Obama

Il reste 1 460 jours avant la prochaine campagne présidentielle américaine et pendant les 1 459 jours à venir, il y a de fortes chances que je m'oppose fermement aux politiques du président démocrate.

Mais aujourd'hui, je ne peux passer sous silence le caractère historique de l'élection de Barack Obama comme 44e président des États-Unis.

Ils sont très peu nombreux les pays sur cette planète à avoir porté au pouvoir un chef d'État issu d'un groupe ethnique minoritaire.  J'ai 30 ans et je ne crois pas me tromper en disant que je risque de mourir bien avant de voir un président français d'origine magrébine ou un chancelier turc en Allemagne. Si Barack Obama a été si populaire à l'extérieur des États-Unis, c'est peut-être parce que les gens avaient la chance de vivre par procuration quelque chose qu'ils savaient impossible à réaliser dans leur propre pays.

Les États-Unis furent le dernier pays d'occident à avoir aboli l'esclavage.  Ce fut aussi le dernier pays avoir tourné le dos à la ségrégation raciale.  Mais aujourd'hui, les États-Unis sont devenus le premier pays d'occident à avoir élu un noir à la tête de leur gouvernement.

En l'espace de 40 ans, on est passé d'un pays où les noirs devaient céder leur place aux blancs dans les autobus à un pays où un noir aura l'opportunité de présider la destinée de 300 millions d'Américains.  L'élection de Barack Obama, c'est la démonstration du formidable dynamisme de la société américaine.  C'est l'illustration de ce qui a fait de ce pays une nation d'exception.  Au moment où le vieux démon fasciste se réveille en Europe, les Américains ont pris le chemin inverse pour exorciser leurs erreurs de passé.

Une fois de plus, les États-Unis d'Amérique se sont levés pour donner au monde un exemple à suivre