C'est la question posée par Richard Hétu.  Mais comme d'habitude, au lieu de réfléchir par lui-même, Hétu a plutôt préféré faire un copier-coller d'un article médiocre provenant du tout aussi médiocre New York Times.

Pour répondre à cette question, voici quelques chiffres éclairants sur l'électorat américain:

Élection États-Unis
Source: CNN Exit Polls, 1996, 2000, 2004, 2008

Premier constat, contrairement à ce que beaucoup de commentateurs politiques ont dit, il n'y a pas eu de changement de paradigme politique chez l'électorat, les bases idéologiques sont restées stables depuis les 4 dernières élections présidentielles.  La base conservatrice confère toujours à la droite un avantage certain sur la gauche.

De plus, un sondage Rasmussen publié le 3 octobre dernier révèle que 59% des Américains sont d'accord avec la pierre angulaire du reaganisme: "Government is not the solution to our problem; government is the problem".  Une proportion équivalente considère que les baisses de taxes sont bénéfiques pour l'économie.

Quel avenir pour le parti républicain ?

Mettre fin au risible concept de "compassionate conservatism" de George Bush. Cette idéologie allie le pire de 2 mondes: la droite sociale et un État interventionniste.

Le parti républicain doit retourner aux enseignements de Barry Goldwater: embrasser sans compromis la droite fiscale tout en se distançant de la droite sociale incarnée par son aile religieuse. De cette manière, le "Grand Old Party" pourra devenir un parti beaucoup plus consensuel, surtout pour les électeurs modérés.

La droite doit incarner la liberté individuelle.  Cette liberté devra être défendue par les républicains tant sur le plan fiscal et social.