Samedi, à l'émission "Ouvert Le Samedi" diffusée sur la radio de Radio-Canada, on a eu droit à un débat de type "town hall".

Une participante dans la salle, ayant perdu son emploi dans l'industrie du textile, a posé la question suivante au candidat conservateur:

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J'ai trouvé la réponse peu convaincante.  Si j'avais été le candidat conservateur, voici ce que j'aurais répondu:

Madame, je pourrais bien tenter de vous flatter dans le sens du poil avec une réponse démagogique et populiste, mais vous méritez la vérité: ces emplois sont partis et ils ne reviendront jamais.  Ces emplois appartiennent désormais aux pays en voie de développement et non plus aux pays avec des économies industrialisées.

Pourquoi ne pas avoir eu recours aux quotas et à d'autres mesures protectionnistes ? Bonne question.  Chaque année, le coût de la vie augmente c'est-à-dire que tous les biens que nous achetons sont de plus en plus chers.  Tous les biens sauf… les vêtements !  Depuis que nous avons ouvert notre marché aux importations, le prix des vêtements diminue constamment ce qui permet à tous les Canadiens de réaliser des économies.  Vous allez peut-être me trouver "froid" mais je ne crois pas qu'il faille pénaliser 30 millions de Canadiens pour sauver 1 300 emplois.  Cette décision n'est pas idéologique, elle est rationnelle.

Le rôle du gouvernement est de recycler les travailleurs qui ont perdu leur emploi, pas de sacrifier les emplois du futur pour sauver les emplois du passé.