Avoir le choixLors des dernières négociations de l'OMC, les protectionnistes ont défendu le système de monopole/gestion de l'offre des producteurs de lait, d'oeufs et de volailles en disant que les produits venant des autres pays n'avaient pas la qualité des produits québécois.  Par conséquent, ces produits ne devraient pas se retrouver sur nos tablettes.

Si la qualité de nos produits agricoles est si élevée, pourquoi les producteurs craignent-ils autant la compétition ?  Ouvrons nos frontières aux produits étrangers et laissons les consommateurs décider s'ils veulent payer plus cher pour la supposée qualité des produits québécois.

Après tous, les producteurs de produits biologiques n'ont jamais demandé au gouvernement la création d'un monopole parce que leurs produits seraient de qualité supérieure.  Dans les supermarchés, les gens ont le choix de payer plus cher pour un produit biologique ou de faire des économies en privilégiant l'achat d'un produit non-biologique.

En fermant la frontière aux produits étrangers, on limite le choix que peuvent faire les consommateurs.  Si cette entrave au commerce profite à 0,18% de la population québécoise gérant une ferme sous le système de la gestion de l'offre, elle désavantage 99,82% de la population qui voit leurs options de consommation limitée.