Radio-CanadaHier, Stephen Harper a dû mettre sur la touche Ryan Sparrow, le directeur des communications du Parti conservateur.  Ryan Sparrow a déclaré que les critiques de Jim Davis, père d'un soldat mort en Afghanistan, étaient irrecevables parce que M. Davis était un partisan du parti libéral.  Vouloir minimiser les sentiments d'une personne en prétextant qu'ils étaient opportunistes est une chose inacceptable.

Par contre, personne n'a parlé de Tamara Alteresco, une journaliste pour la radio de Radio-Canada qui suit la campagne de Stephen Harper. Dans un reportage, Tamara Alteresco a fait état des larmes versées par Harper lorsqu'il a rencontré des familles de soldats tombés en Afghanistan.  Mais la journaliste s'est empressée de conclure son intervention en disant qu'il aura fallu une campagne électorale et près de 100 morts avant qu'Harper livre le fond de sa pensée.

L'allusion de Tamara Alteresco était aussi condamnable que celle de Ryan Sparrow.  Dans les 2 cas, on a voulu jeter une ombre sur les sentiments d'une personne affirmant que les émotions n'étaient pas sincères parce qu'elles étaient motivées par des considérations politiques.

Pour son écart de langage, Ryan Sparrow a été sanctionné.  Mais Tamara Alteresco n'aura pas à répondre de ses paroles.