Pourquoi les Québécois sont-ils aussi arriérés quand vient le temps de parler d'économie ?  Une partie de la faute est attribuable à l'ignorance des journalistes couvrant les dossiers économiques.

Prenons par exemple Gérald Fillion, le "spécialiste" des affaires économiques pour Radio-Canada.  Cette semaine Gérald Fillion a déversé son fiel sur les spéculateurs qu'il accuse d'être responsables de la déstabilisation des marchés (ici et ici).  Par conséquent, Fillion pense que les États devraient interdire la spéculation sur certains produits.

Pourtant, il n'existe aucune évidence que la spéculation est responsable des variations brutales de prix.  Au contraire, les spéculateurs permettent une stabilisation des marchés. Pour preuve, voici deux exemples où la spéculation a été interdite:

Spéculateur

Je vous cite le résumé d'un article paru dans le journal économique "Explorations in Economic History":

Explorations in Economic History
Populists versus theorists: Futures markets and the volatility of prices

In this paper, the divergence between popular and professional opinion on speculation in general and futures markets in particular is explored. Along the way, a synopsis of prevailing popular attitudes on futures markets is presented, and an outline of a formal model of futures markets and its implications for commodity price volatility are sketched. The heart of the analysis is drawn from the historical record on the establishment and prohibition of futures markets. Briefly, the results presented in this paper strongly suggest that futures markets were associated with—and most likely caused—lower commodity price volatility.

Think with your brain rather than with your heart !