Les zartistesDevant le mécontentement de la classe politique québécoise suite aux coupures dans les subventions aux artistes, Josée Verner a déclaré que c'est le Québec qui devrait aider les artistes et pas le gouvernement fédéral.  Monique Jérôme-Forget a répliqué que la chose était impossible parce que les finances du Québec ne le permettaient pas.

Pourtant, depuis plusieurs semaines, les artistes et les politiciens nous cassent les oreilles en nous répétant sans cesse que les subventions à la culture génèrent des retombées économiques surpassant les sommes dépensées par les gouvernements.

Si c'est vraiment le cas, si les subventions à la culture sont des outils de développement économique efficaces, alors pourquoi Monique Jérôme-Forget ne trouve-t-elle pas les sommes nécessaires pour "investir" dans le secteur culturel ?  Si une subvention d'un dollar à Vincent Graton permet de ramener deux dollars dans les coffres de l'État alors pourquoi la ministre dit-elle ne pas avoir d'argent à consacrer aux artistes ?

Si Monique Jérôme-Forget n'est pas disposée à injecter plus d'argent dans les subventions à la culture, c'est probablement parce que les supposées retombées économiques ont plus à voir avec l'idéologie qu'avec l'économie.