Antagoniste


26 février 2008

L’ennemi du Canada Canada Économie États-Unis

Tom DaschleTom Daschle a été le sénateur démocrate du Dakota du Sud jusqu'en 2004. Reconnu pour ses positions protectionnistes, il a été le principal artisan des sanctions contre les exportation canadiennes de bois d'oeuvre et de bovins aux États-Unis. Pour ceux qui l'ont déjà oublié, ces mesures ont causé un tort irréparable à l'industrie forestière et agricole du Canada. C'est seulement suite au départ de Tom Daschle, battu lors de l'élection de 2004, que les États-Unis et le Canada ont pu régler leurs contentieux commerciaux.

Mais Tom Daschle n'a pas quitté la politique, aujourd'hui il est l'un des principaux conseillers de… Barack Obama ! Voilà qui explique pourquoi Obama s'est converti au protectionnisme et qu'il décrit les Canadiens comme des "voleurs de job".

Si Barack Obama devient président, on peut malheureusement s'attendre à voir Tom Daschle orchestrer d'autres conflits commerciaux entre le Canada et les États-Unis… Bref, rien de bon pour l'économie canadienne.

Aux Canadiens qui souhaitent l'élection d'Obama: Be careful what you wish for… you just may get it !


26 février 2008

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (19-25 février) selon Influence Communication:

Actualités Québec

Le consommer-jeter de l’information

Le dépôt du rapport Castonguay a facilement décroché le titre de la nouvelle la plus citée avec un poids médias de 4,32 %. Il s’agit pour l’instant de la nouvelle la plus médiatisée en 2008. C’est étonnant de constater que l’essentiel du dossier n’a survécu que 44 heures dans les médias. Considérant que le rapport faisait plus de 300 pages, il serait intéressant de savoir combien de personnes ont pris le temps de lire le document en entier. Pourtant, aucun groupe d’intérêt ou personnage public n’est demeuré silencieux dans le dossier.

Les succès du Canadien de Montréal et la date limite des échanges dans la ligne nationale de hockey se voient octroyer un volume de 3,64 %. Une très forte polarisation de la couverture est d’ailleurs prévue aujourd’hui entre 14h00 et 17h00. Ce sera également le dépôt du budget fédéral. Il devrait y avoir entre 40 % et 50 % de toutes les nouvelles réservées à ces dossiers.

Le départ officiel de Fidel Castro et l’élection de son frère Raoul ont obtenu un poids de 1,54 %.

Les médias québécois ont accordé 1,39 % de leur contenu à la déclaration d’indépendance du Kosovo. Les médias d’une douzaine de pays ont tracé un lien avec le mouvement souverainiste québécois.

Au 5e rang, on trouve la soirée des Oscars avec 1,32 %. En 2007, l’événement avait occupé 1,52 % de notre actualité.

Source:
Influence Communication
Influence Communication


26 février 2008

La bataille médiatique Élection 2008 États-Unis Top Actualité

Couverture médiatique des candidats républicains et démocrates (18-24 février) selon le Pew Research Center:

Actualités États-Unis

La campagne présidentielle a occupé 44% de l'actualité américaine. L'indépendance du Kosovo été le 2e sujet le plus couvert par les médias avec 7% du contenu. Cuba ferme la marche en 3e position avec 6% de l'attention médiatique.

Source:
journalism.org
Clinton Battles the Obama Boom, McCain Battles the Times


25 février 2008

La médecine socialiste Canada Économie États-Unis Québec

John Stossel au sujet du système de santé canadien et de ceux qui pensent que « profit » et « médecine » sont des termes incompatibles.


Médecine Socialiste
Téléchargé par TheEconomist

P.S.: Je crois l’avoir déjà dit mais un jour j’aurai une moustache comme Stossel !


25 février 2008

Avoir de l’assurance Économie États-Unis Québec

Santé Public Privé QuébecAu Québec, on aime bien entretenir l'illusion que les soins de santé sont gratuits. Il est bon de rappeler que les services de santé coûtent annuellement aux Québécois 23,9 milliards de dollars: l'équivalent de 3 100 dollars par personne.

L'Idaho est un état américain avec une économie de taille équivalente au Québec. En Idaho, je pourrais acheter une assurance-santé, incluant une assurance médicament, pour 840$ par année (un maximum "out of pocket" de 3 500$). Sachant que j'atteindrais rarement le maximum "out of pocket", en Idaho je pourrais, avec une assurance privée, avoir des soins de santé pour un coût moindre qu'au Québec.

Et pour ceux qui pensent que la qualité des soins de santé souffre de la présence du privé.

Indices mesurés
Mortalité évitable (par 100 000 habitants)
82,5
100,1
Mortalité: cancer colorectal (par 100 000 habitants)
15,4
27,2
Mortalité: cancer du sein (par 100 000 habitants)
25,2
30,6

Si le réseau public québécois craint tant une plus grande présence du privé, c'est peut-être parce qu'il sait qu'il sera incapable de compétitionner efficacement ce dernier. Si les tenants du réseau public sont convaincus qu'ils sont capables d'offrir des soins de santé de qualité à moindre coût, alors ils n'ont pas besoin de redouter le privé car personne ne favorisera cette option.

Pourquoi les défenseurs du réseau public manquent-ils autant d'assurance, pourquoi ont-ils besoin d'un monopole ?


24 février 2008

Un changement pour le pire Économie Élection 2008 En Vidéos États-Unis International Mondialisation

C’est au tour des Indiens d’exprimer leurs craintes envers l’agenda protectionniste d’Obama…

Le changement promis par Obama est une régression. Pour un type qui veut réconcilier les États-Unis avec le reste du monde, c’est mal parti…


24 février 2008

Les méchants Canadiens Économie Élection 2008 États-Unis Mondialisation Québec

Obama

Pour Barack Obama, l'Accord de libre-échange entre les États-Unis et le Canada doit être revu parce qu'à cause de ce traité, les Canadiens volent les jobs des Américains

Obama devrait prendre un peu moins de temps pour écrire ses discours populistes et un peu plus pour lire les journaux. Il pourrait ainsi apprendre que Bombardier songe à déménager la production de son nouvel avion… aux États-Unis !


24 février 2008

Liberté économique vs. étatisme Économie En Citations

Nathalie Elgrably

Nathalie Elgrably au sujet des apôtres du socialisme:

« Une économie libre n’implique ni la loi de la jungle, ni le cautionnement d’un système sans foi ni loi qui permet le banditisme, ni le chaos. La liberté économique signifie simplement que les individus peuvent prendre eux-mêmes les décisions qui les concernent tout en étant protégés par la primauté du droit et un système judiciaire fiable qui assure, entre autres, le respect de la propriété privée. […]

Les vendeurs de rêves ont toujours existé et savent adapter leur discours pour mieux séduire. Mais avant d’endosser leur vision de l’économie et de céder des libertés au non d’un étatisme bienveillant, il faut exiger qu’ils prouvent leurs prétentions à l’aide d’exemples réels. S’ils en sont incapables, c’est que leurs beaux discours ne sont que du vent! »


23 février 2008

Je voterais McCain ! Élection 2008 États-Unis

Bastiat fait relâche cette semaine pour laisser sa place à Jacques Brassard.

"Le pire qui pourrait arriver à l'Occident, ce serait que la plus grande puissance du monde libre se donne un Démocrate comme Président"

Le Quotidien
É.-U. : la vraie liberté campe à droite
Jacques Brassard (Chronique: jeudi, 21 février 2008, p. 11)

Il y a quelque chose de franchement surréaliste dans la couverture médiatique relative aux primaires américaines en vue de l'élection présidentielle qui aura lieu en novembre prochain. Cela nous vient de la forte impression (qui confine à la certitude) instillée dans nos cerveaux par journaux et télés, voulant que nos voisins américains vivent dans un régime de "parti unique". Comme dans la Russie de Staline!

Ils sont vraiment chanceux, ces Américains, de voir ainsi leur sort confié au seul bon, clairvoyant et respectable Parti démocrate, suggère-t-on. Il suffit de lire et d'écouter les médias pour conclure, en effet, que le prochain Président sera démocrate, puisqu'il s'agit seulement, pour les citoyens, de choisir entre un jeune sénateur noir plus ou moins gauchiste et une femme d'âge mûr de la gauche bon chic, bon genre.

Et le Parti républicain, dans cette galère? me direz-vous. Le quoi? Le Parti républicain? C'est très vilain et très mal élevé, vous savez, de prononcer ce nom.

Abomination républicaine

Ne savez-vous donc pas que, selon nos maîtres à penser médiatiques, le Parti républicain, c'est le parti de George W. Bush, le cowboy belliqueux du Texas, le va-t-en-guerre écervelé, le pourfendeur du Protocole de Kyoto et, comble de l'ignominie, l'ami d'Israël! Quelle horreur!

De plus, c'est le parti des chrétiens pratiquants, ces ridicules arriérés de l'Amérique profonde. Quelle abomination! Pire, c'est le parti des néo-conservateurs, ces bizarroïdes trouble-fête qui, comme l'écrivait le philosophe néo-conservateur français, Yves Roucaute, "vouent un culte absolu aux droits individuels et qui croient en un ordre moral d'origine transcendante, au pluralisme politique, au sens des hiérarchies fondées sur les valeurs, au respect des traditions, à la propriété privée". Quelle infamie!

À gauche, toute!

Vous comprenez bien que, comme il est avéré que les journalistes, dans une très grande majorité (ici comme ailleurs en Occident), campent à gauche du spectre politique, seul le Parti démocrate est honorable et fréquentable à leurs yeux. Ce parti qui traîne dans son sillage toutes les coteries gauchiste d'Amérique, particulièrement, celle d'Hollywood (dont ne fait pas partie, heureusement, mon cinéaste préféré, Clint Eastwood).

Alors, forcément, pour tous ces scribes, il tombe sous le sens qu'il n'y a que deux candidats respectables, Barack Obama et Hillary Clinton, pour prendre la tête de la plus grande et de la plus puissante démocratie au monde. On en profite pour se flatter la bedaine comme un bon Pharisien.

"En comparaison, écrit Benoît Aubin, un journaliste chevronné du Journal de Québec – qui nous compare avec des États-Unis plongés dans la barbarie – la planète Québec semble tellement plus vachement post-moderne: socialisante, compatissante et écologique". Vieille homélie sur le thème éculé si cher à nos curés d'autrefois: "Nous sommes civilisés, tandis que vous, les Américains, êtes des sauvages violents et des matérialistes bornés".

Réalisme politique

Le pire qui pourrait arriver à l'Occident, ce serait que la plus grande puissance du monde libre se donne un Démocrate comme Président.

"Le Parti démocrate, écrit Guy Millière, est une formation qui oscille entre des idées vaguement social-démocrates en politique intérieure et un aveuglement volontairement forcené en politique étrangère".

Un Président démocrate, cela signifierait l'affaiblissement du soutien américain à l'État d'Israël, aux prises avec l'antisémitisme démentiel et le terrorisme islamiste qui gangrènent les peuples arabes qui l'encerclent. Ce serait également le rapatriement précipité des troupes d'Irak, alors que, de toute évidence, la stratégie du général Petraeus porte fruit. Le niveau de sécurité augmente et le nombre des attentats a diminué de 80% depuis un an. Ce qui fait, d'ailleurs, que l'on a cessé de nous mitrailler les méninges avec la métaphore archi-usée du "bourbier irakien".

Enfin, cette élection donnerait lieu à une politique de complaisance et de mollesse à l'égard de la théocratie iranienne qui pourrait détenir l'arme nucléaire en 2009.

Entendre Obama promettre que, s'il est élu, il irait copiner avec les dictateurs du Moyen-Orient, dont l'Illuminé de Téhéran, ça évoque l'affligeant acoquinement du britannique Chamberlain et du français Daladier avec Hitler, à Munich, en 1938. L'esprit de Munich plane d'ailleurs encore sur l'Occident!

McCain

Heureusement, il y a le républicain John McCain, authentique héros de guerre, blessé, torturé, et qui a croupi pendant cinq ans dans les geôles vietnamiennes. Son appui à Israël est sans faille.

Il soutient la stratégie du général Petraeus en Irak (il la préconisait longtemps avant qu'elle soit appliquée). Face à l'Iran, il garde l'option militaire sur la table.

Je vous le dis tout net: si j'étais Américain, contrairement, semble-t-il, à la majorité des Québécois, je voterais McCain!