Antagoniste


20 février 2008

En avoir pour son argent Canada Économie Europe Québec

Sortie très attendue du "Rapport Castonguay" hier. Un rapport qui ne changera probablement pas grand-chose à l'état déplorable de notre système de santé, les politiciens n'ayant pas la volonté de combattre l'inertie du régime en place.

Mais il est toujours bon de se rappeler à quel point le système de santé canadien est médiocre. Voici comment performe notre système lorsque l'on prend en considération les sommes d'argent qui y sont investies.

Santé Public Privé

Bon dernier…

Rappelons que partout en Europe, une place est faite aux assurances privées, seul le Canada interdit cette pratique. Aux dernières nouvelles, aucun pays européen n'avait exprimé le désir d'imiter le "modèle canadien"…

Source:
Health Consumer Powerhouse
Euro-Canada Health Consumer Index 2008

20 février 2008

La bataille médiatique Élection 2008 États-Unis Top Actualité

Couverture médiatique des candidats républicains et démocrates (11-17 février) selon le Pew Research Center:

Actualités États-Unis

La campagne présidentielle a occupé 40% de l'actualité américaine. La guerre contre le terrorisme et l'économie ont été le 2e sujet le plus couvert par les médias avec 6% du contenu. La fusillade à l'Université Northern Illinois ferme la marche en 3e position avec 5% de l'attention médiatique.

Source:
journalism.org
Media Narrative Vaults Obama into Frontrunner Slot

19 février 2008

Bush, impopulaire ? En Images États-Unis International

Cette fin de semaine, Bush était en voyage officiel en Tanzanie. Voici l'accueil chaleureux qui lui a été réservé:

Tanzanie

Tanzanie

Tanzanie

Tanzanie

Bush n'est pas uniquement populaire au Kosovo ! Mais ne comptez pas trop sur nos médias pour nous montrer ces images, elles risqueraient de briser certaines idées reçues…

19 février 2008

Visage à 2 faces Économie Québec

Il y a Pauline Marois la capitaliste…

Pauline Marois

-

Pauline Marois, le 28 janvier 2008:

« Le constat est sévère, mais il faut accepter de le faire. Autrement, on n’applique pas de solutions audacieuses. On fait des petits ronrons, comme d’habitude. » Pauline Marois estime que les Québécois se sont assoupis, « avec des chiffres qui nous apparaissent rassurants ». Mais, dans les faits, « l’état de notre économie est aujourd’hui très préoccupant. » Résultat : « Les Québécois sont moins riches que les Canadiens et beaucoup moins riches que les Américains. »

Et il y a Pauline Marois la socialiste…

Pauline Marois

-

Pauline Marois le 18 février 2008:

Pauline Marois trouve « fatigant » que le Québec soit « dominé par la productivité » et que « la consommation de masse », « la réussite liée au fric et aux biens de consommation » aient éclipsé « les autres valeurs, les autres dimensions de la vie ». [...] « La vie, ça ne devrait pas être une course aux profits, à la productivité et à la consommation; j’espère que, dans l’avenir, l’on va essayer de tempérer ça un petit peu. »

Que la vraie Pauline Marois se lève !

19 février 2008

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (12-18 février) selon Influence Communication:

Actualités Québec

Les chemins tortueux de l’information

Amusant de constater à quel point l’information peut prendre des directions divergentes au cours d’une même semaine. Loin devant les autres nouvelles, les performances du Canadien remportent la palme de la semaine avec un poids médias de 2,15 %.

Le débat sur la présence canadienne en l’Afghanistan se maintient au palmarès avec un volume de 1,89 %.

Étonnant mais vrai, la fête de la Saint-Valentin est le dossier qui a été le plus cité par les quotidiens québécois. L’intérêt plus tempéré des médias électroniques contribue à placer globalement la nouvelle au 3e rang avec 1,58 %.

Les spéculations entourant un éventuel scrutin fédéral ont connu un gain de 22 % au cours des 7 derniers jours pour terminer la semaine avec 1,46 %.

La déclaration d’indépendance du Kosovo a surpassé de peu les festivités du Carnaval de Québec pour avoir occupé 1,02 % de l’ensemble des nouvelles. 18 % du volume au Canada anglais faisait référence à la question référendaire au Québec. Les quotidiens La Vanguardia (Espagne) et Le Temps (Suisse) ont aussi tracé un parallèle avec le Québec.

Source:
Influence Communication
Influence Communication

18 février 2008

Ce qu’on ne voit pas Économie France Québec

Santé QuébecEn se basant sur son expérience dans un hôpital français en partenariat public-privé, le docteur Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, a voulu adresser une mise en garde contre une plus grande présence du privé dans le système de santé québécois.

Le docteur Barrette parle d'un examen radiologique dont il a été témoin en France. Au Québec, un tel examen dure entre 30 et 40 minutes. En France, le même examen prend environ 15 minutes et permet de récolter 80% de l'information d'un examen québécois.

Ce que l'on voit: les examens en France sont moins rigoureux.

Ce que l'on ne voit pas: avec des examens plus courts et légèrement moins exhaustifs, on peut traiter un plus grand nombre de patients. Des Québécois qui, actuellement, ont 0% d'information sur leur état de santé parce qu'ils ne peuvent consulter un médecin pourraient être traités et avoir accès à 80% de l'information sur leur condition.

Le docteur Barrette voit les 100 patients traités dont il peut connaître 100% de l'état de santé. Il ne voit pas la possibilité de traiter 200 patients pour connaître 80% de leur état de santé. Après tout, si l'on vous donne le choix entre un examen de 15 minutes légèrement moins complet ou pas d'examen du tout, votre décision sera facile à prendre.

De plus, on peut se questionner sur la pertinence d'avoir des examens médicaux 2 fois plus longs pour avoir seulement 20% d'information supplémentaire. Est-ce vraiment un investissement rentable ?

18 février 2008

God bless America En Images États-Unis Europe

Hier, avec l'appui des États-Unis, le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance. Les Kosovars sont descendus dans les rues pour célébrer l'événement en brandissant fièrement leur drapeau et… la bannière étoilée:

Kosovo Kosovo

Kosovo Kosovo

Kosovo Kosovo
Source: Defiant Kosovo celebrates independence

Environ 90% de la population au Kosovo est musulmane (sunnite). Voilà qui remet en perspective l'idée reçue voulant que les États-Unis se soient aliéné les musulmans.

P.S.: Les médias québécois sont restés muets sur la présence des drapeaux américains dans les rues du Kosovo…

17 février 2008

Racisme économique Économie En Vidéos États-Unis Mondialisation

Quand vient le temps de parler d’économie, il se dit des connerie dans tous les médias, même sur Fox News.

Voici comment un animateur populiste se fait remettre à sa place par l’économiste Steven Landsburg:

Ceux qui condamnent la mondialisation et défendent le protectionnisme doivent être dénoncés pour ce qu’ils sont: des racistes.

Ayn Rand Institute
« Buy American » is UN-American

Philosophically, Americanism means individualism. Individualism holds that one’s personal identity, moral worth, and inalienable rights belong to one as an individual, not as a member of a particular race, class, nation, or other collective.

But collectivism is the premise of « Buy American. » In purchasing goods, we are expected to view ourselves and the sellers not as individuals, but as units of a nation. We are expected to accept lower quality or more expensive goods in the name of alleged benefits to the national collective.

Most « Buy American » advocates are motivated by misplaced patriotism. But for some the motive is a collectivist hostility towards foreigners. This xenophobic attitude is thoroughly un-American; it is plain bigotry.

Giving preference to American-made products over German or Japanese products is the same injustice as giving preference to products made by whites over those made by blacks. Economic nationalism, like racism, means judging men and their products by the group from which they come, not by merit.

17 février 2008

Vive les subventions ! Économie États-Unis Europe Mondialisation Québec

Subvention AgricoleOn dénonce beaucoup les subventions agricoles aux États-Unis et en Europe. Pourtant, si je m'oppose systématiquement aux subventions québécoises à l'agriculture, j'approuve sans réserve les subventions européennes et américaines. Même que si elles étaient augmentées, ce serait une bonne chose.

Pourquoi ?

Les États-Unis et l’Europe, en subventionnant leurs produits agricoles, font en sorte que ces derniers sont moins chers. Résultat: j’économise lorsque je fais mon épicerie. Si les Américains et les Européens sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de me faire épargner, c’est leur problème, ce n'est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !

Par contre, pas question qu’on utilise mes taxes pour subventionner les producteurs de porcs afin que les Américains payent leur bacon moins cher…

17 février 2008

Le libre-marché contre le racisme Économie En Citations Mondialisation

Milton Friedman

Comment peut-on combattre le racisme et l’intolérance ? Milton Friedman à la réponse:

« The great virtue of a free market system is that it does not care what color people are; it does not care what their religion is; it only cares whether they can produce something you want to buy. It is the most effective system we have discovered to enable people who hate one another to deal with one another and help one another. »

16 février 2008

Théâtres, Beaux-Arts Économie Philosophie

Question de participer à l'éducation économique de mes lecteurs, voici le quatrième d'une série de textes écrit par Frédéric Bastiat (1801-1850) est un économiste et homme politique libéral français.

Théâtres, Beaux-Arts

BastiatL'État doit-il subventionner les arts?

Il y a certes beaucoup à dire Pour et Contre.

En faveur du système des subventions, on peut dire que les arts élargissent, élèvent et poétisent l'âme d'une nation, qu'ils l'arrachent à des préoccupations matérielles, lui donnent le sentiment du beau, et réagissent ainsi favorablement sur ses manières, ses coutumes, ses mœurs et même sur son industrie. On peut se demander où en serait la musique en France, sans le Théâtre-Italien et le Conservatoire; l'art dramatique, sans le Théâtre-Français; la peinture et la sculpture, sans nos collections et nos musées. On peut aller plus loin et se demander si, sans la centralisation et par conséquent la subvention des beaux-arts, ce goût exquis se serait développé, qui est le noble apanage du travail français et impose ses produits à l'univers entier. En présence de tels résultats, ne serait-ce pas une haute imprudence que de renoncer à cette modique cotisation de tous les citoyens qui, en définitive, réalise, au milieu de l'Europe, leur supériorité et leur gloire?

À ces raisons et bien d'autres, dont je ne conteste pas la force, on peut en opposer de non moins puissantes. Il y a d'abord, pourrait-on dire, une question de justice distributive. Le droit du législateur va-t-il jusqu'à ébrécher le salaire de l'artisan pour constituer un supplément de profits à l'artiste? M. Lamartine disait: « Si vous supprimez la subvention d'un théâtre, où vous arrêterez-vous dans cette voie, et ne serez-vous pas logiquement entraînés à supprimer vos Facultés, vos Musées, vos Instituts, vos Bibliothèques? » On pourrait répondre: « Si vous voulez subventionner tout ce qui est bon et utile, où vous arrêterez-vous dans cette voie, et ne serez-vous pas entraînés logiquement à constituer une liste civile à l'agriculture, à l'industrie, au commerce, à la bienfaisance, à l'instruction? » Ensuite, est-il certain que les subventions favorisent le progrès de l'art? C'est une question qui est loin d'être résolue, et nous voyons de nos yeux que les théâtres qui prospèrent sont ceux qui vivent de leur propre vie. Enfin, s'élevant à des considérations plus hautes, on peut faire observer que les besoins et les désirs naissent les uns des autres et s'élèvent dans des régions de plus en plus épurées, à mesure que la richesse publique permet de les satisfaire; que le gouvernement n'a point à se mêler de cette correspondance, puisque, dans un état donné de la fortune actuelle, il ne saurait stimuler, par l'impôt, les industries de luxe sans froisser les industries de nécessité, intervertissant ainsi la marche naturelle de la civilisation. On peut faire observer que ces déplacements artificiels des besoins, des goûts, du travail et de la population, placent les peuples dans une situation précaire et dangereuse, qui n'a plus de base solide.

Voilà quelques-unes des raisons qu'allèguent les adversaires de l'intervention de l'État, en ce qui concerne l'ordre dans lequel les citoyens croient devoir satisfaire leurs besoins et leurs désirs, et par conséquent diriger leur activité. Je suis de ceux, je l'avoue, qui pensent que le choix, l'impulsion doit venir d'en bas, non d'en haut, des citoyens, non du législateur; et la doctrine contraire me semble conduire à l'anéantissement de la liberté et de la dignité humaines.

Mais, par une déduction aussi fausse qu'injuste, sait-on de quoi on accuse les économistes? c'est, quand nous repoussons la subvention, de repousser la chose même qu'il s'agit de subventionner, et d'être les ennemis de tous les genres d'activité, parce que nous voulons que ces activités, d'une part soient libres, et de l'autre cherchent en elles-mêmes leur propre récompense. Ainsi, demandons-nous que l'État n'intervienne pas, par l'impôt, dans les matières religieuses? nous sommes des athées. Demandons-nous que l'État n'intervienne pas, par l'impôt, dans l'éducation? nous haïssons les lumières. Disons-nous que l'État ne doit pas donner, par l'impôt, une valeur factice au sol, à tel ordre d'industrie? nous sommes les ennemis de la propriété et du travail. Pensons-nous que l'État ne doit pas subventionner les artistes? nous sommes des barbares qui jugeons les arts inutiles.

Je proteste ici de toutes mes forces contre ces déductions.

Loin que nous entretenions l'absurde pensée d'anéantir la religion, l'éducation, la propriété, le travail et les arts quand nous demandons que l'État protège le libre développement de tous ces ordres d'activité humaine, sans les soudoyer aux dépens les uns des autres, nous croyons au contraire que toutes ces forces vives de la société se développeraient harmonieusement sous l'influence de la liberté, qu'aucune d'elles ne deviendrait, comme nous le voyons aujourd'hui, une source de troubles, d'abus, de tyrannie et de désordre.

Nos adversaires croient qu'une activité qui n'est ni soudoyée ni réglementée est une activité anéantie. Nous croyons le contraire. Leur foi est dans le législateur, non dans l'humanité. La nôtre est dans l'humanité, non dans le législateur.

Ainsi, M. Lamartine disait: « Au nom de ce principe, il faut abolir les expositions publiques qui font l'honneur et la richesse de ce pays. »

Je réponds à M. Lamartine: « À votre point de vue, ne pas subventionner c'est abolir, parce que, partant de cette donnée que rien n'existe que par la volonté de l'État, vous en concluez que rien ne vit que ce que l'impôt fait vivre. Mais je retourne contre vous l'exemple que vous avez choisi, et je vous fait observer que la plus grande, la plus noble des expositions, celle qui est conçue dans la pensée la plus libérale, la plus universelle, et je puis même me servir du mot humanitaire, qui n'est pas ici exagéré, c'est l'exposition qui se prépare à Londres, la seule dont aucun gouvernement ne se mêle et qu'aucun impôt ne soudoie. »

Revenant aux beaux-arts, on peut, je le répète, alléguer pour et contre le système des subventions des raisons puissantes. Le lecteur comprend que, d'après l'objet spécial de cet écrit, je n'ai ni à exposer ces raisons, ni à décider entre elles.

Mais M. Lamartine a mis en avant un argument que je ne puis passer sous silence, car il rentre dans le cercle très précis de cette étude économique.

Il a dit:

La question économique, en matière de théâtres, se résume en un seul mot: c'est du travail. Peu importe la nature de ce travail, c'est un travail aussi fécond, aussi productif que toute autre nature de travaux dans une nation. Les théâtres, vous le savez, ne nourrissent pas moins, ne salarient pas moins, en France, de quatre-vingt mille ouvriers de toute nature, peintres, maçons, décorateurs, costumiers, architectes, etc., qui sont la vie même et le mouvement de plusieurs quartiers de cette capitale, et, à ce titre, ils doivent obtenir vos sympathies!

Vos sympathies! — traduisez: vos subventions.

Et plus loin:

Les plaisirs de Paris sont le travail et la consommation des départements, et les luxes du riche sont le salaire et le pain de deux cent mille ouvriers de toute espèce, vivant de l'industrie si multiple des théâtres sur la surface de la République, et recevant de ces plaisirs nobles, qui illustrent la France, l'aliment de leur vie et le nécessaire de leurs familles et de leurs enfants. C'est à eux que vous donnerez ces 60 000 fr. (Très bien! très bien! marques nombreuses d'approbation.)

Pour moi, je suis forcé de dire: très mal! très mal! en restreignant, bien entendu, la portée de ce jugement à l'argument économique dont il est ici question.

Oui, c'est aux ouvriers des théâtres qu'iront, du moins en partie, les 60 000 fr. dont il s'agit. Quelques bribes pourront bien s'égarer en chemin. Même, si l'on scrutait la chose de près, peut-être découvrirait-on que le gâteau prendra une autre route; heureux les ouvriers s'il leur reste quelques miettes! Mais je veux bien admettre que la subvention entière ira aux peintres, décorateurs, costumiers, coiffeurs, etc. C'est ce qu'on voit.

Mais d'où vient-elle? Voilà le revers de la question, tout aussi important à examiner que la face. Où est la source de ces 60 000 fr.? Et où iraient-ils, si un vote législatif ne les dirigeait d'abord vers la rue Rivoli et de là vers la rue Grenelle? C'est ce qu'on ne voit pas.

Assurément nul n'osera soutenir que le vote législatif a fait éclore cette somme dans l'urne du scrutin; qu'elle est une pure addition faite à la richesse nationale; que, sans ce vote miraculeux, ces soixante mille francs eussent été à jamais invisibles et impalpables. Il faut bien admettre que tout ce qu'a pu faire la majorité, c'est de décider qu'ils seraient pris quelque part pour être envoyés quelque part, et qu'ils ne recevraient une destination que parce qu'ils seraient détournés d'une autre.

La chose étant ainsi, il est clair que le contribuable qui aura été taxé à un franc, n'aura plus ce franc à sa disposition. Il est clair qu'il sera privé d'une satisfaction dans la mesure d'un franc, et que l'ouvrier, quel qu'il soit, qui la lui aurait procurée, sera privé de salaire dans la même mesure.

Ne nous faisons donc pas cette puérile illusion de croire que le vote du 16 mai ajoute quoi que ce soit au bien-être et au travail national. Il déplace les jouissances, il déplace les salaires, voilà tout.

Dira-t-on qu'à un genre de satisfaction et à un genre de travail, il substitue des satisfactions et des travaux plus urgents, plus moraux, plus raisonnables? Je pourrais lutter sur ce terrain. Je pourrais dire: En arrachant 60 000 fr. aux contribuables, vous diminuez les salaires des laboureurs, terrassiers, charpentiers, forgerons, et vous augmentez d'autant les salaires des chanteurs, coiffeurs, décorateurs et costumiers. Rien ne prouve que cette dernière classe soit plus intéressante que l'autre. M. Lamartine ne l'allègue pas. Il dit lui-même que le travail des théâtres est aussi fécond, aussi productif (et non plus) que tout autre, ce qui pourrait encore être contesté; car la meilleure preuve que le second n'est pas aussi fécond que le premier, c'est que celui-ci est appelé à soudoyer celui-là.

Mais cette comparaison entre la valeur et le mérite intrinsèque des diverses natures de travaux n'entre pas dans mon sujet actuel. Tout ce que j'ai à faire ici, c'est de montrer que si M. Lamartine et les personnes qui ont applaudi à son argumentation ont vu, de l'œil gauche, les salaires gagnés par les fournisseurs des comédiens, ils auraient dû voir, de l'œil droit, les salaires perdus pour les fournisseurs des contribuables; faute de quoi, ils se sont exposés au ridicule de prendre un déplacement pour un gain. S'ils étaient conséquents à leur doctrine, ils demanderaient des subventions à l'infini; car ce qui est vrai d'un franc et de 60 000 fr., est vrai, dans des circonstances identiques, d'un milliard de francs.

Quand il s'agit d'impôts, messieurs, prouvez-en l'utilité par des raisons tirées du fond, mais non point par cette malencontreuse assertion: « Les dépenses publiques font vivre la classe ouvrière. » Elle a le tort de dissimuler un fait essentiel, à savoir que les dépenses publiques se substituent toujours à des dépenses privées, et que, par conséquent, elles font bien vivre un ouvrier au lieu d'un autre, mais n'ajoutent rien au lot de la classe ouvrière prise en masse. Votre argumentation est fort de mode, mais elle est trop absurde pour que la raison n'en ait pas raison.

Frédéric Bastiat (1801-1850) est un économiste et homme politique libéral français. Écrivain au style direct, ses écrits manient les comparaisons pédagogiques et les fables satiriques, et visent à débusquer les principaux mythes ou sophismes entretenus autour de l'État, du socialisme, de la richesse, de la solidarité, de l'impôt, de l'interventionnisme, etc. Frédéric Bastiat était régulièrement cité par Ronald Reagan et Margaret Thatcher comme l'un des économistes les ayant le plus influencés.

15 février 2008

Yes we can ! Élection 2008 En Vidéos États-Unis Philosophie

Hope !

15 février 2008

C’est du délire… Coup de gueule Environnement

Réchauffement Climatique

Si jamais on vous demande quelle est la cause des vagues de froid en Inde et en Chine, vous pourrez répondre que c'est la faute du réchauffement climatique… Sans blague, ya des coups de pied au cul qui se perdent. Les gens sont tellement obnubilés par le réchauffement climatique, qu'il devient la cause de tous les phénomènes météorologiques, même de ceux qui contredisent de l’hypothèse de départ.

15 février 2008

Omerta économique Économie États-Unis

Économie États-Unis

En janvier dernier, les médias ont beaucoup parlé de la baisse 0,4% des ventes au détail aux États-Unis. Plusieurs y ont vu un signe évident de récession.

Mais en janvier, les ventes au détail ont progressé de 0,3% au pays de l'Oncle Sam. Si les médias ont fait beaucoup de bruit avec la baisse annoncée en janvier, presque rien n'a été dit sur la hausse annoncée cette semaine… C'est à se demander si les médias ne travaillent pas activement pour créer une récession.

14 février 2008

Le socialisme agricole Économie Gauchistan Québec

Adam SmithCette semaine a été déposé le "rapport Pronovost" sur la situation de l'agriculture au Québec; la commission a conclu à un appauvrissement du milieu agricole. Malheureusement, le rapport propose un interventionnisme du gouvernement encore plus grand pour lutter contre cette pauvreté…

Pour rendre l'agriculture québécoise plus rentable, on n'avait pas besoin du "rapport Pronovost", une simple lecture de "La richesse des nations" d'Adam Smith aurait permis de résoudre les problèmes de nos agriculteurs.

Dans "La richesse des nations", Adam Smith s'est demandé comment la richesse était créée. Son premier constat: la richesse est générée par la spécialisation de la main-d'oeuvre. Par exemple, une fabrique de chaussures où toutes les étapes de production sont réalisées par un employé va créer moins de richesse qu'une fabrique où la main-d'oeuvre est spécialisée (un employé pour couper le cuir, un second pour faire la couture, un troisième pour poser la semelle).

Ensuite, Smith s'est demandé quel facteur permettait la spécialisation des travailleurs. La réponse: la spécialisation est limitée par la taille du marché. Plus un marché sera gros, plus les ouvriers pourront être spécialisés.

Le lien avec l'agriculture au Québec ? Le système de gestion de l'offre rend impossible les exportations agricoles à l'extérieur du Québec. Résultat: les agriculteurs québécois ont seulement accès à un petit marché. La spécialisation de la main-d'oeuvre est donc plus difficile et moins de richesse est créée.

La survie et la prospérité de l'agriculture au Québec passent par l'abandon du système de la gestion de l'offre, mais le "rapport Pronovost" a plutôt préféré taire cette réalité et prôner une intervention de l'État.

Ce n'est pas pour rien que l'agriculture en Saskatchewan permet à cette province d'avoir une croissance économique record alors qu'au Québec les producteurs laitiers ne peuvent tirer avantage du prix du lait qui a doublé à l'échelle mondiale.

14 février 2008

Réactionnaire et vert Canada Coup de gueule Économie Environnement Québec

Mad SuzukiDavid Suzuki était de passage à l'Université McGill cette semaine. Le "scientifique" à barbichette n'a pas mâché ses mots en disant que notre futur devrait être gouverné par notre passé. Selon Suzuki, la croissance économique et les progrès technologiques ont été néfastes. Pour Suzuki, la croissance économique est anormale et notre mode de vie actuel est insoutenable.

Parfait, prêtons-nous au jeu et disons que pour sauver la planète nous retournons vivre comme les Canadiens de 1978. En 2005, les 32.2 millions de Canadiens consommaient en moyenne 1 663 mégajoules de charbon par personne. En 1978, les 23.9 millions de Canadiens consommaient en moyenne 2 171 mégajoules de charbon par personne.

Suzuki a raison, il faut absolument épouser un mode de vie plus ancien. Imaginez le paradis que serait le Canada si les 32.2 millions de Canadiens consommaient 2 171 mégajoules de charbon !

Le grand prêtre de l'écologisme a aussi déclaré que l'on devrait jeter en prison les politiciens qui ne se préoccupaient pas de l'environnement. Moi je dis qu'il faudrait plutôt commencer à ignorer les scientifiques qui ont perdu la raison.

CORRECTION:
La consommation de mégajoule de charbon par habitant avait été inversée. En 2005 la consommation est inférieur à celle de 1978.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux Cansim 128-0002, 128-0009 & 075-0009

14 février 2008

Le keynesianisme Économie Gauchistan Québec

Julie BouletCette semaine, la ministre des Transports annonçait fièrement un investissement de 12 milliards de dollars pour la mise à niveau du réseau routier de la province. La ministre a pris soin de préciser que son projet allait créer 36 000 emplois au Québec.

On peut se réjouir que le gouvernement se décide enfin à réparer les infrastructures routières, mais la création d'emploi n'est pas un argument valable pour faire la promotion de ce projet. Julie Boulet devrait prendre un petit 10 minutes pour lire le texte de "La vitre cassée" de Bastiat.

En passant, 12 milliards pour 36 000 jobs ça revient à 33 333 333 333 dollars par emplois créés.

13 février 2008

La 4e guerre mondiale En Vidéos États-Unis Irak Moyen-Orient Terrorisme

Norman Podhoretz au sujet de la guerre contre le nouveau totalitarisme: l’islamofascisme.


La 4e guerre mondiale
Téléchargé par TheEconomist

Voilà qui remet en perspective les « erreurs » de Bush sur la conduite de la guerre et l’horrible travail des médias dans la couverture du conflit en Irak.

13 février 2008

Victoire En Citations États-Unis Irak Terrorisme

Al-Qaeda

N'en déplaise à Obama et à tous ceux qui souhaitent une défaite des Américains en Irak, les affaires vont plutôt mal pour l'organisation de Ben Laden. Voici un extrait d'un document produit par Al-Qaeda et intercepté par l'armée américaine:

« There were almost 600 fighters in our sector before the tribes changed course 360 degrees . . . Many of our fighters quit and some of them joined the deserters . . . As a result of that the number of fighters dropped down to 20 or less. We were mistreated, cheated and betrayed by some of our brothers who used to be part of the Jihadi movement. We lost cities and afterward, villages… We find ourselves in a wasteland desert.

The Islamic State of Iraq [al-Qaeda] is faced with an extraordinary crisis, especially in al-Anbar province. Al-Qaeda’s expulsion from Anbar created weakness and psychological defeat. This also created panic, fear and the unwillingness to fight. The morale of the fighters went down and they wanted to be transferred to administrative positions rather than be fighters. There was a total collapse in the security structure of the organisation. »

13 février 2008

Populisme Économie Élection 2008 États-Unis Gauchistan

ExxonMardi soir dans son discours sans substance, Obama s'est dit indigné des profits records d'Exxon. Pour Obama, il est injuste qu'une corporation fasse autant d'argent sans rapporter à la collectivité.

En 2006, Exxon a fait 67,4 milliards de profits. Mais après impôt, cette somme a fondu à 39,5 milliards parce qu'Exxon a versé 27,9 milliards au gouvernement ! Le taux d'imposition d'Exxon a été de 41,4%.

27,9 milliards c'est l'équivalent des impôts versés par 50% de la population aux États-Unis. Vous avez bien lu: à elle seule Exxon paye autant d'impôt que la moitié des Américains.

Taper sur les pétrolières a toujours été une tactique à la mode chez les populistes. Au lieu de toujours répéter les mêmes phrases vides de sens, Obama devrait faire ses devoirs et se renseigner un peu avant de parler.

12 février 2008

C’est la faute à Darwin Économie Philosophie

Darwin

Malgré l'évolution spectaculaire du niveau de vie, les gens ne se disent pas plus heureux pour autant. Comment expliquer ce paradoxe ? Darwin a peut être la réponse à cette question…

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Discussion entre Russ Roberts (économiste, George Mason University) et Gregg Easterbrook, auteur du livre "The Progress Paradox: How Life Gets Better While People Feel Worse"

Source:
Econtalk
Easterbrook on the American Standard of Living

12 février 2008

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (5-11 février) selon Influence Communication:

Actualités Québec

L’Afghanistan de retour à la une

Le débat entourant la présence canadienne en Afghanistan et les pressions exercées auprès des pays alliés ont constitué le principal dossier d’information de la semaine avec un poids médias de 2,58 %.

Les récents succès du Canadien de Montréal ont manqué de peu la tête du palmarès avec 2,14 %. Parions que l’arrestation de Ryan O’Byrne et Tom Kostopoulos par la police de Tampa Bay occupera la presse pour quelques jours encore.

Toutefois c’est du côté des primaires américaines que les quotidiens ont accordé le plus d’espace. L’ensemble des médias leur ont octroyé un volume de 1,79 %. Sans surprise, il s’agit du dossier numéro un aux États-Unis. Toutefois, le spectre de la récession est maintenant second chez nos voisins du Sud, devançant même la guerre en Irak et la sécurité nationale. La question de la récession a connu une croissance de 360 % dans la presse nord américaine depuis trois mois. C’est à se demander si les médias ne contribuent pas au ralentissement économique.

La question économique risque donc de se retrouver au premier plan d’une éventuelle campagne électorale fédérale canadienne qui a d’ailleurs généré un poids médias de 1,20 %.

Au 5e rang on retrouve les activités du Carnaval de Québec qui se maintiennent au palmarès avec 1,17 %.

Source:
Influence Communication
Influence Communication

12 février 2008

La bataille médiatique Élection 2008 États-Unis Top Actualité

Couverture médiatique des candidats républicains et démocrates (4-10 février) selon le Pew Research Center:

Actualités États-Unis

La campagne présidentielle a occupé 55% de l'actualité américaine. Les tornades dans le sud des États-Unis ont été le 2e sujet le plus couvert par les médias avec 7% du contenu. L'économie ferme la marche en 3e position avec 5% de l'attention médiatique.

Source:
journalism.org
McCain, Clinton, and Obama in Coverage Derby Photo Finish

11 février 2008

Le culte Élection 2008 En Vidéos États-Unis Gauchistan

Obama, the sequel:

Quand le culte de la personnalité remplace les idées…

11 février 2008

La santé des finances publiques Économie Gauchistan

Frite alors !Interdiction de fumer… Bannissement des gras-trans… Guerre contre la malbouffe…

Le gouvernement motive toutes ces entraves aux libertés individuelles en disant qu'il en va de la pérennité du réseau de santé publique: pour que l'État soit capable de financer l'universalité des soins, il doit limiter les choix de vie étant nuisibles à la santé.

Mais une étude rendue publique lundi dernier démontre qu'étant donné leur espérance de vie plus faible, les obèses et les fumeurs coûtent moins cher en soins de santé que les gens avec de saines habitudes de vie.

Groupe
Espérance de vie
Coût totaux en soins de santé à partir de 20 ans
Non-fumeurs/Non-obèses
84 ans
417 000$
Obèses
80 ans
371 000$
Fumeurs
77 ans
326 000$

Le gouvernement cherche-t-il vraiment à économiser en voulant nous dicter nos comportements ou désire-t-il plutôt faire de l'ingénierie sociale ?

Source:
Public Library of Science Medicine journal
Lifetime Medical Costs of Obesity: Prevention No Cure for Increasing Health Expenditure