Antagoniste


12 novembre 2008

Propagande gauchiste Coup de gueule Économie En Vidéos États-Unis Gauchistan Récession

Hier, Jean-François Lisée était de passage au 98,5 pour faire la promotion de son livre « Pour une gauche efficace » (je vais revenir là-dessus cette semaine).

Au menu ? L’habituelle propagande gauchiste.

Jean-François Lisée a utilisé sa tribune pour dire à quel point le capitalisme est une bête immonde. Pour nous faire croire que Bush, les néoconservateurs, les déréglementeurs (sic) et les spéculateurs portaient sur leurs épaules tous les maux de la Terre. Bien sûr, l’animateur, dans un élan irrésistible de complaisance, a encouragé les délires de son invité.

Parce que la vérité doit triompher sur l’obscurantisme de la gauche, voici un vidéo de 7 minutes (en français !) sur les origines de la crise financière. Ce vidéo, sans doute le meilleur que j’ai pu voir sur les causes de la débâcle financière, est un petit bijou de vulgarisation. À voir absolument pour comprendre les événements présents.

Si seulement nos médias avaient l’honnêteté et la rigueur pour produire des reportages de cette qualité…

Ce billet s’ajoute à la longue liste de matériel que j’ai publiée sur les subprimes:


12 novembre 2008

Quand la perception devient la réalité Coup de gueule Élection 2008 États-Unis Hétu Watch

Élection Canada

Dans un éditorial publié dans le journal Métro, Steven Guilbeault proclame fièrement que le taux de participation lors de l'élection présidentielle a été le plus fort de l’histoire de ce pays. Ne soyons pas trop durs avec notre hippie nationale, il ne fait que répéter les balivernes publiées dans nos médias.

Le taux de participation lors de l'élection 2008 est estimé entre 60,7% et 61,7%. En 2004, la participation au scrutin a été de… 60,6%.

Le plus haut taux de participation lors d'une élection présidentielle a été de 67% en 1960.

Source:
CNN
Report: '08 turnout same as or only slightly higher than '04


12 novembre 2008

L’ennemi du néolibéralisme Économie Élection 2008 Mondialisation Québec

MondialisationSur le site du parti libéral, Jean Charest promet de dépenser 10 millions de dollars pour encourager les Québécois à acheter des aliments produits localement.

On peut bien sûr se questionner sur la pertinence de gaspiller autant d'argent pour stimuler la consommation de produits locaux.  Si les aliments québécois sont intrinsèquement supérieurs à ceux produits à l'étranger, ils trouveront par eux-mêmes leur chemin dans nos assiettes.  Avec son programme, tout ce que le gouvernement réussira à faire, c'est de soustraire les produits agroalimentaires québécois à la compétition réduisant ainsi la nécessité pour les producteurs de développer un produit de qualité à faible coût.

De concert avec ses mesures protectionnistes, le parti libéral promet aussi de dépenser notre argent pour faire la promotion des aliments québécois sur les marchés extérieurs.

Bref, Jean Charest ne veut pas que les Québécois achètent de produits étrangers, mais il veut que les étrangers achètent des produits québécois.

Si le néolibéralisme se vend si mal à l'échelle internationale, c'est principalement à cause de ce double discours.  On veut profiter des effets de la mondialisation en exportant nos produits, mais on ne veut pas que les autres pays en retirent le même bénéfice.  Ce sont les politiciens hypocrites comme Jean Charest, avec leur néolibéralisme à sens unique, qui retardent l'avancée de la mondialisation.

L'achat local dans un "village global" signifie l'achat de produit "Made On Earth".


12 novembre 2008

Quel avenir pour le parti républicain ? Économie En Chiffres États-Unis Hétu Watch Philosophie

C'est la question posée par Richard Hétu.  Mais comme d'habitude, au lieu de réfléchir par lui-même, Hétu a plutôt préféré faire un copier-coller d'un article médiocre provenant du tout aussi médiocre New York Times.

Pour répondre à cette question, voici quelques chiffres éclairants sur l'électorat américain:

Élection États-Unis
Source: CNN Exit Polls, 1996, 2000, 2004, 2008

Premier constat, contrairement à ce que beaucoup de commentateurs politiques ont dit, il n'y a pas eu de changement de paradigme politique chez l'électorat, les bases idéologiques sont restées stables depuis les 4 dernières élections présidentielles.  La base conservatrice confère toujours à la droite un avantage certain sur la gauche.

De plus, un sondage Rasmussen publié le 3 octobre dernier révèle que 59% des Américains sont d'accord avec la pierre angulaire du reaganisme: "Government is not the solution to our problem; government is the problem".  Une proportion équivalente considère que les baisses de taxes sont bénéfiques pour l'économie.

Quel avenir pour le parti républicain ?

Mettre fin au risible concept de "compassionate conservatism" de George Bush. Cette idéologie allie le pire de 2 mondes: la droite sociale et un État interventionniste.

Le parti républicain doit retourner aux enseignements de Barry Goldwater: embrasser sans compromis la droite fiscale tout en se distançant de la droite sociale incarnée par son aile religieuse. De cette manière, le "Grand Old Party" pourra devenir un parti beaucoup plus consensuel, surtout pour les électeurs modérés.

La droite doit incarner la liberté individuelle.  Cette liberté devra être défendue par les républicains tant sur le plan fiscal et social.