ChineLa semaine dernière, la radio de Radio-Canada a diffusé un reportage où l'on se demandait s'il était encore possible au Québec d'acheter des produits qui ne sont pas faits en Chine ? Avant de se poser cette question, on aurait dû s'en poser une autre bien plus fondamentale: en quoi l'achat de produits chinois est mauvais pour le Québec ?

En achetant de la marchandise chinoise, les consommateurs québécois peuvent réaliser des économies. Du côté chinois, un paysan qui était auparavant condamné à une misérable agriculture de subsistance peut désormais augmenter son niveau de vie en travaillant dans une usine. C'est une situation gagnant-gagnant que l'on devrait célébrer !

Des gens comme Laure Waridel prétendent vouloir améliorer le sort des pays pauvres, mais quand l'un de ces pays développe les moyens pour enrichir sa population, ils réclament le boycott du dit pays et l'achat de produits locaux. Une réaction foncièrement égoïste qui est probablement motivée par une haine primaire du capitalisme: l'agenda anti-capitaliste de ces gens est probablement plus important que le sort des Chinois.

Voilà le visage de la gauche: des gens qui ne tolèrent pas que des pays émergents puissent concurrencer les pays développés; des gens qui ne tolèrent pas que le capitalisme puisse améliorer le sort des pays pauvres.