ChiliDepuis la moitié des années 70, le Chili avait un système de transport en commun entièrement privé (aucune subvention). N'importe qui pouvait acheter un autobus et désigner ses trajets. Ce système fonctionnait à merveille, il était très utilisé et dégageaient des profits annuels de 60 millions de dollars.

Mais les socialistes n'aiment pas ce système. Ils n'aiment pas les 60 millions de profits, signe selon eux que les gens étaient exploités. Ils n'aiment pas non plus les inégalités du système qui donnait accès aux riches à des autobus confortables où l'on distribuait aux clients le café et les journaux alors que les plus pauvres devaient se contenter d'autobus beaucoup moins spacieux.

En 2005, le gouvernement chilien a réglé le "problème" en interdisait toute forme de transport en commun privé pour avoir un système étatique.

Résultats ?

Plus personne ne se fait "voler" à cause des profits, car le système public fait un déficit annuel de 600 millions de dollars. Il n'y a plus d'inégalité, car le système est merdique pour tout le monde, la durée moyenne d'un déplacement en autobus à Santiago est passée de 40 minutes sous le système privé à… 2 heures sous le système public ! Cerise sur le gâteau, la médiocrité de ce système fait en sorte que la fréquentation du transport en commun diminue, les gens préférant maintenant utiliser leur voiture.

Pour en savoir plus sur ce fiasco public, je vous suggère cette fascinante discussion entre Russ Roberts (économiste, Université Geroge Mason) et Michael Munger (économiste, Université Duke):

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Source:
Econtalk
Munger on the Political Economy of Public Transportation