MondialisationSur le site du parti libéral, Jean Charest promet de dépenser 10 millions de dollars pour encourager les Québécois à acheter des aliments produits localement.

On peut bien sûr se questionner sur la pertinence de gaspiller autant d'argent pour stimuler la consommation de produits locaux.  Si les aliments québécois sont intrinsèquement supérieurs à ceux produits à l'étranger, ils trouveront par eux-mêmes leur chemin dans nos assiettes.  Avec son programme, tout ce que le gouvernement réussira à faire, c'est de soustraire les produits agroalimentaires québécois à la compétition réduisant ainsi la nécessité pour les producteurs de développer un produit de qualité à faible coût.

De concert avec ses mesures protectionnistes, le parti libéral promet aussi de dépenser notre argent pour faire la promotion des aliments québécois sur les marchés extérieurs.

Bref, Jean Charest ne veut pas que les Québécois achètent de produits étrangers, mais il veut que les étrangers achètent des produits québécois.

Si le néolibéralisme se vend si mal à l'échelle internationale, c'est principalement à cause de ce double discours.  On veut profiter des effets de la mondialisation en exportant nos produits, mais on ne veut pas que les autres pays en retirent le même bénéfice.  Ce sont les politiciens hypocrites comme Jean Charest, avec leur néolibéralisme à sens unique, qui retardent l'avancée de la mondialisation.

L'achat local dans un "village global" signifie l'achat de produit "Made On Earth".