"Le gentil Obama, écrit Yvan Rioufol, du Figaro, qu'on n'imagine pas en cow-boy, saura-t-il éviter la facilité d'une diplomatie angélique, uniquement construite sur le ''soft power'' et les amabilités?"

Le Quotidien
Le danger du "soft power" guette Obama
Par Jacques Brassard (Chronique, mercredi, 12 novembre 2008, p. 11)

ObamaSonnez trompettes! Chantez les choeurs! Le Messie entre à la Maison-Blanche!

Je n'aurais jamais cru que la plus grande démocratie au monde choisisse comme Président le candidat le plus à gauche de toute l'histoire des États-Unis. Le plus pacifiste. Le plus étatiste. Le plus "taxeux". Le plus fallacieux. Un orateur redoutable, certes, mais d'un vide abyssal. Tout son prêchi-prêcha est fondé sur une seule exhortation, martelée sans répit: l'espoir du changement! Il faut croire que l'électorat américain était prédisposé à accueillir un discours creux, mais tonifiant.

Il faut dire qu'il a pu compter sur l'appui de l'extrême gauche américaine "ce milieu, nous dit Michel Gurfinkiel, à la fois élitiste, décadent et extrémiste, jadis sovietophile, aujourd'hui énamouré du Tiers-monde et qui parasite le Parti démocrate depuis les années 60. L'extrême-gauche contrôle largement le monde intellectuel, les universités, les médias, Hollywood et une partie des Églises. En d'autres termes, les principaux relais d'opinion."

Couverture médiatique

Concrètement, cet appui s'est traduit par une couverture médiatique d'une partialité, d'un favoritisme et d'un chouchoutage éhontés. C'est sans doute la première fois que la presse américaine (à quelques exceptions près, tel Fox News) va aussi loin dans l'idolâtrie partisane. Pour ce qui est des médias occidentaux (dont ceux du Québec), ils ont encensé Obama et chanté ses louanges avec tant de complaisance et tant de courtisanerie que ça frisait l'indécence.

"Le peuple médiatique, l'élite politico-intellectuelle, écrit Laurent Murawiec, ont décidé que rien n'empêcherait l'apothéose de leur candidat. Tout ce qui pouvait nuire à Obama serait donc omis et caché; tout ce qui pouvait nuire à McCain serait monté en épingle et martelé à la tambourinade ."

Obama a pourtant plein de squelettes dans le placard. Daniel Pipes (spécialiste de l'islam radical) a mis en relief les relations d'Obama, tout au long de sa carrière, avec l'islam extrémiste. En particulier avec "The Nation of Islam", dont le leader, Louis Farakhan, est un raciste et un antisémite. Et, que dire de son pasteur pendant 20 ans, Jeremiah Wright, un raciste anti-blanc et un fasciste noir mégalomane antiaméricain. "Je ne l'ai jamais entendu parler ainsi", protestait Hussein Obama. Il devait roupiller durant les prêches du pasteur.

Une dernière mauvaise fréquentation: son amitié avec Rachid Khalidi, ancien porte-parole de l'OLP, ennemi déclaré et haineux d'Israël. Avec de pareils copinages gauchistes et islamistes, Obama, selon Daniel Pipes, "ne répondrait pas aux critères de sécurité exigés pour l'engagement des employés du gouvernement fédéral". Il est maintenant Président des États-Unis et Commandant en chef des armées américaines! Très rassurant!

La théocratie iranienne

À l'étranger, Obama était le candidat préféré. "Enfin, un Président compréhensif et pacifique, qui va retirer les troupes d'Irak, faire des pressions sur Israël pour que ce pays fasse toujours plus de concessions aux islamistes dont l'objectif est d'anéantir l'État juif et discuter gentiment avec le clown de Caracas et l'illuminé de Téhéran". J'ai bien peur que devant tant de gentillesse, les ennemis de l'Amérique et de l'Occident en profitent pour se renforcer, ce qui inclut une théocratie iranienne détentrice de l'arme nucléaire.

John McCain a fait une sortie honorable. Mais, il aurait pu dire, sous le coup de la déception: "Au fond, j'ai été battu par quoi? De l'argent et des votes ethniques!"

Ça ne vous rappelle pas un certain soir de 1995? Les médias, "meneurs de claques" d'Obama, auraient trouvé cela odieux et mesquin. Mais, en réalité, concernant l'argent, McCain aurait eu raison. Le trésor de guerre d'Obama était alimenté par les riches et le Grand capital. Il se chiffrait à plus de 700 millions de dollars. Quatre fois plus que McCain qui, lui, s'était conformé aux contraintes du financement public. L'orgie de dépenses en propagande du clan Obama n'a scandalisé personne dans le monde médiatique. Les journalistes et reporters trouvaient que ce coûteux et gigantesque lessivage de cerveaux était un bon coup, admirable à tous égards. Quant au vote des Afro-Américains, il était, pour Obama, à hauteur de 96%. Si les Blancs avaient voté McCain à un niveau pareil, la presse et l'élite politico-intellectuelle auraient hurlé au racisme, au vote racial!

"Le gentil Obama, écrit Yvan Rioufol, du Figaro, qu'on n'imagine pas en cow-boy, saura-t-il éviter la facilité d'une diplomatie angélique, uniquement construite sur le ''soft power'' et les amabilités?"

J'en doute fortement!