Antagoniste


28 août 2008

Au nom du père, du fils et du saint-état… Coup de gueule Économie Québec

Toujours au sujet de l'incurie des médias économique au Québec, voici ce que Sophie Cousineau, journaliste économique pour La Presse, avait à dire au sujet de Maple Leaf:

La Presse
Maple Leaf est partout

L’innocuité des aliments que nous achetons à l’épicerie ou que nous consommons au restaurant ne peut souffrir aucune considération budgétaire, aucune polémique idéologique. Et s’il faut relever le taux de la TPS pour s’en assurer, so be it.

L'an dernier au Québec, 83 piétons sont décédés sur les routes du Québec, bien plus que les victimes de la listériose.

Suivons la logique de Sophie Cousineau… La sécurité des piétons ne peut souffrir aucune considération budgétaire, aucune polémique idéologique. Et s’il faut mettre un fonctionnaire à tous les coins de rue, so be it.

Sans blague… Les médias sont encore en train de nous fabriquer une crise pour ensuite réclamer plus d'étatisme.

Think with your brain rather than with your heart !


28 août 2008

Spéculer sur l’ignorance des gens Coup de gueule Économie En Chiffres International

Pourquoi les Québécois sont-ils aussi arriérés quand vient le temps de parler d'économie ?  Une partie de la faute est attribuable à l'ignorance des journalistes couvrant les dossiers économiques.

Prenons par exemple Gérald Fillion, le "spécialiste" des affaires économiques pour Radio-Canada.  Cette semaine Gérald Fillion a déversé son fiel sur les spéculateurs qu'il accuse d'être responsables de la déstabilisation des marchés (ici et ici).  Par conséquent, Fillion pense que les États devraient interdire la spéculation sur certains produits.

Pourtant, il n'existe aucune évidence que la spéculation est responsable des variations brutales de prix.  Au contraire, les spéculateurs permettent une stabilisation des marchés. Pour preuve, voici deux exemples où la spéculation a été interdite:

Spéculateur

Je vous cite le résumé d'un article paru dans le journal économique "Explorations in Economic History":

Explorations in Economic History
Populists versus theorists: Futures markets and the volatility of prices

In this paper, the divergence between popular and professional opinion on speculation in general and futures markets in particular is explored. Along the way, a synopsis of prevailing popular attitudes on futures markets is presented, and an outline of a formal model of futures markets and its implications for commodity price volatility are sketched. The heart of the analysis is drawn from the historical record on the establishment and prohibition of futures markets. Briefly, the results presented in this paper strongly suggest that futures markets were associated with—and most likely caused—lower commodity price volatility.

Think with your brain rather than with your heart !


28 août 2008

Démagogie Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

Hier, l'Institut Économique de Montréal a rendu public un document plaidant pour une exportation de l'eau douce québécoise.

Comme il fallait s'y attendre, l'organisme gauchiste "Eau Secours" a été scandalisé par cette proposition.

S'il est parfaitement légitime de remettre en question la viabilité économique du projet, le groupe écologiste a aussi fait preuve d'une démagogie navrante.

La Presse Affaire
Le Québec serait assis sur des milliards liquides

Pour la présidente d’Eau Secours, un autre problème est éthique. À l’heure actuelle, l’eau est considérée comme «une chose commune». À partir du moment où elle serait commercialisée à grande échelle, elle deviendrait un bien de consommation comme les autres.

«L’eau, ce n’est pas un produit, c’est essentiel à la vie. Tout le monde doit y avoir accès», assure-t-elle.

Vous savez ce qui est aussi essentiel à la vie ?  La nourriture !

Pourtant, en 2007,  les exportations d'aliments produits au Québec ont totalisé 4,1 milliards de dollars.  Ces exportations n'ont jamais remis en question la sécurité alimentaire des Québécois.

L'opposition au commerce de l'eau est motivée par un nationalisme à la sauce antiaméricaine. L'économie et le nationalisme n'ont jamais fait bon ménage…