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Entre 1997 et 2006*, le prix du baril de pétrole a augmenté de 220%. Durant la même période, au Québec, les dépenses des ménages pour l'essence ont augmenté de… 13%. Voilà qui met les choses en perspective. *J'aurais bien aimé avoir des stats pour 2008, mais les données les plus récentes de Statistique Canada s'arrêtent à 2006. |




















Et le prix du litre pour la même période a, grosso modo, doublé.
Ca serait bien que tu nous indiques les options que tu as coché sur le site de Statistiques Canada.
En effet: j’essaie de reproduire tes résultats sans succès. J’arrive à une dépense moyenne au Québec de 1263$ en 1997 et de 1856$ en 2005.
Comme ce n’est pas précisé, je suppose que ce sont des dollars courants. Cela reste à confirmer.
Pourrais-tu indiquer comment arriver à ton résultat?
Je n’ai regardé que très rapidement la page de StatCan, mais cette moyenne de 13% est-elle calculée seulement en considérant les ménages qui consomment de l’essence?
Parce qu’autrement, les augmentations de dépenses de 0$ à 0$, ça influence pas juste un petit peu…
Ce n’est ni en dollar constant ni en dollar courant, j’ai pris les % justement pour avoir à éviter de faire des conversion de ce genre.
En 1997, les dépenses en essence: 2.9%
En 2006, les dépenses en essence: 3.3$
De 2.9 à 3.3 = +13%.
J’espère bien que ça influence.
Je comprends mieux ton raisonnement, même si je ne vois pas vraiment comment je peux extraire les résultats en % des dépenses totales.
Ta façon de calculer n’est pas fausse, mais elle est pour le moins… orientée!
J’ai fait le mêmes calcul que Desjardins.
http://www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/actualites/point_vue_economique/pv080513.pdf
Ce que cela dit, c’est que l’essence représentait 2,9% des dépenses totales des ménages en 1997 contre 3,39% en 2006. Mais comme tout le monde s’est enrichi, les dépenses totales sont beaucoup plus élevées en 2006 qu’en 1997, la dépense pour l’essence a augmenté plus que de 13%.
Ton calcul est exact, mais il serait préférable de le présenter ainsi: la part des dépenses attribuable à l’essence a augmenté de 13%. Ce qui signifie que les gens se sont enrichis, gagnent de plus en plus d’argent, mais le prix de l’essence monte encore plus vite, ce qui oblige à consacrer une part de plus en plus grande à l’essence.
D’autre part, 3%, ce n’est pas beaucoup. À mon avis, ça ne mérite pas toute l’attention médiatique que ça a. À titre d’exemple, pendant que le prix de l’essence à la pompe doublait (j’arrondis) en 5 ans, le prix du cuivre a été multiplié par 5. Qui en a entendu parler?
Je ne suis pas d’accord avec la formulation. Globalement, on devrait plutôt dire que le salaire des gens montent plus vite que le prix de l’essence.
Selon Statistiques Canada (Tableau 326-0021), l’IPC de l’essence est passé de 87,5 à 139,7 entre 1997 et 2006 (la période couverte par le billet initial). Une augmentation de 60%.
D’autre part, le revenu médian de l’ensemble des unités familiales (au Québec) est passé de 38 100$ à 42 600$ entre 1997 et 2005 (Tableau 202-0411), soit une augmentation de 12%. Mais ça, c’est en dollars constants de 2005. Comme l’inflation a augmenté les prix de 18% sur cette période, on peut dire que le revenu nominal médian a augmenté d’environ 30%.
Si l’essence augmente de 60% et que les revenus augmentent de 35% (pour inclure 2006), je prétends que le prix de l’essence augmente plus vite que les revenus. Mes chiffres ont beau être approximatifs, la tendance m’apparaît nette.
@ Apprenant:
Tu oublie de prendre en compte la plus faible consommation des voitures.
Le % du budget d’une famille qui va à l’essence aygmente moins rapidement que le prix du pétrole.
J’ai trouvé les chiffres islandais, mis à jour le 28 mai 2008.
http://www.hagstofa.is/temp/Dialog/Print.asp?Matrix=VIS05200&timeid=200871264472&lang=3
Le prix a doublé (76 ISK en 1996, 163 ISK en mai 2008 et 177 ISK ce matin [http://www.mbl.is/mm/frettir/innlent/2008/07/01/eldsneytisverd_haekkar_a_ny/]).
Je continue à chercher dans les indice de prix à la consommation pour avoir la part des dépenses des ménages pour l’essence.
En fait, je n’ai pas tenu compte de deux effets qui agissent dans des directions opposées: l’augmentation de l’efficacité des voitures et l’augmentation du nombre de voitures par habitant (due en grande partie à l’augmentation de la richesse).
Si le prix de l’essence augmentait au même rythme que les revenus, la part du budget qui y est consacrée serait constante. Ce n’est pas ce que l’on constate, contrairement à l’opinion de John Paul Jones:
Remarque que je ne conteste pas ton énoncé selon lequel « Le % du budget d’une famille qui va à l’essence augmente moins rapidement que le prix du pétrole », mais que signifie réellement cet énoncé? Simplement que les gens sont de plus en plus riches.
Et je ne conteste pas les calculs de David. C’est la signification qu’on donne aux chiffres que je crois utile de rectifier.
Ce n’est pas constant mais il ne fait aucun doute que le prix de l’essence augmente plus rapidement que les dépenses qui y sont consacrées.
Ce qui signifie que l’enrichissement des gens combiné à l’efficacité énergétique et au choix de consommation annule une bonne partie de la hausse des prix.