"Il faudra bien prendre acte des défaillances majeures des modèles informatiques du GIEC et se guérir de la psychose délirante qui, en matière de climat, afflige les sociétés occidentales."

Le Quotidien
Prophètes de malheur
Jacques Brassard (Chronique: mercredi, 23 avril 2008, p. 10)

À propos des Verdoyants et de leur idéologie, je devrais, selon certains, avoir la décence de me taire. Pourquoi le ferais-je? Parce que je suis discordant et délinquant face à la "pensée unique" en matière de climat? Peut-être aussi parce que je mets trop en évidence le fait que la démarche des "réchauffistes" est de moins en moins scientifique et de plus en plus religieuse? De toute façon, peu importe la vraie raison, je n'ai nullement l'intention de…m'auto-bâillonner !

Parlons donc de la glace! Les croyants du dogme du réchauffement d'origine humaine sont obsédés, de toute évidence, par la fonte des glaces. Elles sont en train de fondre, prophétisent-ils, et la faute en incombe à l'industrie des humains qui émet trop de CO2. La thèse n'est pas très compliquée: plus le CO2 augmente, plus les températures augmentent et plus les glaces fondent. Ce qui va se traduire par une hausse catastrophique du niveau des mers. Le grand prêtre Al Gore nous assure que la montée des eaux sera de six mètres! Examinons quelques faits.

Les faits

D'abord, un phénomène plutôt angoissant pour les "réchauffistes". Depuis dix ans, la température dite globale de la terre n'augmente plus. Elle commence même à fléchir. Or, selon les modèles informatiques du GIEC, l'augmentation continue du CO2 devrait entraîner une augmentation tout aussi continue de la température. Pourtant, depuis 10 ans, cette corrélation, qui devait révéler un lien de causalité entre CO2 et température, est en train de se disloquer. Plutôt gênant pour les prophètes informaticiens!

Autre fait embarrassant pour les "réchauffistes": la température des océans, depuis 2003, n'a pas augmenté et a même légèrement décru. Voilà un autre inconfort très désagréable pour les tenants du "carbocentrisme", cette thèse voulant que le CO2, surtout celui émis par l'homme (pas plus nocif, que celui produit par la nature ), soit le génie malfaisant du fléau climatique.

Venons-en maintenant aux glaces. D'abord, le Groenland, lieu de pèlerinage privilégié des Verdoyants et des politiciens qui viennent s'indigner devant les caméras sur la fonte des glaciers de la grande île du nord. Malheureusement pour eux, le spectacle est terminé, car la fonte s'est brusquement ralentie et même arrêtée à partir de 2005. Des recherches récentes indiquent que le Groenland a déjà connu des périodes plus chaudes que maintenant, celle par exemple des décennies 1930 et 1940. Elles démontrent également que le Groenland connaît depuis fort longtemps une succession de périodes chaudes et froides qui n'ont rien à voir avec le niveau de concentration de CO2 dans l'atmosphère.

Quant à l'Antarctique, si l'on se fie à la théorie de l'effet de serre d'origine humaine et aux modèles informatiques du GIEC, ce continent devrait fondre. Or, ce n'est pas ce qui arrive: l'Antarctique se refroidit. En cette fin d'été austral, sa surface glacée s'est accrue de presque 2 millions de Km2 par rapport à 1979 (année du début de la surveillance satellite). Il est vrai que la péninsule ouest (5% de l'ensemble du continent) se réchauffe.

Jean Lemire, le beau-navigateur-sauveur-de-la-planète, est persuadé que l'humanité est responsable de ce réchauffement. Or, des chercheurs britanniques ont découvert que la péninsule est et a été soumise à une intense activité volcanique souterraine, ce qui pourrait expliquer une hausse de température à cet endroit précis. Par ailleurs, se fonder, comme Lemire et tous les "réchauffistes", sur le réchauffement de la péninsule ouest pour en conclure que l'Antarctique se réchauffe, constitue une extrapolation scientifiquement fausse.

Nouvelle période

Beaucoup de climatologues sont formels: nous entrons, non pas dans une nouvelle ère glaciaire, mais dans une période plus froide, comme ce fut le cas de 1945 à 1975. Il faudra bien prendre acte des défaillances majeures des modèles informatiques du GIEC et se guérir de la psychose délirante qui, en matière de climat, afflige les sociétés occidentales.