Antagoniste


31 mars 2008

Big Oil En Chiffres International Économie États-Unis

Selon la mythologie populaire, l'industrie pétrolière serait sous l'emprise de compagnies américaines. Pourtant, si l'on regarde la position des pétrolières américaines sur l'échiquier mondial, leur présence est plutôt marginale dans ce secteur d'activité…

Pétrole

Pétrole

Les compagnies américaines ne contrôlent qu'un maigre 1,72% des réserves mondiales de pétrole. Au niveau de la production, leur présence est plus significative et s'élève à 7,56%. Cette production reste néanmoins inférieure à celle des consortiums européens qui se chiffre à 8,21%.

On est bien loin de l'oligopole omnipotent si souvent caricaturé dans les médias. La plus grosse compagnie pétrolière américaine, ExxonMobil, ne contrôle même pas 1% des réserves mondiales et sa production est inférieure à celle du géant britannique BP.

Source:
Oil and Gas Journal
Leading companies: Oil and Gas

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31 mars 2008

L’allié irakien Irak Terrorisme États-Unis

Irak Bagdad

Petit à petit, la démocratie fait son chemin en Irak. Cette fin de semaine se tenait en Syrie le Sommet de la Ligue Arabe. L’Irak a refusé d’approuver la déclaration finale du sommet, car le texte ne condamne pas le terrorisme sur son territoire. L’Irak a été le seul pays qui a osé se désolidariser de la déclaration de la Ligue Arabe.

(H/T: Galadriel)

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31 mars 2008

Cuba libre ! Gauchistan International Économie

Cuba

Développement majeur dans le dossier des droits humains à Cuba. Raoul Castro a annoncé qu'à partir de 2010, il ne sera plus illégal pour les Cubains de posséder… un grille-pain ! Malheureusement, les grille-pains seront uniquement vendus dans les commerces appartenant au gouvernement, et ce, moyennant une surtaxe de 200%.

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30 mars 2008

La grande noirceur En Images Environnement Gauchistan Économie

Hier (samedi le 29 mars), se tenait le "Earth Hour". Pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre produit par notre consommation d'énergie, les gens étaient invités à fermer leurs lumières entre 20h et 21h.

La Corée du Nord tient à souligner qu'elle fait sa part toutes les nuits, et ce, 365 jours par année:

Corée du Nord
Image satellite montrant la densité lumineuse de nuit en Corée du Nord, en Corée du Sud au Japon et en Chine.

Au lieu de demander de nouvelles sources d'énergie pouvant remplacer celle actuellement utilisée, la gogauche écologiste désire plutôt une grande noirceur… comme en Corée du Nord.

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30 mars 2008

Les soins intensifs En Citations Québec Économie

Jacques Ménard

Extrait du livre "Si on s’y mettait…" de l'homme d'affaire Jacques Ménard:

"Au Québec, nous nous spécialisons dans la survie – à même les fonds publics – d’industries aux soins intensifs, tout en bloquant la voie aux secteurs porteurs d’avenir, et ce, en taxant l’innovation. Cherchez l’erreur."

(H/T: Pierre Duhamel)

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30 mars 2008

Le Québec a changé Québec Économie

Manufacturier Québec

Si on se fie à toute l'attention médiatique portée à la "crise" de l'industrie manufacturière au Québec, on serait porté à croire que le Québec possède encore une économie industrielle.

Pourtant, le secteur manufacturier ne compte que pour 30% du PIB québécois. Le secteur des services de son côté représente 70% du PIB.

Pourquoi les politiciens accordent-ils autant d'attention à un secteur de notre économie qui est somme toute marginal ?

Source:
Institut de la statistique du Québec
Produit intérieur brut réel par industrie

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29 mars 2008

Les Machines Philosophie Économie

Dans le secteur manufacturier, l'automatisation permet de réduire le nombre d'employés dans une usine. Est-ce une mauvaise chose ?

BastiatLes Machines

« Malédiction sur les machines! chaque année leur puissance progressive voue au Paupérisme des millions d'ouvriers en leur enlevant le travail, avec le travail le salaire, avec le salaire le Pain! Malédiction sur les machines! »

Voilà le cri qui s'élève du Préjugé vulgaire et dont l'écho retentit dans les journaux.

Mais maudire les machines, c'est maudire l'esprit humain!

Ce qui me confond, c'est qu'il puisse se rencontrer un homme qui se sente à l'aise dans une telle doctrine.

Car enfin, si elle est vraie, quelle en est la conséquence rigoureuse? C'est qu'il n'y a d'activité, de bien-être, de richesses, de bonheur possibles que pour les peuples stupides, frappés d'immobilisme mental, à qui Dieu n'a pas fait le don funeste de penser, d'observer, de combiner, d'inventer, d'obtenir de plus grands résultats avec de moindres moyens. Au contraire, les haillons, les huttes ignobles, la pauvreté, l'inanition sont l'inévitable partage de toute nation qui cherche et trouve dans le fer, le feu, le vent, l'électricité, le magnétisme, les lois de la chimie et de la mécanique, en un mot dans les forces de la nature, un supplément à ses propres forces, et c'est bien le cas de dire avec Rousseau: « Tout homme qui pense est un animal dépravé. »

Ce n'est pas tout: si cette doctrine est vraie, comme tous les hommes pensent et inventent, comme tous, en fait, depuis le premier jusqu'au dernier, et à chaque minute de leur existence, cherchent à faire coopérer les forces naturelles, à faire plus avec moins, à réduire ou leur main-d'œuvre ou celle qu'ils payent, à atteindre la plus grande somme possible de satisfactions avec la moindre somme possible de travail, il faut bien en conclure que l'humanité tout entière est entraînée vers sa décadence, précisément par cette aspiration intelligente vers le progrès qui tourmente chacun de ses membres.

Dès lors il doit être constaté, par la statistique, que les habitants du Lancastre, fuyant cette patrie des machines, vont chercher du travail en Irlande, où elles sont inconnues, et, par l'histoire, que la barbarie assombrit les époques de civilisation, et que la civilisation brille dans les temps d'ignorance et de barbarie.

Évidemment, il y a, dans cet amas de contradictions, quelque chose qui choque et nous avertit que le problème cache un élément de solution qui n'a pas été suffisamment dégagé.

Voici tout le mystère: derrière ce qu'on voit gît ce qu'on ne voit pas. Je vais essayer de le mettre en lumière. Ma démonstration ne pourra être qu'une répétition de la précédente, car il s'agit d'un problème identique.

C'est un penchant naturel aux hommes, d'aller, s'ils n'en sont empêchés par la violence, vers le bon marché, — c'est-à-dire vers ce qui, à satisfaction égale, leur épargne du travail, — que ce bon marché leur vienne d'un habile Producteur étranger ou d'un habile Producteur mécanique. L'objection théorique qu'on adresse à ce penchant est la même dans les deux cas. Dans l'un comme dans l'autre, on lui reproche le travail qu'en apparence il frappe d'inertie. Or, du travail rendu non inerte, mais disponible, c'est précisément ce qui le détermine.

Et c'est pourquoi on lui oppose aussi, dans les deux cas, le même obstacle pratique, la violence. Le législateur prohibe la concurrence étrangère et interdit la concurrence mécanique. — Car quel autre moyen peut-il exister d'arrêter un penchant naturel à tous les hommes que de leur ôter la liberté?

Dans beaucoup de pays, il est vrai, le législateur ne frappe qu'une des deux concurrences et se borne à gémir sur l'autre. Cela ne prouve qu'une chose, c'est que, dans ce pays, le législateur est inconséquent.

Cela ne doit pas nous surprendre. Dans une fausse voie on est toujours inconséquent, sans quoi on tuerait l'humanité. Jamais on n'a vu ni on ne verra un principe faux poussé jusqu'au bout. J'ai dit ailleurs: l'inconséquence est la limite de l'absurdité. J'aurais pu ajouter: elle en est en même temps la preuve.

Venons à notre démonstration; elle ne sera pas longue.

Jacques Bonhomme avait deux francs qu'il faisait gagner à deux ouvriers.

Mais voici qu'il imagine un arrangement de cordes et de poids qui abrège le travail de moitié.

Donc il obtient la même satisfaction, épargne un franc et congédie un ouvrier.

Il congédie un ouvrier; c'est ce qu'on voit.

Et, ne voyant que cela, on dit: « Voilà comment la misère suit la civilisation, voilà comment la liberté est fatale à l'égalité. L'esprit humain a fait une conquête, et aussitôt un ouvrier est à jamais tombé dans le gouffre du paupérisme. Il se peut cependant que Jacques Bonhomme continue à faire travailler les deux ouvriers, mais il ne leur donnera plus que dix sous à chacun, car ils se feront concurrence entre eux et s'offriront au rabais. C'est ainsi que les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Il faut refaire la société. »

Belle conclusion, et digne de l'exorde!

Heureusement, exorde et conclusion, tout cela est faux, parce que, derrière la moitié du phénomène qu'on voit, il y a l'autre moitié qu'on ne voit pas.

On ne voit pas le franc épargné par Jacques Bonhomme et les effets nécessaires de cette épargne.

Puisque, par suite de son invention, Jacques Bonhomme ne dépense plus qu'un franc en main-d'œuvre, à la poursuite d'une satisfaction déterminée, il lui reste un autre franc.

Si donc il y a dans le monde un ouvrier qui offre ses bras inoccupés, il y a aussi dans le monde un capitaliste qui offre son franc inoccupé. Ces deux éléments se rencontrent et se combinent.

Et il est clair comme le jour qu'entre l'offre et la demande du travail, entre l'offre et la demande du salaire, le rapport n'est nullement changé.

L'invention et un ouvrier, payé avec le premier franc, font maintenant l'œuvre qu'accomplissaient auparavant deux ouvriers.

Le second ouvrier, payé avec le second franc, réalise une œuvre nouvelle.

Qu'y a-t-il donc de changé dans le monde? Il y a une satisfaction nationale de plus, en d'autres termes, l'invention est une conquête gratuite, un profit gratuit pour l'humanité.

De la forme que j'ai donnée à ma démonstration, on pourra tirer cette conséquence:

« C'est le capitaliste qui recueille tout le fruit des machines. La classe salariée, si elle n'en souffre que momentanément, n'en profite jamais, puisque, d'après vous-même, elles déplacent une portion du travail national sans le diminuer, il est vrai, mais aussi sans l'augmenter. »

Il n'entre pas dans le plan de cet opuscule de résoudre toutes les objections. Son seul but est de combattre un préjugé vulgaire, très-dangereux et très-répandu. Je voulais prouver qu'une machine nouvelle ne met en disponibilité un certain nombre de bras qu'en mettant aussi, et forcément, en disponibilité la rémunération qui les salarie. Ces bras et cette rémunération se combinent pour produire ce qu'il était impossible de produire avant l'invention; d'où il suit qu'elle donne pour résultat définitif un accroissement de satisfaction à travail égal.

Qui recueille cet excédant de satisfactions?

Qui? c'est d'abord le capitaliste, l'inventeur, le premier qui se sert avec succès de la machine, et c'est là la récompense de son génie et de son audace. Dans ce cas, ainsi que nous venons de le voir, il réalise sur les frais de production une économie, laquelle, de quelque manière qu'elle soit dépensée (et elle l'est toujours), occupe juste autant de bras que la machine en a fait renvoyer.

Mais bientôt la concurrence le force à baisser son prix de vente dans la mesure de cette économie elle-même. Et alors ce n'est plus l'inventeur qui recueille le bénéfice de l'invention; c'est l'acheteur du produit, le consommateur, le public, y compris les ouvriers, en un mot, c'est l'humanité.

Et ce qu'on ne voit pas, c'est que l'Épargne, ainsi procurée à tous les consommateurs, forme un fonds où le salaire puise un aliment, qui remplace celui que la machine a tari.

Ainsi, en reprenant l'exemple ci-dessus, Jacques Bonhomme obtient un produit en dépensant deux francs en salaire. Grâce à son invention, la main-d'œuvre ne lui coûte plus qu'un franc.

Tant qu'il vend le produit au même prix, il y a un ouvrier de moins occupé à faire ce produit spécial, c'est ce qu'on voit; mais il y a un ouvrier de plus occupé par le franc que Jacques Bonhomme a épargné: c'est ce qu'on ne voit pas.

Lorsque, par la marche naturelle des choses, Jacques Bonhomme est réduit à baisser d'un franc le prix du produit, alors il ne réalise plus une épargne; alors il ne dispose plus d'un franc pour commander au travail national une production nouvelle. Mais, à cet égard, son acquéreur est mis à sa place, et cet acquéreur, c'est l'humanité. Quiconque achète le produit le paye un franc de moins, épargne un franc, et tient nécessairement cette épargne au service du fonds des salaires: c'est encore ce qu'on ne voit pas.

On a donné, de ce problème des machines, une autre solution, fondée sur les faits.

On a dit: La machine réduit les frais de production, et fait baisser le prix du produit. La baisse du produit provoque un accroissement de consommation, laquelle nécessite un accroissement de production, et, en définitive, l'intervention d'autant d'ouvriers ou plus, après l'invention, qu'il en fallait avant. On cite, à l'appui, l'imprimerie, la filature, la presse, etc.

Cette démonstration n'est pas scientifique.

Il faudrait en conclure que, si la consommation du produit spécial dont il s'agit reste stationnaire ou à peu près, la machine nuirait au travail. — Ce qui n'est pas.

Supposons que dans un pays tous les hommes portent des chapeaux. Si, par une machine, on parvient à en réduire le prix de moitié, il ne s'ensuit pas nécessairement qu'on en consommera le double.

Dira-t-on, dans ce cas, qu'une portion du travail national a été frappée d'inertie? Oui, d'après la démonstration vulgaire. Non, selon la mienne; car, alors que dans ce pays on n'achèterait pas un seul chapeau de plus, le fonds entier des salaires n'en demeurerait pas moins sauf; ce qui irait de moins à l'industrie chapelière se retrouverait dans l'Économie réalisée par tous les consommateurs, et irait de là salarier tout le travail que la machine a rendu inutile, et provoquer un développement nouveau de toutes les industries.

Et c'est ainsi que les choses se passent. J'ai vu les journaux à 80 fr., ils sont maintenant à 48. C'est une économie de 32 fr. pour les abonnés. Il n'est pas certain; il n'est pas, du moins, nécessaire que les 32 fr. continuent à prendre la direction de l'industrie du journaliste; mais ce qui est certain, ce qui est nécessaire, c'est que, s'ils ne prennent cette direction, ils en prennent une autre. L'un s'en sert pour recevoir plus de journaux, l'autre pour se mieux nourrir, un troisième pour se mieux vêtir, un quatrième pour se mieux meubler.

Ainsi les industries sont solidaires. Elles forment un vaste ensemble dont toutes les parties communiquent par des canaux secrets. Ce qui est économisé sur l'une profite à toutes. Ce qui importe, c'est de bien comprendre que jamais, au grand jamais, les économies n'ont lieu aux dépens du travail et des salaires.

Frédéric Bastiat (1801-1850) est un économiste et homme politique libéral français. Écrivain au style direct, ses écrits manient les comparaisons pédagogiques et les fables satiriques, et visent à débusquer les principaux mythes ou sophismes entretenus autour de l'État, du socialisme, de la richesse, de la solidarité, de l'impôt, de l'interventionnisme, etc. Frédéric Bastiat était régulièrement cité par Ronald Reagan et Margaret Thatcher comme l'un des économistes les ayant le plus influencés.

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28 mars 2008

L’index En Vidéos Moyen-Orient Terrorisme

Pour avoir produit ce film, Geert Wilders a été condamné à mort par Al-Qeada, l'Iran a menacé les Pays-Bas de sanctions diplomatiques et l'Union Européenne craint une éruption de violence. Pour Radio-Canada, ce film relève de la propagande haineuse et You Tube refuse d’en faire la diffusion.

Tout le monde en parle, voici donc ce film:


FITNA (ENGLISH)
Téléchargé par tongeren92

MISE-À-JOUR

LiveLeak a décidé de retirer le vidéo de leur site, ils ont donné l’explication suivante:

Following threats to our staff of a very serious nature, and some ill informed reports from certain corners of the British media that could directly lead to the harm of some of our staff, Liveleak.com has been left with no other choice but to remove Fitna from our servers. This is a sad day for freedom of speech on the net but we have to place the safety and well being of our staff above all else. We would like to thank the thousands of people, from all backgrounds and religions, who gave us their support. They realised LiveLeak.com is a vehicle for many opinions and not just for the support of one.

Perhaps there is still hope that this situation may produce a discussion that could benefit and educate all of us as to how we can accept one anothers culture.

We stood for what we believe in, the ability to be heard, but in the end the price was too high.

Par contre, Dailymotion diffuse encore le film de Wilders.

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28 mars 2008

Pétro-dollars Canada Environnement Gauchistan Québec Économie

PétroleSelon Gille Duceppe, le pétrole appauvrit le Québec… Sans blague…

En 2005, la formule de péréquation canadienne a été modifiée pour inclure 50% des revenus pétroliers. En 2003-2004, le Québec a reçu 3,8 milliards de dollars en péréquation. En 2006-2007, à la suite des ententes de 2005, le Québec a reçu un paiement de péréquation de 5,5 milliards de dollars. En 2008-2009, c'est 7,2 milliards de dollars que le Québec touchera en péréquation.

Bref, depuis que les revenus pétroliers sont inclus dans la formule de péréquation, le Québec reçoit presque 2 fois plus d'argent d'Ottawa.

Si c'est cela appauvrir le Québec, alors vive la pauvreté !

Source:
Cirano
Le budget fédéral et la péréquation

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28 mars 2008

Be careful for what you wish for… Gauchistan Mondialisation Québec Économie

MondialisationJean-François Daviau, porte-parole de la "Semaine de mode de Montréal", a donné une entrevue à la radio de Radio-Canada.

Dans un premier temps, monsieur Daviau s'est dit préoccupé par le fait que les Québécois n'achetaient pas assez de produits locaux.

Par la suite, toujours dans la même entrevue, monsieur Daviau a exprimé sa fierté de voir les produits des designers québécois être exportés aux 4 coins de la planète…

Encore heureux qu'aux 4 coins de la planète on ne privilégie pas les achats locaux…

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27 mars 2008

Un sinistre personnage En Vidéos Europe Gauchistan International Israël États-Unis

Vous pensiez que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait atteint le fond du baril ? Détrompez-vous, avec la nomination de Jean Ziegler, le Conseil s’enfonce un peu plus profondément dans la bêtise…

Voici un portrait de ce sinistre personnage:

L’ONU est devenue une organisation servant à légitimer les dictateurs…

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27 mars 2008

Une crise ? Québec Économie

Manufacturier Québec

En février 2008, il y avait 318 600 chômeurs au Québec. Ces chômeurs étaient répartis de la manière suivante: 25,2% provenaient du secteur manufacturier et 45,6% provenaient du secteur des services.

Les politiciens voient une crise dans le secteur manufacturier, moi je vois plutôt des politiciens démagogues…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0007

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27 mars 2008

Les dinosaures Gauchistan Mondialisation Québec Économie

ParizeauJacques Parizeau et Yves Michaud ne sont pas contents parce que la Bourse de Montréal sera fusionnée avec son cousin de Toronto.

Pourtant, il y a quelques mois, la Bourse de Montréal a acheté la Bourse de Boston sans que cela ne crée trop de remous aux États-Unis. Je suis même prêt à parier que Parizeau et Michaud étaient satisfaits de cette acquisition.

On voit ici le double standard des nationalistes quand vient le temps de traiter des questions économiques: le Québec doit avoir le droit d'acheter des sociétés étrangères, mais les étrangers n'ont pas le droit d'acheter des sociétés québécoises.

Imaginez le désastre si tous les pays fonctionnaient avec une telle logique… On serait contraint de vivre dans un régime autarcique.

P.S.: Yves Michaud se présente comme le défenseur des actionnaires. Comme les actionnaires de la Bourse de Montréal ont approuvé la fusion, alors pourquoi Michaud s'y oppose-t-il ? Yves Michaud serait-il plus préoccupé par son agenda anti-capitaliste que par la défense des actionnaires ?

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26 mars 2008

Un signe qui ne ment pas Élection 2008 États-Unis

Democrat

Un signe avant-coureur de la défaite qui attend les démocrates lors de l'élection présidentielle de novembre ?

La gauche a déjà commencé à se trouver des excuses pour expliquer la contre-performance de Barack Obama et d'Hillary Clinton dans les sondages.

Il y a des signes qui ne mentent pas…

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26 mars 2008

Top 5 Québec Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (19-25 mars) selon Influence Communication:

Actualités Québec

Le sport et la météo font la pluie et le beau temps

Avec un poids médias de 4,09 %, l’incident impliquant le fils de Patrick Roy est non seulement la principale nouvelle de la semaine mais elle a aussi décroché la 3e position depuis le 1er janvier dernier. Lors des 24 premières heures, l’événement a occupé 19,3 % de l’actualité. En comparaison, la publication du rapport Gomery avait obtenu un poids de 18,43 % en 2005, lors de la première journée de couverture. Il est intéressant de souligner que 80,1 % du contenu de la nouvelle est venu du Journal de Québec, du Journal de Montréal, de TVA et de LCN pendant la fin de semaine. Au cours de la même période, ce groupe n’a pourtant contribué que pour 41 % de l’ensemble de l’actualité québécoise.

En ce qui a trait au facteur de répétition, c’est-à-dire le nombre moyen de fois qu'un texte est repris intégralement dans un même média, il est normalement de 2,2 fois au Québec. Il a oscillé entre 10 et 17 en fin de semaine à LCN, dans ce dossier. Depuis 12 mois, le volume de nouvelles citant Patrick Roy représente plus du tiers de tout ce qui a été dit sur le 400e de Québec.

Au second rang, les récents succès du Canadien de Montréal ont obtenu 1,61 % de toute l’attention médiatique.

Soulignons que depuis le 1er janvier dernier, 23,3 % de toute l’actualité québécoise a porté sur deux thèmes : le sport et la météo.

La tempête qui a affligé l’Est du Québec en est un autre symbole avec 1,17 %.

Au 4e rang, on retrouve le dossier des institutions scolaires fermées afin d’assurer le déneigement des toitures avec 0,75 %.

Le plan d’action pour promouvoir la langue française, déposé par la ministre Christine St-Pierre ferme la marche avec 0,72 %.

Source:
Influence Communication
Influence Communication

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26 mars 2008

La bataille médiatique Top Actualité Élection 2008 États-Unis

Citation de la semaine
"The reaction on the left and right sometimes made me wonder whether these pundits were watching the same speech. The only point of agreement I found is skepticism that it will help Obama with white, working-class voters, sometimes short-handed as Reagan Democrats."
— CNN's Howard Kurtz offering is view of Barack Obama's March 18 speech about Rev. Jeremiah Wright and racial tensions.

Couverture médiatique des candidats républicains et démocrates (17-23 mars) selon le Pew Research Center:

Actualités États-Unis

La campagne présidentielle a occupé 39% de l'actualité américaine. L'économie été le 2e sujet le plus couvert par les médias avec 16% du contenu. La Chine et l'Iraq ferment la marche en 3e position avec 5% de l'attention médiatique.

Source:
journalism.org
The Pastor, The Candidate, And The Speech Lead The News

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25 mars 2008

Le Bougonistan Gauchistan Moyen-Orient Économie

SocialismeLes Émirats Arabes Unis est un pays pétrolier qui prend au sérieux la redistribution de la richesse. Avec ses pétro-dollars, le gouvernement émirien a mis en place un système de santé universel, la gratuité scolaire, des terrains gratuits pour la construction de maisons subventionnées… Il est même possible d'avoir des subventions de 19 000$ pour l'organisation d'un mariage. En tout et partout, les gens reçoivent l'équivalent de 55 000 dollars par année en programmes gouvernementaux.

Résultats ?

Les jeunes ne veulent plus aller à l'école et les adultes refusent de travailler parce qu'il est plus simple de se faire vivre par le gouvernement.

Source:
Bloomberg
U.A.E.'s Drive for Emirati-Run Economy Is Thwarted by Handouts

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25 mars 2008

Les frais cachés En Chiffres Environnement Économie

Les voitures hybrides sont-elles vraiment meilleures pour l'environnement ?

Voici le résultat d'une étude comparant les coûts en énergie des véhicules hybrides et du Hummer H3 selon la durée de vie totale du produit:

Environnement
* Inclus les coûts de conception, de production, d'entretien, de consommation d'essence et de traitement des rebus.

Peut-on vraiment en vouloir au gouvernement conservateur d'avoir mis un terme au programme ecoAUTO ?

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25 mars 2008

Schisme Élection 2008 États-Unis

SchismeUn aperçu de la déconfiture qui attend les démocrates lors de la prochaine élection ?

Un sondage effectué en Pennsylvanie révèle que si Barack Obama remporte l'investiture démocrate, seulement 53% des supporteurs d'Hillary Clinton se rangeront derrière lui alors que 19% des électeurs préféreront voter pour John McCain.

Inversement, si Hillary Clinton remporte l'investiture démocrate, 60% des supporteurs de Barack Obama se rangeront derrière elle alors que 20% des électeurs préféreront voter pour John McCain.

Si la même tendance est présente dans d'autres États, McCain pourrait se diriger vers une victoire relativement facile.

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24 mars 2008

Mes organes, ma liberté En Vidéos Philosophie Économie

Voici pourquoi on doit légaliser la vente d’organes:

L’avortement est accepté en partant du principe que les femmes ont le droit de disposer de leur corps. En se basant sur ce même principe, il est logique d’exiger que les gens puissent vendre leur rein si tel est leur désir. Surtout que vendre un rein est fondamentalement plus éthique que l’avortement, car en vendant un rein on peut sauver une vie.

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24 mars 2008

L’innovation Europe International Économie États-Unis

InnovationUne étude publiée récemment a recensé les 50 entreprises les plus innovatrices de la planète.

Dans ce classement, on retrouve 38 entreprises américaines, 8 entreprises asiatiques et… seulement 4 entreprises européennes.

J'ai bien l'impression que les gens qui nous annoncent le déclin imminent de l'économie américaine devront revoir leurs prédictions…

Voici le top 10:

1- Google (États-Unis)
2- Apple (États-Unis)
3- Facebook (États-Unis)
4- General Electric (États-Unis)
5- IDEO (États-Unis)
6- NIKE (États-Unis)
7- NOKIA (Finlande)
8- Alibaba (Chine)
9- Amazon (États-Unis)
10- Nintendo (Japon)

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23 mars 2008

Le changement En Citations Philosophie Économie

David Mamet

Tout comme moi, David Mamet a été un gogauche. Tout comme moi, David Mamet a changé

« As a child of the ’60s, I accepted as an article of faith that government is corrupt, that business is exploitative, and that people are generally good at heart…

But in my life, a brief review revealed, everything was not always wrong, and neither was nor is always wrong in the community in which I live, or in my country.

Further, it was not always wrong in previous communities in which I lived, and among the various and mobile classes of which I was at various times a part.

And, I wondered, how could I have spent decades thinking that I thought everything was always wrong at the same time that I thought I thought that people were basically good at heart? Which was it?…

I began reading not only the economics of Thomas Sowell (our greatest contemporary philosopher) but Milton Friedman, Paul Johnson, and Shelby Steele, and a host of conservative writers, and found that I agreed with them: a free-market understanding of the world meshes more perfectly with my experience than that idealistic vision I called liberalism. »

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22 mars 2008

Restriction Philosophie Économie

Bastiat au sujet du nationalisme économique.

BastiatRestriction

M. Prohibant (ce n'est pas moi qui l'ai nommé, c'est M. Charles Dupin, qui depuis… mais alors…), M. Prohibant consacrait son temps et ses capitaux à convertir en fer le minerai de ses terres. Comme la nature avait été plus prodigue envers les Belges, ils donnaient le fer aux Français à meilleur marché que M. Prohibant, ce qui signifie que tous les Français, ou la France, pouvaient obtenir une quantité donnée de fer avec moins de travail, en l'achetant aux honnêtes Flamands. Aussi, guidés par leur intérêt, ils n'y faisaient faute, et tous les jours on voyait une multitude de cloutiers, forgerons, charrons, mécaniciens, maréchaux-ferrands et laboureurs, aller par eux-mêmes, ou par des intermédiaires, se pourvoir en Belgique. Cela déplut fort à M. Prohibant. D'abord l'idée lui vint d'arrêter cet abus par ses propres forces. C'était bien le moins, puisque lui seul en souffrait. Je prendrai ma carabine, se dit-il, je mettrai quatre pistolets à ma ceinture, je garnirai ma giberne, je ceindrai ma flamberge, et je me porterai, ainsi équipé à la frontière. Là, le premier forgeron, cloutier, maréchal, mécanicien ou serrurier qui se présente, pour faire ses affaires et non les miennes, je le tue, pour lui apprendre à vivre.

Au moment de partir, M. Prohibant fit quelques réflexions qui tempérèrent un peu son ardeur belliqueuse. Il se dit: il n'est pas absolument impossible que les acheteur de fer, mes compatriotes et ennemis, ne prennent mal la chose, et qu'au lieu de se laisser tuer, ils ne me tuent moi-même. Ensuite, même en faisant marcher tous mes domestiques, nous ne pourrons garder tous les passages. Enfin le procédé me coûtera fort cher, plus cher que ne vaut le résultat.

M. Prohibant allait tristement se résigner à n'être que libre comme tout le monde, quand un trait de lumière vint illuminer son cerveau. Il se rappela qu'il y a à Paris une grande fabrique de lois. Qu'est-ce qu'une loi? se dit-il. C'est une mesure à laquelle, une fois décrétée, bonne ou mauvaise, chacun est tenu de se conformer. Pour l'exécution d'icelle, on organise une force publique, et, pour constituer ladite force publique, on puise dans la nation des hommes et de l'argent.

Si j'obtenais qu'il sortît de la grande fabrique parisienne une toute petite loi portant: « Le fer belge est prohibé, » j'atteindrais les résultats suivants: le gouvernement ferait remplacer les quelques valets que je voulais envoyer à la frontière par vingt mille fils de mes forgerons, serruriers, maréchaux, artisans, mécaniciens et laboureurs récalcitrants. Puis, pour tenir en bonne disposition de joie et de santé ces vingt mille douaniers, il leur distribuerait vingt-cinq millions de francs pris à ces mêmes forgerons, cloutiers, artisans et laboureurs. La garde en serait mieux faite; elle ne me coûterait rien, je ne serais pas exposé à la brutalité des brocanteurs, je vendrais le fer à mon prix, et je jouirais de la douce récréation de voir notre grand peuple honteusement mystifié. Cela lui apprendrait à se proclamer sans cesse le précurseur et le promoteur de tout progrès en Europe. Oh! le trait serait piquant et vaut la peine d'être tenté.

Donc, M. Prohibant se rendit à la fabrique de lois. — Une autre fois peut-être je raconterai l'histoire de ses sourdes menées; aujourd'hui je ne veux parler que de ses démarches ostensibles. — Il fit valoir auprès de MM. les législateurs cette considération:

« Le fer belge se vend en France à dix francs, ce qui me force de vendre le mien au même prix. J'aimerais mieux le vendre à quinze et ne le puis, à cause de ce fer belge, que Dieu maudisse. Fabriquez une loi qui dise: — Le fer belge n'entrera plus en France. — Aussitôt j'élève mon prix de cinq francs, et voici les conséquences: »

« Pour chaque quintal de fer que je livrerai au public, au lieu de recevoir dix francs, j'en toucherai quinze, je m'enrichirai plus vite, je donnerai plus d'étendue à mon exploitation, j'occuperai plus d'ouvriers. Mes ouvriers et moi ferons plus de dépense, au grand avantage de nos fournisseurs à plusieurs lieues à la ronde. Ceux-ci, ayant plus de débouchés, feront plus de commandes à l'industrie et, de proche en proche, l'activité gagnera tout le pays. Cette bienheureuse pièce de cent sous, que vous ferez tomber dans mon coffre-fort, comme une pierre qu'on jette dans un lac, fera rayonner au loin un nombre infini de cercles concentriques. »

Charmés de ce discours, enchantés d'apprendre qu'il est si aisé d'augmenter législativement la fortune d'un peuple, les fabricants de lois votèrent la Restriction. Que parle-t-on de travail et d'économie? disaient-ils. À quoi bon ces pénibles moyens d'augmenter la richesse nationale, puisqu'un Décret y suffit?

Et en effet, la loi eut toutes les conséquences annoncées par M. Prohibant; seulement elle en eut d'autres aussi, car, rendons-lui justice, il n'avait pas fait un raisonnement faux, mais un raisonnement incomplet. En réclamant un privilège, il avait signalé les effets qu'on voit, laissant dans l'ombre ceux qu'on ne voit pas. Il n'avait montré que deux personnages, quand il y en a trois en scène. C'est à nous de réparer cette oubli involontaire ou prémédité.

Oui, l'écu détourné ainsi législativement vers le coffre-fort de M. Prohibant, constitue un avantage pour lui et pour ceux dont il doit encourager le travail. — Et si le décret avait fait descendre cet écu de la lune, ces bons effets ne seraient contrebalancés par aucuns mauvais effets compensateurs. Malheureusement, ce n'est pas de la lune que sort la mystérieuse pièce de cent sous, mais bien de la poche d'un forgeron, cloutier, charron, maréchal, laboureur, constructeur, en un mot, de Jacques Bonhomme, qui la donne aujourd'hui, sans recevoir un milligramme de fer de plus que du temps où il le payait dix francs. Au premier coup d'œil, on doit bien s'apercevoir que ceci change bien la question, car, bien évidemment, le Profit de M. Prohibant est compensé par la Perte de Jacques Bonhomme, et tout ce que M. Prohibant pourra faire de cet écu pour l'encouragement du travail Jacques Bonhomme l'eût fait de même. La pierre n'est jetée sur un point du lac que parce qu'elle a été législativement empêchée d'être jetée sur un autre.

Donc, ce qu'on ne voit pas compense ce qu'on voit, et jusqu'ici il reste, pour résidu de l'opération, une injustice, et, chose déplorable! une injustice perpétrée par la loi.

Ce n'est pas tout. J'ai dit qu'on laissait toujours dans l'ombre un troisième personnage. Il faut que je le fasse ici paraître afin qu'il nous révèle une seconde perte de cinq francs. Alors nous aurons le résultat de l'évolution tout entière.

Jacques Bonhomme est possesseur de 15 fr., fruit de ses sueurs. Nous sommes encore au temps où il est libre. Que fait-il de ses 15 fr.? Il achète un article de mode pour 10 fr., et c'est avec cet article de mode qu'il paye (ou que l'Intermédiaire paye pour lui) le quintal de fer belge. Il reste encore à Jacques Bonhomme 5 fr. Il ne les jette pas dans la rivière, mais (et c'est ce qu'on ne voit pas) il les donne à un industriel quelconque en échange d'une jouissance quelconque, par exemple à un libraire contre le discours sur l'Histoire universelle de Bossuet.

Ainsi, en ce qui concerne le travail national, il est encouragé dans la mesure de 15 fr., savoir:

10 fr. qui vont à l'article Paris;

5 fr. qui vont à la librairie.

Et quant à Jacques Bonhomme, il obtient pour ses 15 fr., deux objets de satisfaction, savoir:

1° Un quintal de fer;

2° Un livre.

Survient le décret.

Que devient la condition de Jacques Bonhomme? Que devient celle du travail national?

Jacques Bonhomme livrant ses 15 fr. jusqu'au dernier centime à M. Prohibant, contre un quintal de fer, n'a plus que la jouissance de ce quintal de fer. Il perd la jouissance d'un livre ou de tout autre objet équivalent. Il perd 5 francs. On en convient; on ne peut pas ne pas en convenir; on ne peut pas ne pas convenir que, lorsque la restriction hausse le prix des choses, le consommateur perd la différence.

Mais, dit-on, le travail national la gagne.

Non, il ne la gagne pas; car, depuis le décret, il n'est encouragé que comme il l'était avant, dans la mesure de 15 fr.

Seulement, depuis le décret, les 15 fr. de Jacques Bonhomme vont à la métallurgie, tandis qu'avant le décret ils se partageaient entre l'article de mode et la librairie.

La violence qu'exerce par lui-même M. Prohibant à la frontière ou celle qu'il y fait exercer par la loi peuvent être jugées fort différemment, au point de vue moral. Il y a des gens qui pensent que la spoliation perd toute son immoralité pourvu qu'elle soit légale. Quant à moi, je ne saurais imaginer une circonstance plus aggravante. Quoi qu'il en soit, ce qui est certain, c'est que les résultats économiques sont les mêmes.

Tenez la chose comme vous voudrez, mais ayez l'œil sagace et vous verrez qu'il ne sort rien de bon de la spoliation légale et illégale. Nous ne nions pas qu'il n'en sorte pour M. Prohibant ou son industrie, ou si l'on veut pour le travail national, un profit de 5 fr. Mais nous affirmons qu'il en sort aussi deux pertes, l'une pour Jacques Bonhomme qui paye 15 fr. ce qu'il avait pour 10; l'autre pour le travail national qui ne reçoit plus la différence. Choisissez celle de ces deux pertes avec laquelle il vous plaise de compenser le profit que nous avouons. L'autre n'en constituera pas moins une perte sèche.

Moralité: Violenter n'est pas produire, c'est détruire. Oh! si violenter c'était produire, notre France serait plus riche qu'elle n'est.

Frédéric Bastiat (1801-1850) est un économiste et homme politique libéral français. Écrivain au style direct, ses écrits manient les comparaisons pédagogiques et les fables satiriques, et visent à débusquer les principaux mythes ou sophismes entretenus autour de l'État, du socialisme, de la richesse, de la solidarité, de l'impôt, de l'interventionnisme, etc. Frédéric Bastiat était régulièrement cité par Ronald Reagan et Margaret Thatcher comme l'un des économistes les ayant le plus influencés.

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“I have failed to liberate Iraq, and transform its society into an Islamic society.”

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