sont)-il(s)?
Article de 1980 (deja Vue)…
Should Chrysler keep going?
Should the U.S. government let Chrysler fail? Let’s reword the question: Should the government force taxpayers to subsidize a company whose products do not meet the market test? The answer becomes clear: No. Why should taxpayers have to pay to keep a firm in business? As consumers and producers, they have shown that they do not want to keep it going. Consumers are not willing to pay enough for Chrysler’s products to cover the company’s costs; producers–including suppliers to Chrysler and Chrysler employees–are not willing to sell their goods and services at a cost below Chrysler’s projected revenues. Consumers and producers have spoken, and that should be the end of it.
Suite :http://www.cato.org/pubs/pas/PA00Aes.html
Bien sûr, l’industrie automobile s’est adaptée comme on a pu le voir, grâce à l’argent généreusement dépensé en temps de crise pour les renflouer.
Maintenant, Chrysler a rompu sa dépendance avec l’État et on offre un produit qui plait de plus en plus aux consommateurs.
…
(Il est grand le mystère de la Foi !)
@ Garvey,
À ma connaissance, la théorie keynésienne ne prévoit pas venir à la rescousse d’entreprises spécifiques de productions de biens ou services.
Le sauvetage possible des constructeurs automobiles américains qui est actuellement discuté ne me semble donc pas devoir être identifié comme étant une politique keynésienne.
Personnellement, ce que je ferais pour aider l’industrie automobile américaine, ce serait d’octroyer aux constructeurs automobiles le droit d’engager les travailleurs volontaires pour travailler pour ces compagnies aux salaires fixés par les lois du marché. (Un peu comme Reagan a déjà menacé de le faire concernant les contrôleurs aériens qui étaient en grève et qui demandaient plus que ce que les lois du marché exigeaient).
L’argent n’a pas besoin d’être »lancé n’importe où ». Les deficit hawks(je n’en suis pas un) n’ont jamais prétendu qu’il fallait investir dans n’importe quel programme, peu importe le rapport coût-bénéfice qui lui est associé.
Oui. Et il faut ajouter un autre point à cet argument: le déficit draine de l’épargne privée, ce qui réduit l’offre de crédit et le renchérie par la même occasion. Donc, dans cette perspective il y a un arbitrage entre des taux d’intérêt relativement bas et des politiques destinées à stimuler la consommation.
Mais en même temps, les taux d’intérêt ont-ils réellement un effet sensible sur l’investissement, quand les anticipations relatives à la demande et à la consommation sont à la baisse?
D’ailleurs présentement la fed, qui contrôle plus ou moins les taux d’intérêt, maintient son taux directeur(court terme) à quasiment 0%.
Merci de ne pas me prêter l’opinion selon laquelle l’épargne est mauvaise.
Je crois que cet argument repose sur des bases assez précaires:
-Cycle économique oblige, les revenus des états font forcément augmenter dans les années à venir. Pour le reste, des réformes sont toujours possibles(pas seulement celles que tu as mentionnées)
-Il faut dire que la dette publique n’est pas qqchose de catastrophique, quand elle est maitrisée.
Ok, ce que je comprends de ta question, c’est »les politiciens sauront-ils où investir correctement l’argent des contribuables? ».
Ça me fait penser un peu à la méfiance que les gauchistes affichent systématiquement face à l’entreprise privée.
La théorie keynesienne a une vision très limitée des anticipations. ENtre autre, elle suppose que les agents économiques ne traitent pas de manière optimale les informations qu’ils ont. Imaginez ce que ça impliquerait de postuler l’hypothèse des anticipations rationelles pour le paradoxe de l’épargne que j’ai énoncé plus haut.
@ Le crible politique,
Oui vous avez raison c’est a cote du sujet mais j’ai trouve cet article interessant de 1980 en le lisant aujourdhui,on se retrouve dans la meme situation et avec les memes arguments du passe regardant les Big Three.
Consernant le kerneysien la deuxieme guerre mondiale si l’argument est valable que cela a sortie l’Amerique de la crise economiques des annees trentes, n’etait-ce pas une forme de theorie Kerneysienne,qui fit que le gouvernement avait injecter des milliards dans le systeme de defense en octroyant des contrats aux industries en plus de geler les salaires et les syndicats et limiter l’achat et la vente de produits essentiels tout en forcant la population a economiser causant une penurie d’articles non essentiels et deluxe le tout resultant a un tres bas taux de chomage apres quoi ce fut le boom economique des annees 50 et 60 avec l’infusion de fonds du gouvernement dans les « GIs » bills « FHA »home- loans ect.
Ma conclusion:Quand ca va mal on adopte le Kerneysien et quand tout va bien on peut le remplacer.
Le problème de cette conception, c’est que ça prend de la volonté pour venir dire, bon, on coupe le robinet.
Bonne chance. Vous allez avoir de nombreux syndiqués et dirigeants subventionnés qui vont sortir dans la rue.
Le keynésianisme est une dépendance à l’argent de l’État dont on se sort difficilement après la crise.
Quoi que… si les étatistes souhaitent l’implosion de leur État-providence, c’est la voie la plus coûteuse à prendre.
L’effet multiplicateur, cette absurdité mise au monde par Keynes qui affirment que les investissements publiques génèrent plus de retombés que la dépense originale.
Il n’y a pas de sous-consommation, il n’y a que des consommateurs qui ajustent leur demande.
Quand ça arrive t’es déjà baisé parce que c’est signe que l’État est déjà trop intervenu.
Milton n’a rien dit sur la consommation. Milton a attribué la crise de 1929 à la mauvaises gestion de la FED. (prouvant que les banques centrales ne servent à rien).
Et Keyne a été stupide au point de penser que ces déficit allaient se payer d’eux-même.
Si les théories ridicules de Keynes ont encore la côte, c’est uniquement pour que des politiciens avides puissent justifier leur étatisme.
Sans le keynésianisme, les politicien ne sont plus des sauveurs.
C’est dur pour l’égo.
L’effet multiplicateur n’implique absolument pas que les revenus engrangés par la dépense initiale seront suffisants pour résorber le déficit.
Ok. Mais je n’ai jamais prétendu adérer aux thèses sur la sous-consommation, que je sache.
Mais encore?
Milton friedman a dit que la fed n’avait pas injecté assez de liquidités dans l’économie pour répondre à la crise. Il n’y a par ailleurs aucun rapport de transitivité entre cette assertion et celle selon laquelle »les banques centrales ne servent à rien » tout simplement parce qu’elles peuvent optimiser leurs méthodes.
Ça c’est toi qui imagine ça.
Personnellement, je crois que certaines théories keynésiennes pourraient s’appliquer au Canada (fédéral).
Si on prend simplement la formule simple « en temps de prospérité, on rembourse la dette et en temps de crise on peut se permettre d’investir », ce n’est pas si loin de la réalité canadienne. (Graph)
Bien sûr, c’est seulement vrai depuis les années 90 et la dette est encore très grande.
Je crois que ca nous donne par contre une certaine marge de manoeuvre.
Cet « effet multiplicateur » dépend de l’investissement (privé ET publique). Le gouv. pourrait investir dans des secteurs clés (non désuets et moribonds) tels que les technologies, énergies, etc. (bref les secteurs d’avenir) et que ces investissements permettent une croissance et une augmentation des investissements privés dans ces secteurs, pourquoi pas !
Bien sûr, la pire erreur serait de vouloir jouer les populistes et vouloir sauver des emplois manufacturiers et autres emplois qui vont disparaître de toute façon (car les investissements privés ne suivront pas).
Mathématiquement, l’investissement engendre un surplus de revenu national supérieur. L’État peut se permettre, selon Keynes, de creuser un déficit : l’investissement public engendrant beaucoup de revenu, le « trou » dans les finances de l’État se résorbe de lui-même.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Keyn%C3%A9sianisme#L.E2.80.99intervention_publique_selon_Keynes
L’idée de l’effet multiplicateur de la dépense, décrit en premier par John Maynard Keynes, est que, dans une économie, une variation d’une des composantes de la demande agrégée, et en particulier une variation de la dépense publique, provoquera une variation plus élevée de la demande agrégée du fait d’une réaction positive de l’investissement à l’augmentation de la demande (l’investissement rentrant lui-même dans la demande agrégée). Cette idée d’effet multiplicateur est utilisée par les hommes politiques et certains courants économiques (dont le keynésianisme) pour justifier l’augmentation des dépenses de l’État, car cela augmenterait la demande agrégée et donc le PIB et l’emploi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur
Mais encore ?
L’État prend une position humble et admet que c’est au marché a s’ajuster par lui-même. le laissez-faire.
Non.
à cette époque on fonctionnait sous le gold standard. La FED ne pouvait pas imprimer d’argent.
Le problème de la FED a été de ne pas avoir ajuster la masse monétaire avec sa réserve d’or.
va relire le début de ce commentaire.
Cette portion de l’article ne comporte pas de source, as-tu remarqué? Cite moi keynes qui dit qqchose qui ressemble à »l’effet multiplicateur fait nécessairement en sorte que le déficit se résorbe »
En tout cas, la théorie du multiplicateur ne l’implique pas, dans la mesure où les revenus engrangés par l’état suite à l’expention de ses dépenses publiques ne sont pas nécessairement suffisants pour résorber le déficit public. Je ne vois pas comment tu peux nier ça.
The Fed was largely responsible for converting what might have been a garden-variety recession, although perhaps a fairly severe one, into a major catastrophe. Instead of using its powers to offset the depression, it presided over a decline in the quantity of money by one-third from 1929 to 1933 …
Au fait, milton friedman était contre le gold standard. La fed aurait bien pu accroître la masse monétaire facilement si elle n’avait pas eu ces »menottes dorés ».
Alors va modifier la page de wikipedia. On verra comment la communauté va accueillir tes suggestion.
Et il te faudra aussi modifier la page sur les effets multiplicateurs:
L’idée de l’effet multiplicateur de la dépense, décrit en premier par John Maynard Keynes, est que, dans une économie, une variation d’une des composantes de la demande agrégée, et en particulier une variation de la dépense publique, provoquera une variation plus élevée de la demande agrégée du fait d’une réaction positive de l’investissement à l’augmentation de la demande (l’investissement rentrant lui-même dans la demande agrégée). Cette idée d’effet multiplicateur est utilisée par les hommes politiques et certains courants économiques (dont le keynésianisme) pour justifier l’augmentation des dépenses de l’État, car cela augmenterait la demande agrégée et donc le PIB et l’emploi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur
Il y a encore quelque semaine, je trouvais stupide l’idée du « gold standard ». Plus maintenant.
Le « fiat currency » contrôler par la FED c’est comme le communisme, en théorie c’est une invention extraordinaire mais dans la pratique… Où il y a de l’homme il y a de l’hommerie.
Milton prônait la privatisation des banques centrales.
Une idée qui préférable au système actuelle mais une fois rendu là, aussi bien se dire qu’il faut se débarrasser des banques centrales.
Qu’on retourne au « free banking » ou les banque émettent leurs propres devises.
La paix sociale… Ne serait-ce pas les jeux romains modernes où l’on gave les ouailles de bonne nourriture et d’entertainment pour les rendre oisifs et dociles?
Ou la clé de la paix sociale ne résiderait-elle pas dans la scolarisation du bon peuple? Mieux outillé, plus productif, plus créatif, donc plus riche, donc moins de pauvreté.
Parfaitement d’accord! C’est ce que devrait faire l’état en cas de fermeture d’entreprise: aider les travailleurs à se recycler et/ou à trouver un autre emploi. Je dirais même une aide prêtée, un peu comme un prêt étudiant, impossible à soustraire d’une faillite personnelle.
La phrase suivante du texte de Wikipédia est:
« En particulier, cet effet est mentioné (sic) dans les périodes de creux économique par les tenants des politiques de relance.»
Cette théorie me semble avoir plein de bon sens lorsqu’elle est appliquée pour inverser un cercle vicieux de décroissance économique où la peur des gens se nourrit elle même et aggrave la dépression (bien qu’avec les économies ouvertes que l’on a maintenant, l’application d’une telle théorie sera relativement peu efficace sans une action concertée des autres pays avec lesquels il y a d’importants échanges commerciaux).
Si quelqu’un pouvait m’indiquer où se situe la faille (ou les failles) logique(s) de cette théorie (lorsque appliquée dans l’espoir de renverser un cercle vicieux de décroissance économique – déjà arrivé ou appréhendé par une large partie de la population), j’apprécierais énormément.
@ Le crible politique
Te voilà encore en train de manipuler les citations. C’est vraiment agaçant de te voir être aussi malhonnête dans les discussion.
Le texte ne dit pas:
« cet effet est mentioné (sic) uniquement dans les périodes de creux économique par les tenants des politiques de relance.»
Le texte dit:
« En particulier, cet effet est mentioné (sic) dans les périodes de creux économique par les tenants des politiques de relance.»
La théorie dit que le déficit se payent de lui-même.
La théorie oublie que le déficit signifie que l’on devra limiter la croissance économique en période de prospérité pour payer le déficit.
La théorie oublie que TOUT ce qui vient du gouvernement, SANS EXCEPTION, est inefficace.
Comme le keynésianisme passe par le gouvernement, cela implique que des sommes d’argent considérables sont dépensées de manière non-efficace et perdues dans la bureaucratie.
Laissons au premier ministre de la Suède, Fredrik Reinfeldt, la citation du jour:
Ce weekend, il disait ceci:
Le bonhomme est pas mal seul dans son coin, cependant. 70% des Suédois se prononcent en faveur de la nationalisation de Volvo, les syndicats et les partis d’opposition demandent de l’aide. J’ai même lu sur un blogue la proposition de vendre les biens de la famille royale suédoise pour financer l’aide à Volvo et Saab.
Mais, à date, le NEJ ne bronche pas.
@ Hollenthon,
Tu m’accuses à tort.
Si j’avais voulu manipuler la citation, j’aurais, comme tu l’as fait, retiré les mots « en particulier » au début de la phrase citée.
Or j’ai cité la phrase au complet, en prenant pour acquis que les lecteurs comprenaient le français et qu’ils savaient que « en particulier » voulait dire quelque chose comme « surtout » ou « entre autres » ou « principalement ».
J’ai alors exprimé l’opinion que la théorie me semblait valable dans ces circonstances particulières de dépressions économiques.
D’abord, merci d’avoir répondu à mon appel d’arguments. Tes arguments suscitent cependant d’autres questions:
D’abord, il me semble que la théorie prévoit que le remboursement de la dette pourrait ralentir la croissance économique retrouvée.
D’autre part, quel est le problème avec le fait qu’on devra limiter la croissance économique en période de croissance économique pour payer le déficit?
Ma compréhension de la théorie est que sur le cycle complet, les avantages obtenus en combattant la dépression font plus que compenser les désavantages pouvant découler du remboursement de la dette en période de croissance.
De plus, il arrive même que la banque centrale freine volontairement la croissance (en augmentant les taux d’intérêt) de manière à limiter l’inflation.
Freiner une croissance économique n’est donc pas nécessairement mauvais.
Je suis d’accord pour dire que les gouvernements sont généralement inefficaces comme le sont la plupart des monopoles.
Sauf que je ne vois pas d’acteur du secteur privé ayant les reins assez solides pour financer des infrastructures suffisamment importantes pour redonner confiance aux consommateurs et inverser les cercles vicieux observés lors des dépressions économiques.
Un acteur privé pourrait toujours tenter de le faire, mais il retirera une faible rentabilité de ses investissements le temps que la croissance économique revienne, ce qui le mettrait en position de faiblesse face à ses concurrents qui n’auraient rien fait pour remettre l’économie sur les rails.