En tout cas, j’espère qu’on va arrêter d’entendre des gens se plaindre à l’effet « qu’on ne prête qu’aux riches ». La prochaine fois que quelqu’un me la sort celle-là, je lui mets sous le nez la crise des « subprimes ».
On voit ce que ça fait quand on prête aux pauvres.
Cette correction brutale aurait pu être évitée si ce n’était du comportement déliquant des banques d’affaires et de l’extrême naïveté des consommateurs, séduits par la promesse de devenir propriétaire avec un risque réduit. Je préfère encore les anciennes règles de la SCHL… j’ai du verser 10% de capital pour être assuré lors de mon premier achat immobilier. Désormais, aucun capital n’est exigé, et certains prêteurs passent outre la règle tacite de 30% de revenu brut consacré au logement. Le phénomène n’aura jamais l’ampleur de la catastrophe américaine, mais si les taux d’intérêt remontent pour freiner l’inflation américaine… bref.
« Borrowers with little or no income, little or no equity and a history of not paying their bills have been handed variable-rate mortgages they cannot afford. These loans are high risk — hence, subprime — and in early 2007, one in every eight U.S. subprime loans was in default. Projections are this number will double by June, 2008.
Why would subprime lenders put themselves in this precarious position? The simple answer is they thought they had a system to mitigate their risk while still making a profit. After they got the borrower to sign on the dotted line, the lending institutions packaged up the loans and sold them to hedge funds, mutual funds and private equity groups looking for quick returns.
To make matters worse, many of the buyers of these packaged loans used borrowed funds, thus adding another layer of debt to a shaky foundation. The shares of these companies were then bought by pension funds and insurance companies looking for high returns, even though they would never have bought the risky mortgages outright.
This layer upon layer of risky debt was created to fuel one thing: short-term profits. (…) »
Cette correction brutale aurait pu être évitée si ce n’était du comportement déliquant des banques d’affaires et de l’extrême naïveté des consommateurs, séduits par la promesse de devenir propriétaire avec un risque réduit.
Je préfère un système ou les gens ont la liberté de prendre ce genre de risque qu’un système régenté par l’état et ou toute prise de risque est impossible.
Ensuite, qu’on laisse le marché punir ceux qui auront pris de mauvaises décisions.
« Ensuite, qu’on laisse le marché punir ceux qui auront pris de mauvaises décisions. »
Le problème, c’est que les seuls qui sont véritablement punis, ce sont les consommateurs… le méchant gouvernement a débloqué des liquidités pour éviter la faillite des prêteurs, mais n’a pas cru bon aider les emprunteurs… mais bon. Business as usual.
J’avais oublié que les radicaux n’ont aucune empathie. Désolé, on ne m’y reprendra plus.
Donc, on permet la faillite des prêteurs, et par conséquent, celles de milliers d’épargnants, avec des conséquences incaculables sur l’économie mondiale, probablement une profonde récession. Cette option est tellement irresponsable que même les dirigeants américains ont choisi d’intervenir…
Fascinant votre discours. Parfois, je pense que c’est vous qui souhaitez un Grand soir, qui permettra de se débarasser de l’État discrédité pour son inaction…
« La fin du déclin des prix de l’immobilier est «une condition sine qua non pour l’issue de la crise financière mondiale actuelle», avance M. Greenspan, qui reste très écouté par la planète financière.
Revenant sur les solutions gouvernementales pour sauver les deux géants du refinancement hypothécaire américain Fannie Mae et Freddie Mac, plombés par la débâcle des «subprime», M. Greenspan juge qu’elles sont «mauvaises».
«Ils (l’administration Bush) auraient dû faire fi des actionnaires (et) nationaliser les institutions avec une législation adaptée les scindant en 5 ou 10 unités (…) bénéficiant du soutien nécessaire des contribuables pour qu’elles soient financièrement viables», suggère M. Greenspan.
Victimes de la détérioration du marché de l’immobilier et de l’effondrement de leurs cours de Bourse, Freddie Mac et sa soeur jumelle Fannie Mae ont connu, début juillet, une crise qui a nécessité l’intervention du département du Trésor, équivalent du ministère français de l’économie et des Finances.
Les autorités ont ainsi mis en place un plan de sauvetage, validé par le Congrès et signé par le président George W. Bush, qui permet notamment au Trésor d’acheter des actions des deux organismes ou de leur prêter plus d’argent, jusqu’à fin 2009. »
«Ils (l’administration Bush) auraient dû faire fi des actionnaires (et) nationaliser les institutions avec une législation adaptée les scindant en 5 ou 10 unités (…) bénéficiant du soutien nécessaire des contribuables pour qu’elles soient financièrement viables», suggère M. Greenspan.
Nope.
On laisse tout le monde faire faillite et on remet au gout du jour les vieux standards des prêts hypothécaires sécuritaires et ça finit là.
On enlève pas l’argent des poches de ceux qui ont été responsables pour le foutre dans les poches de ceux qui ont pris des risques (autant prêteurs qu’emprunteurs).
« On laisse tout le monde faire faillite et on remet au gout du jour les vieux standards des prêts hypothécaires sécuritaires et ça finit là. »
Je n’aime pas être catastrophiste (sic) mais je craindrais les conséquences d’une faillite généralisée des prêteurs, qui entraînerait inévitablement celle de milliers d’épargants.
Ce n’est plus seulement d’économie qu’on parle: parfois, les conséquences d’une crise sont incalculables…
Je n’aime pas être catastrophiste (sic) mais je craindrais les conséquences d’une faillite généralisée des prêteurs, qui entraînerait inévitablement celle de milliers d’épargants.
Elle vient d’où l’argent qui va sauver ces épargnants ?
“On laisse tout le monde faire faillite et on remet au gout du jour les vieux standards des prêts hypothécaires sécuritaires et ça finit là. ”
Je n’aime pas être catastrophiste (sic) mais je craindrais les conséquences d’une faillite généralisée des prêteurs, qui entraînerait inévitablement celle de milliers d’épargants.
Ce n’est plus seulement d’économie qu’on parle: parfois, les conséquences d’une crise sont incalculables…
Vrai, mais comment clearer le système des mauvais investissements et du crédit trop facile?
On parle de trillions de perte qui auront à être reconnu.
La décision maintenant c’est de choisir si le gouvernement va se noyer en essayant de secourir la victime ou si on la laisse à elle-même.
Le gouvernement ne peut tout simplement pas empêcher la récession et les pertes du secteur financier. Il peut juste les transférer à d’autre personne (ce qu’il fait allègrement).
Elle vient d’où l’argent qui va sauver ces épargnants ?
De nous, surtout.
D’ou le fait qu’il un peu difficile de prôner un laisser aller total des banques. Si les faillites bancaires ne toucheraient que les consommateurs qui ont contactés ces prêts à des conditions ridicules, je n’aurais aucun problèeme avec ca.
Est-ce que je me trompe, ou une telle crise aurait eu beaucoup plus de problème a surgir dans un marché bancaire moins segmenté?
« amusant, dans ton texte Greenspan dit que la crise tire à sa fin… »
Mais j’espère bien qu’il a raison ! je ne souhaite pas une catastrophe aux USA, ce sont nos plus partenaires commerciaux. Nous sommes un État américain doté d’une Constitution différente, thats’it. Les banques ont eu une sévère leçon, qui aurait pu avoir des conséquences autrement plus funeste…
« Elle vient d’où l’argent qui va sauver ces épargnants ? »
Probablement du même endroit que celui qui a sauvé les prêteurs Je ne dis pas que l’État doit secourir absolument les consommateurs (j’imagine le déficit !!!), mais il doit au moins envoyer le signal que la récréation est finie.
@Honorius
« comment clearer le système des mauvais investissements et du crédit trop facile? »
La question est là, et elle est plus large. Est-ce que le marché peut se discipliner lui-même, afin d’éviter les corrections majeures ? Le problème nait en partie de la compétition entre prêteurs et de la vision à très court terme que cela favorise.
Est-ce que la responsabilité corporative est un mythe ? Je n’ai pas la réponse, mais plusieurs entreprises font quand même attention. Dans le marché hypothécaire canadien, il y a des requins (surtout les compagnies d’assurance) mais plusieurs ont des règles strictes de prêt (Nationale, Royale, Desjardins). C’est déjà ça… une saine gestion du risque, me semble que c’est la base !
Je ne dis pas que l’État doit secourir absolument les consommateurs (j’imagine le déficit !!!), mais il doit au moins envoyer le signal que la récréation est finie.
le marché est plus efficace que l’état pour envoyer ce genre de signal.
De nous, surtout.
Voilà. Prendre a Pierre pour donner à Paul n’aurait donc servi à rien.
Est-ce que je me trompe, ou une telle crise aurait eu beaucoup plus de problème a surgir dans un marché bancaire moins segmenté?
Si tu as un marché avec 5 banques et que 2 font faillites ce sera plus grave qu’une faillites de 5 banques dans un marché avec 100 institutions.
Est-ce que le marché peut se discipliner lui-même, afin d’éviter les corrections majeures ? Le problème nait en partie de la compétition entre prêteurs et de la vision à très court terme que cela favorise. (Nicolas_Racine
Commentaire #18)
Le problème vient plutôt du fait que les prêteurs savent que, s’il y a une crise, l’État-Providence viendra les sauver.
Si l’État les laissait couler lorsqu’il y a une crise, ils comprendraient le message et ne recommenceraient pas.
De plus, l’État ne fait qu’accentuer la crise et la prolonger en intervenant, puisqu’il gaspille d’autres ressources.
« Si l’État les laissait couler lorsqu’il y a une crise, ils comprendraient le message et ne recommenceraient pas. »
Il y en a qui ne comprennent pas vite vite…
Tiens, avant le dodo, une citation de mon auteur préféré. Bonne nuit, bloggers.
Bernard Shaw…
“L’humanité serait depuis longtemps heureuse si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l’employaient à ne pas les commettre”
“L’humanité serait depuis longtemps heureuse si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l’employaient à ne pas les commettre”
C’est en plein ce que je dis. Pour une fois je t’approuve. On va finir par faire quelque chose avec toi.
J’avais oublié que les radicaux n’ont aucune empathie. Désolé, on ne m’y reprendra plus.
Robin-des-boisisme… Comment peux-tu prévilégier la solution de voler tous les contribuables pour sauver la maison d’un certain nombre d’imprudents pathologiques?
Si ça crée une récession c’est que l’économie roulait au dessus de ses moyens. La correction va finir par se faire tôt ou tard malgré les patchs des gouvernements.
Gages-tu que les idiots de consommateurs et de gestionnaires qui se sont fait pognés et à qui ont dit : « Assumez vos erreurs au lieu de les faire assumer par le reste de la société! » se feraient reprendre une 2ème fois?
Ça c’est pas manquer d’empathie. On en a de l’empathie. C’est simplement agir en bon père de famille que leur laisser apprendre à la dure.
Moi j’ai eu deux périodes dans ma vie. Ma jeunesse où mes parents m’ont élevé dans la ouatte. La 2ème partie ce fût le marché du travail. C’est là que la vie m’a rattrapé et que j’ai compris que se la faire jouer dure c’est désagréable, mais maudit que c’est indispensable à faire de toi une personne plus forte. Maintenant je ne suis plus capable d’être dans ma zone de confort. Si c’est pas dur je suis pas heureux.
Ok! Ça tue pas de vivre des expérences difficles. Ça nous rend plus fort. Y’a trois types de personnes dans la vie :
1. Ceux qui se relèvent debout quand ils tombent et qui voient le positif dans leur chûte, c’est à dire l’apprentissage qu’ils en ont fait.
2. Ceux qui restent à terre et qui se donnent pas la peine de se relever. Ceux-ci restent là à se lamenter pour que quelqu’un vienne les relever.
3. Ceux qui savent pas quoi faire quand ils se retrouvent à terre parce qu’ils n’ont jamais tombé.
La gauche voudrait que tout le monde soit dans la 2ème et 3ème catégorie. Mais c’est pas ça la vie. La vie c’est une sucession de chûtes et de relèvement. Plus la chûte fait mal plus on apprend à pas la refaire.
Ceux qui ont perdu leur maison vont s’en remettre. Les épargnants ont placés à risque, ils le savaient et ils doivent assumer. Penses-tu que mes putains de REER dégringolent pas par les temps qui courent? Moi au moins j’ai pas tout mis mes oeufs dans le même panier. J’avais déjà eu ma claque sur les doigts dans le passé.
Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
-Nietzche
N’empêche que comme un créancier veut se faire rembourser, je ne comprends pas comment des banques ont pu accorder des hypothèques à des gens peu ou pas solvables.
Elle est là mon interrogation. Autrement, comme on dit, que du monde se plantent, ça fait partie de la game.
(Câsserole que ton nick est pénible à écrire. C’est quasiment pire que les jeunôts d’aujourd’hui avec des noms composés de deux mètre de long. Moi quand je fais leurs paies ces p’tit maudits là, j’te passe le sabre-abréviatoire dans ça ces noms là… pas de temps à perdre! Qu’ils se plaignent auprès de leur parents nom d’une pipe! (C) Galadriel):
N’empêche que comme un créancier veut se faire rembourser, je ne comprends pas comment des banques ont pu accorder des hypothèques à des gens peu ou pas solvables.
Ça me fait rire parce qu’à ma job on est présentement dans une situation avec une de nos filiales qui est à deux poils de nez de la faillite. (et non c’est pas la faute du directeur des finances, je tiens à le préciser.)
Là on est très très loin du domaine hypothécaire, mais tu ne croirais MÊME pas ça, à quel point les créanciers, bancaires de surcroit, on pris des risques, mais des risques GROS et GRAS, du gros risque pas-propre et pas trop réfléchi à mons sens, en nous prêtant et prêtant sans arrêt. Moi je les regardais aller y’a déjà plus d’un an et je me disais en moi-même : « Ayoye! Sont malades… on dirait qu’ils en ont rien à foutre de leur argent. » et là je parle de plusieurs millions!
Ça colle pas à ce qu’on apprend à l’université non? Mais je te confirme pareille que dans la vrai vie les créanciers en font des bourdes comme tout le monde.
N’empêche que comme un créancier veut se faire rembourser, je ne comprends pas comment des banques ont pu accorder des hypothèques à des gens peu ou pas solvables.
Les banques ont misé sur la croissance du marché immobilier i.e. ils ce sont dit: « si le type ne peut pas payer parce qu’on pourra saisir sa maison et comme le marché immobilier est en expansion, quand on va saisir la maison, elle aura pris de la valeur ».
Les banques ont misé sur la croissance du marché immobilier i.e. ils ce sont dit: “si le type ne peut pas payer parce qu’on pourra saisir sa maison et comme le marché immobilier est en expansion, quand on va saisir la maison, elle aura pris de la valeur”. (David, #28)
Hum ! C’était risqué, mais c’était loin d’être fou.
P.S.: Je trouve cela tellement agréable d’avoir pris tous mes vendredis et lundis off pour le mois d’août, je peux bloguer plus tard.
P.S.: Je trouve cela tellement agréable d’avoir pris tous mes vendredis et lundis off pour le mois d’août, je peux bloguer plus tard.
Ça ressemble à une justification. Qui ne saurait mieux tomber car moi j’anticipe toujours que quelqu’un m’attaque à nouveau sur cet aspect.
Fais-toi en pas avec ce que le monde peuvent bien penser de ton horaire de bloguage. Je sais que certains t’ont cassé le bicycle avec ça.
C’est pas de leurs oignons. Moi je travaille demain à 8h30 et je suis pas encore pieuté. C’est mon problème si je veux avoir l’air d’un zombie demain matin. Heureusement la machine à café est pas loin de mon bureau. En plus, le monde ont peur de venir me voir dans mon bureau avec une face de même. Ça me permet d’avancer dans mes dossiers.
Donc j’en profite pour passer un message à quiconque serait tenté de me rejouer la carte des heures auxquelles je blog : Vous allez vous faire répondre de manière très cinglante et pas polie.
Ceux qui croit encore que cette crise est la faute du marché se mettent un doigt dans l’oeil.
C’est vrai que se sont les banques qui ont prêtées à des gens qui normalement n’auraient jamais dû avoir accès à un prêt, mais cette situation n’aurait jamais été possible sans sans la participation de l’État.
Avec la Fed qui conservait un taux d’intérêt très faible, les banques pouvait emprunter et « redistribuer » cet argent à un taux toujours aussi faible. Lorsqu’elles étaient à cours de liquidité, il était très facile de titriser leur portefeuille de prêt…et c’est là que Faddie et Freddy entraient en jeu!
Laissez le marché régler tout ça, et les taux d’intérêt aurait augmenté beaucoup plus rapidement car la demande en emprunt était beaucoup plus grande que l’offre monétaire disponible. Et que se passe-t-il quand la demande est plus grande que l’offre?
La quantité de prêt à risque auraient alors été beaucoup moindre…il en va de même pour la valeur des maisons qui n’aurait pas augmenté aussi rapidement…
Très élémentaire, mais ça ben l’air que les étatistes, TVA et leurs amis ne comprennent rien…
En tout cas, j’espère qu’on va arrêter d’entendre des gens se plaindre à l’effet « qu’on ne prête qu’aux riches ». La prochaine fois que quelqu’un me la sort celle-là, je lui mets sous le nez la crise des « subprimes ».
On voit ce que ça fait quand on prête aux pauvres.
Ou est JLP pour prôner la nationalisation des banques LOL
Vive Adam Smith!
Faudrait aussi nationaliser les garanties prolongées…
Cette correction brutale aurait pu être évitée si ce n’était du comportement déliquant des banques d’affaires et de l’extrême naïveté des consommateurs, séduits par la promesse de devenir propriétaire avec un risque réduit. Je préfère encore les anciennes règles de la SCHL… j’ai du verser 10% de capital pour être assuré lors de mon premier achat immobilier. Désormais, aucun capital n’est exigé, et certains prêteurs passent outre la règle tacite de 30% de revenu brut consacré au logement. Le phénomène n’aura jamais l’ampleur de la catastrophe américaine, mais si les taux d’intérêt remontent pour freiner l’inflation américaine… bref.
« Borrowers with little or no income, little or no equity and a history of not paying their bills have been handed variable-rate mortgages they cannot afford. These loans are high risk — hence, subprime — and in early 2007, one in every eight U.S. subprime loans was in default. Projections are this number will double by June, 2008.
Why would subprime lenders put themselves in this precarious position? The simple answer is they thought they had a system to mitigate their risk while still making a profit. After they got the borrower to sign on the dotted line, the lending institutions packaged up the loans and sold them to hedge funds, mutual funds and private equity groups looking for quick returns.
To make matters worse, many of the buyers of these packaged loans used borrowed funds, thus adding another layer of debt to a shaky foundation. The shares of these companies were then bought by pension funds and insurance companies looking for high returns, even though they would never have bought the risky mortgages outright.
This layer upon layer of risky debt was created to fuel one thing: short-term profits. (…) »
http://www.financialpost.com/story.html?id=03d97289-ec96-4d8b-a1fd-d41f8d1c48ed
Et l’inflation pourrait aussi diminuer.
http://www.lesaffaires.com/article/1/publication–lesaffaires/2008-08-09/480878/linflation-sur-le-point-de-casser-.fr.html
@ Nicolas_Racine :
Je préfère un système ou les gens ont la liberté de prendre ce genre de risque qu’un système régenté par l’état et ou toute prise de risque est impossible.
Ensuite, qu’on laisse le marché punir ceux qui auront pris de mauvaises décisions.
@Hollenthon
« Ensuite, qu’on laisse le marché punir ceux qui auront pris de mauvaises décisions. »
Le problème, c’est que les seuls qui sont véritablement punis, ce sont les consommateurs… le méchant gouvernement a débloqué des liquidités pour éviter la faillite des prêteurs, mais n’a pas cru bon aider les emprunteurs… mais bon. Business as usual.
http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=12561184
@ Nicolas_Racine :
C’est supposé m’émouvoir? Si un consommateur prend une mauvaise décision, c’est son problème.
Pour le reste, je suis d’accord que le gouvernement aurait du laisser les banques incompétentes faire faillites.
@Hollenthon
J’avais oublié que les radicaux n’ont aucune empathie. Désolé, on ne m’y reprendra plus.
Donc, on permet la faillite des prêteurs, et par conséquent, celles de milliers d’épargnants, avec des conséquences incaculables sur l’économie mondiale, probablement une profonde récession. Cette option est tellement irresponsable que même les dirigeants américains ont choisi d’intervenir…
Fascinant votre discours. Parfois, je pense que c’est vous qui souhaitez un Grand soir, qui permettra de se débarasser de l’État discrédité pour son inaction…
J’avais posté ça hier
« La fin du déclin des prix de l’immobilier est «une condition sine qua non pour l’issue de la crise financière mondiale actuelle», avance M. Greenspan, qui reste très écouté par la planète financière.
Revenant sur les solutions gouvernementales pour sauver les deux géants du refinancement hypothécaire américain Fannie Mae et Freddie Mac, plombés par la débâcle des «subprime», M. Greenspan juge qu’elles sont «mauvaises».
«Ils (l’administration Bush) auraient dû faire fi des actionnaires (et) nationaliser les institutions avec une législation adaptée les scindant en 5 ou 10 unités (…) bénéficiant du soutien nécessaire des contribuables pour qu’elles soient financièrement viables», suggère M. Greenspan.
Victimes de la détérioration du marché de l’immobilier et de l’effondrement de leurs cours de Bourse, Freddie Mac et sa soeur jumelle Fannie Mae ont connu, début juillet, une crise qui a nécessité l’intervention du département du Trésor, équivalent du ministère français de l’économie et des Finances.
Les autorités ont ainsi mis en place un plan de sauvetage, validé par le Congrès et signé par le président George W. Bush, qui permet notamment au Trésor d’acheter des actions des deux organismes ou de leur prêter plus d’argent, jusqu’à fin 2009. »
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080813/LAINFORMER/80813244/5891/LAINFORMER01
Nope.
On laisse tout le monde faire faillite et on remet au gout du jour les vieux standards des prêts hypothécaires sécuritaires et ça finit là.
On enlève pas l’argent des poches de ceux qui ont été responsables pour le foutre dans les poches de ceux qui ont pris des risques (autant prêteurs qu’emprunteurs).
Quelques régulations aussi…
« On laisse tout le monde faire faillite et on remet au gout du jour les vieux standards des prêts hypothécaires sécuritaires et ça finit là. »
Je n’aime pas être catastrophiste (sic) mais je craindrais les conséquences d’une faillite généralisée des prêteurs, qui entraînerait inévitablement celle de milliers d’épargants.
Ce n’est plus seulement d’économie qu’on parle: parfois, les conséquences d’une crise sont incalculables…
Nicolas_Racine
amusant, dans ton texte Greenspan dit que la crise tire à sa fin…
C’est juste que les gens qui ont supposément de l’empathie font plus de tort que de bien.
Elle vient d’où l’argent qui va sauver ces épargnants ?
Vrai, mais comment clearer le système des mauvais investissements et du crédit trop facile?
On parle de trillions de perte qui auront à être reconnu.
La décision maintenant c’est de choisir si le gouvernement va se noyer en essayant de secourir la victime ou si on la laisse à elle-même.
Le gouvernement ne peut tout simplement pas empêcher la récession et les pertes du secteur financier. Il peut juste les transférer à d’autre personne (ce qu’il fait allègrement).
De nous, surtout.
D’ou le fait qu’il un peu difficile de prôner un laisser aller total des banques. Si les faillites bancaires ne toucheraient que les consommateurs qui ont contactés ces prêts à des conditions ridicules, je n’aurais aucun problèeme avec ca.
Est-ce que je me trompe, ou une telle crise aurait eu beaucoup plus de problème a surgir dans un marché bancaire moins segmenté?
@David
« amusant, dans ton texte Greenspan dit que la crise tire à sa fin… »
Mais j’espère bien qu’il a raison ! je ne souhaite pas une catastrophe aux USA, ce sont nos plus partenaires commerciaux. Nous sommes un État américain doté d’une Constitution différente, thats’it. Les banques ont eu une sévère leçon, qui aurait pu avoir des conséquences autrement plus funeste…
« Elle vient d’où l’argent qui va sauver ces épargnants ? »
Probablement du même endroit que celui qui a sauvé les prêteurs
Je ne dis pas que l’État doit secourir absolument les consommateurs (j’imagine le déficit !!!), mais il doit au moins envoyer le signal que la récréation est finie.
@Honorius
« comment clearer le système des mauvais investissements et du crédit trop facile? »
La question est là, et elle est plus large. Est-ce que le marché peut se discipliner lui-même, afin d’éviter les corrections majeures ? Le problème nait en partie de la compétition entre prêteurs et de la vision à très court terme que cela favorise.
Est-ce que la responsabilité corporative est un mythe ? Je n’ai pas la réponse, mais plusieurs entreprises font quand même attention. Dans le marché hypothécaire canadien, il y a des requins (surtout les compagnies d’assurance) mais plusieurs ont des règles strictes de prêt (Nationale, Royale, Desjardins). C’est déjà ça… une saine gestion du risque, me semble que c’est la base !
le marché est plus efficace que l’état pour envoyer ce genre de signal.
Voilà. Prendre a Pierre pour donner à Paul n’aurait donc servi à rien.
Si tu as un marché avec 5 banques et que 2 font faillites ce sera plus grave qu’une faillites de 5 banques dans un marché avec 100 institutions.
Le problème vient plutôt du fait que les prêteurs savent que, s’il y a une crise, l’État-Providence viendra les sauver.
Si l’État les laissait couler lorsqu’il y a une crise, ils comprendraient le message et ne recommenceraient pas.
De plus, l’État ne fait qu’accentuer la crise et la prolonger en intervenant, puisqu’il gaspille d’autres ressources.
@Humain
« Si l’État les laissait couler lorsqu’il y a une crise, ils comprendraient le message et ne recommenceraient pas. »
Il y en a qui ne comprennent pas vite vite…
Tiens, avant le dodo, une citation de mon auteur préféré. Bonne nuit, bloggers.
Bernard Shaw…
“L’humanité serait depuis longtemps heureuse si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l’employaient à ne pas les commettre”
“L’humanité serait depuis longtemps heureuse si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l’employaient à ne pas les commettre”
C’est en plein ce que je dis. Pour une fois je t’approuve. On va finir par faire quelque chose avec toi.
Nicolas:
Robin-des-boisisme… Comment peux-tu prévilégier la solution de voler tous les contribuables pour sauver la maison d’un certain nombre d’imprudents pathologiques?
Si ça crée une récession c’est que l’économie roulait au dessus de ses moyens. La correction va finir par se faire tôt ou tard malgré les patchs des gouvernements.
Gages-tu que les idiots de consommateurs et de gestionnaires qui se sont fait pognés et à qui ont dit : « Assumez vos erreurs au lieu de les faire assumer par le reste de la société! » se feraient reprendre une 2ème fois?
Ça c’est pas manquer d’empathie. On en a de l’empathie. C’est simplement agir en bon père de famille que leur laisser apprendre à la dure.
Moi j’ai eu deux périodes dans ma vie. Ma jeunesse où mes parents m’ont élevé dans la ouatte. La 2ème partie ce fût le marché du travail. C’est là que la vie m’a rattrapé et que j’ai compris que se la faire jouer dure c’est désagréable, mais maudit que c’est indispensable à faire de toi une personne plus forte. Maintenant je ne suis plus capable d’être dans ma zone de confort. Si c’est pas dur je suis pas heureux.
Ok! Ça tue pas de vivre des expérences difficles. Ça nous rend plus fort. Y’a trois types de personnes dans la vie :
1. Ceux qui se relèvent debout quand ils tombent et qui voient le positif dans leur chûte, c’est à dire l’apprentissage qu’ils en ont fait.
2. Ceux qui restent à terre et qui se donnent pas la peine de se relever. Ceux-ci restent là à se lamenter pour que quelqu’un vienne les relever.
3. Ceux qui savent pas quoi faire quand ils se retrouvent à terre parce qu’ils n’ont jamais tombé.
La gauche voudrait que tout le monde soit dans la 2ème et 3ème catégorie. Mais c’est pas ça la vie. La vie c’est une sucession de chûtes et de relèvement. Plus la chûte fait mal plus on apprend à pas la refaire.
Ceux qui ont perdu leur maison vont s’en remettre. Les épargnants ont placés à risque, ils le savaient et ils doivent assumer. Penses-tu que mes putains de REER dégringolent pas par les temps qui courent? Moi au moins j’ai pas tout mis mes oeufs dans le même panier. J’avais déjà eu ma claque sur les doigts dans le passé.
Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
-Nietzche
Le Gogauchisme, c’est: Maman, va t’arranger cela.
Le Centrisme, c’est: Je ne sais pas quoi faire et je n’ose rien faire.
Le Droitisme, c’est: Je vais trouver la solution et m’en sortir.
N’empêche que comme un créancier veut se faire rembourser, je ne comprends pas comment des banques ont pu accorder des hypothèques à des gens peu ou pas solvables.
Elle est là mon interrogation. Autrement, comme on dit, que du monde se plantent, ça fait partie de la game.
@derteilzeitberliner
(Câsserole que ton nick est pénible à écrire. C’est quasiment pire que les jeunôts d’aujourd’hui avec des noms composés de deux mètre de long. Moi quand je fais leurs paies ces p’tit maudits là, j’te passe le sabre-abréviatoire dans ça ces noms là… pas de temps à perdre! Qu’ils se plaignent auprès de leur parents nom d’une pipe! (C) Galadriel):
Ça me fait rire parce qu’à ma job on est présentement dans une situation avec une de nos filiales qui est à deux poils de nez de la faillite. (et non c’est pas la faute du directeur des finances, je tiens à le préciser.)
Là on est très très loin du domaine hypothécaire, mais tu ne croirais MÊME pas ça, à quel point les créanciers, bancaires de surcroit, on pris des risques, mais des risques GROS et GRAS, du gros risque pas-propre et pas trop réfléchi à mons sens, en nous prêtant et prêtant sans arrêt. Moi je les regardais aller y’a déjà plus d’un an et je me disais en moi-même : « Ayoye! Sont malades… on dirait qu’ils en ont rien à foutre de leur argent. » et là je parle de plusieurs millions!
Ça colle pas à ce qu’on apprend à l’université non? Mais je te confirme pareille que dans la vrai vie les créanciers en font des bourdes comme tout le monde.
Tranche de vie.
Coupe le comme tu veux :p
Comme ça veut dire « Le Berlinois à temps partiel », compte toi chanceux que ce n’était pas Copenhague… En danois, ça ferait « detdeltidkoebenhavnsk »
Les banques ont misé sur la croissance du marché immobilier i.e. ils ce sont dit: « si le type ne peut pas payer parce qu’on pourra saisir sa maison et comme le marché immobilier est en expansion, quand on va saisir la maison, elle aura pris de la valeur ».
Hum ! C’était risqué, mais c’était loin d’être fou.
P.S.: Je trouve cela tellement agréable d’avoir pris tous mes vendredis et lundis off pour le mois d’août, je peux bloguer plus tard.
@derberliner
Ich verstehe. Also, bitte, geht überhaupt nicht in Braunschweig wohnen.
Ça donnerait derteilzeitbraunschweiger ?
Guten Abend!
@ Galadriel
Ça ressemble à une justification. Qui ne saurait mieux tomber car moi j’anticipe toujours que quelqu’un m’attaque à nouveau sur cet aspect.
Fais-toi en pas avec ce que le monde peuvent bien penser de ton horaire de bloguage. Je sais que certains t’ont cassé le bicycle avec ça.
C’est pas de leurs oignons. Moi je travaille demain à 8h30 et je suis pas encore pieuté. C’est mon problème si je veux avoir l’air d’un zombie demain matin. Heureusement la machine à café est pas loin de mon bureau. En plus, le monde ont peur de venir me voir dans mon bureau avec une face de même. Ça me permet d’avancer dans mes dossiers.
Donc j’en profite pour passer un message à quiconque serait tenté de me rejouer la carte des heures auxquelles je blog : Vous allez vous faire répondre de manière très cinglante et pas polie.
David
Ca je sais. Sauf qu’un marché moins segmenté fait en sorte que les banques sont moins fragiles.
Ceux qui croit encore que cette crise est la faute du marché se mettent un doigt dans l’oeil.
C’est vrai que se sont les banques qui ont prêtées à des gens qui normalement n’auraient jamais dû avoir accès à un prêt, mais cette situation n’aurait jamais été possible sans sans la participation de l’État.
Avec la Fed qui conservait un taux d’intérêt très faible, les banques pouvait emprunter et « redistribuer » cet argent à un taux toujours aussi faible. Lorsqu’elles étaient à cours de liquidité, il était très facile de titriser leur portefeuille de prêt…et c’est là que Faddie et Freddy entraient en jeu!
Laissez le marché régler tout ça, et les taux d’intérêt aurait augmenté beaucoup plus rapidement car la demande en emprunt était beaucoup plus grande que l’offre monétaire disponible. Et que se passe-t-il quand la demande est plus grande que l’offre?
La quantité de prêt à risque auraient alors été beaucoup moindre…il en va de même pour la valeur des maisons qui n’aurait pas augmenté aussi rapidement…
Très élémentaire, mais ça ben l’air que les étatistes, TVA et leurs amis ne comprennent rien…
Très bon graphique David en passant…