Quelques chiffres sur l'industrie pharmaceutique…
-Le temps pour développer un nouveau médicament: 10-15 ans.
-Le coût moyen pour le développement d'un nouveau médicament: 1,318 milliards de dollars.
-Investissement en recherche et développement de l'industrie pharmaceutique: 58,8 milliards de dollars.
-Nombre de médicaments approuvés en 2007: 23.
-Durée moyenne d'un brevet protégeant un médicament: 11 ans.
-Pourcentage des médicamments dont les revenus commerciaux égalent ou excèdent les coûts de recherche et développement: 20%.
-Pourcentage des médicaments qui sont des génériques (copies): 67%.
Pour chaque médicament commercialisé, l'industrie pharmaceutique doit faire des recherches sur 5 000 à 10 000 composés c.-à-d. seulement de 0,01% à 0,02% des composés développés sont commercialisés.






















Et tu veux en venir où? Qu’on braille sur leur sort?
Les couts dans le pharmaceutique sont très élevés. D’ailleurs en recherche, le mot d’ordre est « Fail early ». Ca coute moins cher comme ça et on peut ainsi passer à autre chose.
Comme le disait si bien mon prof d’économie, le
risque justifie le profit.
Et si je me fis a la demi-douzaine de personne que j’ai rencontré qui œuvraient dans le domaine pharmaceutique de l’ouest de l’ile de Montréal, je peux affirmer qu’il y a effectivement beaucoup de profit et que tous se portent très bien.
En fait, si jamais vous êtes appelés pour une entrevue par une firme du pharmaceutique, n’hésitez surtout pas. C’est un excellent employeur.
J’éviterais quand même BMS et Merck. Ils ont tous des têtes d’enterrement dernièrement.
Jigsaw
Exact. J’ai déjà travaillé dans le pharmaceutique pour un contrat de 6 mois à Baie d’Urfée dans l’Ouest de l’île. Mis à part les transactions immobilières, ça a été la plus belle passe de cash que j’ai fait de ma vie.
Ils sont pas à plaindre dans ce domaine.
J’ai de la parente chez Merck.
Ils ne sont pas a plaindre, loin de la.
Mon passage dans le pharmaceutique (bio-tech) a ete de courte duree, mais je peux dire que l’argent n’y etait pas un probleme. Il fallait barrer les fenetres a double tour pour qu’elle ne s’echappe pas…
Au lieu de chialer pour rien dire, comme Jigsaw et Caligula, moi je vais me contenter de remercier le blogeur pour ce billet qui m’a appris une tonne de chose que j’ignorais.Dommage que certain ici s’appliquer à polluer les discussions en voulant faire dévier le sujet des billets.
Mais dans ces différents tableaux un big nombers important est absent, celui du budget de marketing de l’industrie pharmaceutique, qui est colossal
En général, il est équivalent à 15% des ventes, soit l’équivalent du budget R&D. L’industrie pharmaceutique est assez concurrentielle avec aucun joueur qui domine les parts de marché. Me semble que le leader n’a pas plus de 5 ou 6% des revenus. Forcément, les cies doivent se battre pour leurs points de marché, et ça coûte cher.
Au lieu de chialer pour rien dire, comme Jig et Cal, moi je vais me contenter de remercier le blogeur pour ce billet qui m’a appris une tonne de chose quej’ignorais. Dommage que certain ici s’appliquer à polluer les discussions en voulant faire dévier le sujet des billets. (John Paul Jones, #6)
Entièrement d’accord avec vous. On a depuis un certains tems de nouveaux cocos sur ce blogue… dommage!
Quand ton brevet dure 11 ans et que seulement 20% des médicaments sont profitable, il est normal de faire du marketing pour rentabiliser les produit qui sont des blockbuster.
Entièrement d’accord avec vous. On a depuis un certains temps de nouveaux cocos polluants sur ce blogue… dommage! Des cocos qui se croient intelligents par surcroît… lol
Luga: le marketing pharma est une industrie florissante, il n’y a pas de doutes. Paradoxalement, le lien entre les dépenses marketing et les ventes n’est pas très clair. En gros, un produit bien différencié qui correspond à un besoin bien identifié se vend généralement très bien, peu importe le budget de promo. Plus un produit a du succès, plus on peut justifier un gros budget promo. Niaiseux, mais c’est ça.
La réalité c’est que le marché se ferme au marketing de plus en plus. La publicité est sévèrement réglementée, le nombre de docs qui ne reçoivent plus de représentants est à la hausse, les cies ne savent plus trop quoi faire pour aller chercher leur « share of voice » pour générer des prescriptions aux dépens, notons-le, d’une autre cie.
Les prescriptions inutiles « forcées » par l’industrie, c’est largement un mythe. En fait, pour la plupart des patients, sortir du bureau de médecin sans prescription indique que le doc est incompétent. Alors les docs prescrivent, ils répondent à la demande de leurs patients.
@ czar
Si on acecpte que les médicaments sont sur-consommés et que les gens en redemandent à leur donc, alors il faur conclure que les gens ne payent pas assez pour leurs médicaments.
En fait, au Canada, 50% des coûts de médicaments sont assumés par l’État. C’est une industrie dont la demande est largement subventionnée.
J’ai pas les chiffres exacts, mais les médicaments prescrits sont souvent sous-consommés, même pour le cancer (genre 80% d’observance en cancer… 20% des cancéreux ne prennent même pas leurs médocs comme du monde! En hypertension/cholestérol, c’est genre 50%).
Envisaging a World Without the FDA
Incentives matter in all areas of human endeavor. When people gather to develop and deploy new medicines, for example, they are more incentized by the prospect of personal gains – reputation, profit, feeling good by doing good, and so forth – than by the benefits brought to people they have never met. This is simple, hardwired human behavior. Exceptions are few and far between.
That we instinctively work to improve our own lot first is why progress for all happens so much faster in free, open marketplaces under the rule of law. There, everyone can trade to make themselves better off: specialization and comparative advantage means that trade benefits both sides. Trade is not zero-sum; we grow the whole pie by specializing and trading the results of our work. You go off and work to make the medicine I want, and many people like myself give some our our resources to purchase the end result. Both sides benefit, exchanging – what is for them – lesser value to receive greater value.
There is no open marketplace for medical technology in the developed world, however. Instead, we see a very different set of incentives dominating the state of research and development. Regulatory bodies like the FDA have every incentive to stop the release of new medicine: the government employees involved suffer far more from bad press for an approved medical technology than they do from the largely unexamined consequences of heavy regulation. These consequences go far beyond the obvious and announced disapproval of specific medical technologies: the far greater cost lies in all the research, innovation and development that was never undertaken because regulatory burdens ensure there would be no profit for the developer. Personal gain for the regulator is thus to destroy the gains of people they will never meet, the exact opposite of what occurs in an open marketplace.
An article that looks at one small part of the destruction caused by the FDA caught my attention, and particularly these snippets:
Twenty years! Just stop a moment and think about how far and fast biotechnology and medical science has moved in the past twenty years. Think about what the far less regulated computing industry has achieved in the same timeframe. We live in the early years of the biotechnology revolution, with something amazing and new demonstrated in laboratories every week. Yet the dominant regulatory body for one of the most advanced regions of the world has managed to stop the clock at 1988 for a major disease, the subject of research in a hundred laboratories worldwide.
This sitation exists in every field of medicine, and all participants labor under the crushing burdens imposed by regulators incentivized to stop progress from happening. The same will be true of the future of longevity medicine, unless we do something about it.
The insanity of this all is quite staggering – that people largely accept and defend the need for regulation that achieves this sort of result, that is. I have heard it said that the failure of libertarianism, of the urge to freedom and personal responsibility, is a failure of imagination on the part of those who have been brought up knowing nothing other than government and regulation on a massive scale. The majority cannot make the leap to see an unregulated marketplace for medical development that works in the same way as the unregulated marketplace for computers – enormous choice, low barriers to innovation, efficiency and low cost, competing review organizations, accountable sellers, rapid progress and responsiveness to customers driven by fierce competition, and so forth.
What is, is, and to propose another way is already an uphill battle regardless of merits. That is also hardwired into the human condition. But the present dismal state of affairs must be changed if we are to see the defeat of degenerative aging in our lifetime – nothing short of a revolution is called for, given just how far in the hole we find ourselves. The technologies needed to repair aging will take only a few decades to develop, and indeed some already exist in prototype, but the present regulatory burden placed upon medical technology will ensure we are all dead and buried, that wondrous potential squandered.
http://www.fightaging.org/archives/001488.php
Tom, re-bienvenue sur ce site ! On aura besoin de vous ces temps-ci, vous devriez voir les nouveaus arrivants. Ouch ! Assez pathétique, merci ! Ce que la blogosphère produit de pire.
@ Galadriel
Je suis pas sur qui tu vises par ce commentaire, mais je crois comprendre, par un commentaire de David, que jigsaw est un vieux « coco » habitué à ce blogue qui a changer de nom et Luga, est aussi un vieux « coco » qui a pas changé de nom par contre. Et bien que je ne me soit jamais qualifié de communiste(d’ailleurs, une de mes insultes favorite consiste à traiter les gens de sales bolchéviques…) mais vu ta promptitude à catégoriser les gens sans trop réfléchir, je suis aussi un vieux coco de ce blogue…
@Czar
Pendant un moment, j’avais mal lu cette phrase, et j’avais cru que tu disais que les doc qui ne prescrivaient pas étaient incompétents, tu m’as fait peur!
Personellement, quand je vais chez le docteur, il me prescrit rien, et quand il me prescrit quelque chose, une fois sur deux, je jette la prescription aux poubelles…
Mais le phénomène dont tu parles est un phénomène grave. Les gens se rendent malades en force de prendre trop de médicaments, dont la moitié est inutile. Les gens ne sont pas conscient que tout médicament que l’on prend entraine des conséquences autre que de soulager le bobo. Le foie et les reins en prennent pour leur rhume quand on se médicamente inutilement.
Bof, tu sais on s’habitut.. apres tout t’es ici depuis mars.
Tu sais très bien que je parle de toi, Cal, Jig et compagnie.
Et toi, tu veux en venir où ?
Kraman: pour que ça soit clair, mon opinion est à l’effet que moins de médication est mieux que trop, bien que je gagne ma vie à développer/fabriquer/vendre des médicaments.
Mais la pression pour prescrire, c’est pas tant l’industrie qui la crée, ce sont les patients. Un MD a beaucoup de mal à convaincre une maman qui a un flot avec une mauvaise toux que l’antibiotique n’est pas nécessaire. S’il lui dit de garder le lit et de prendre beaucoup de liquide, elle risque fort de dire merci beaucoup et d’aller en voir un autre en disant à son entourage que ce doc est un twit passif. Alors on prend pas de chance: antibiothérapie. Simple, pas de trouble et fort probablement payé par l’État ou une assurance quelconque. En tout cas, rien à voir avec les dépenses marketing.
Mais on est parfaitement d’accord là dessus, et c’est d’ailleurs le noeud du problème!
Chose traine dans le coin depuis largement plus longtemps que toi…
Pas besoin d’avoir de raisons pour justifier le profit.
Ce qui fait que… ???
Sur quoi repose cette affirmation?
Pour moi, c’est le contraire: si on ne fait pas connaître le produit, il ne se vendra pas, d’où la nécessité absolue du marketing. Y’a pas à dire, une campagne de vente bien faite, c’est terriblement efficace. Par exemple, souvenez-vous de cette pub télé québécoise en décembre 2003 pour un climatiseur… d’été… La réponse des consommateurs a été extraordinaire. Cette année-là, y’en aura eu des cadeaux… lol
Il est notoire que Santé Canada est toujours en retard par rapport à la FDA. Donc, délais sur délais sur délais. Sauf que… ici, il ne s’agit pas d’ordinateur mais de la vie des gens. Est-ce que seuls la bonne foi et le rapport écrit de l’entreprise suffiraient à avoir confiance dans ledit médicament? Comment faisons-nous pour s’assurer de sa qualité et/ou de son efficacité? S’il a y une alternative aux ronds-de-cuir, je suis partant!
@Luga
So what?
Une telle pollution est contradictoire avec leurs positions environnementalistes mais pas avec leur fascisme puisque la seule manière qu’ils ont de s’imposer est de détruire les débats qui les mettent en difficulté et non d’argumenter de manière factuelle.
@czar
Merci du chiffre (50%). Je me demandais pourquoi les médicaments sont si peu cher en Allemagne par rapport au Canada, donc ça vient de m’indiquer que la subvention est encore plus élevée ici.
Au Québec c’est peut-être même plus que 50%, à cause du Régime Universel qui oblige tout le monde à être couvert.
Je ne sais pas si les prix en GE sont vraiment plus bas qu’au Canada. Je suis justement en train de regarder ça et dans le milieu hospitalier, les prix allemands semblent plus élevés que ce qu’on peut avoir au Canada.
Dolcevita: j’avais pas vu ce commentaire. Ça reprose sur l’expérience. Une campagne de marketing efficace est toujours utile mais si le besoin n’existe pas, c’est foutu. En général comme je disais le succès attire le succès et plus un produit se vend plus son budget marketing sera élevé.
Lors du lancement de produit c’est différent, on ne sait pas trop comment le produit sera reçu alors, oui, on peut vouloir investir une somme considérable mais les lancements à succès sont l’exception plutôt que la règle. Les « anti-marketing » sont bons pour identifier les exemples de succès mais moins bons pour voir les échecs qui sont pourtant plus nombreux (80%?).
@Czar
Comment le Canada subventionne les médicaments? Le fédéral paye 50% de leur développement?
Frank de 2 manieres
Premierement en effet, il existe des credit d’impot en R&D auxquelles les pharmas sont elligibles.
Deuxiemement, lorsqu’au Quebec on oblige par une loi a soit prendre une assurance privee soit contribuer a l’assurance gouvernementale on se trouve a faire de l’Etat le plus gros acheteur de medicament. Et comme dans toute les business du monde, quand c’est l’etat le client, je sais pas pourquoi (ironie de ma part), les prix sont toujours gonfles.
Les crédits R&D sont vraiment mineurs dans les finances de la grande pharma. Pour les biotechs c’est une autre chose mais là on parle de produits très spécialisés dont à peine 2-3% finissent par être comercialisés au Canada.
L’État subventionne les patients, pas les compagnies. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, sinon plein de produits ne seraient pas accessibles au plus grand nombre, parce que oui, pour récupérer les 500-2000M$ que peut coûter un nouveau produit (un vrai nouveau produit, une New Molecular Entity, on s’entend), bin on peut pas le vendre pour 10 cents par jour, surtout si on parle d’un produit dont le bassin de malades est petit (disons moins de 1M de personnes en Occident).
En passant, la FDA performe mieux depuis quelques années, depuis qu’elle exige des user fees de plusieurs centaines de milliers de dollars pour regarder un nouveau produit.
Et Santé Canada s’est fixé comme objectif d’être l’agence réglementaire la plus sévère au monde. Trop c’est comme pas assez, sommes-nous tentés de lui dire. Il vaudrait mieux parfois que l’on produise au sud de la frontière et ainsi échapper à une couche réglementaire de plus que nos concurrents américains (car oui, notre plus gros marché est américain).