Antagoniste


14 février 2008

Le socialisme agricole Économie Gauchistan Québec

Adam SmithCette semaine a été déposé le "rapport Pronovost" sur la situation de l'agriculture au Québec; la commission a conclu à un appauvrissement du milieu agricole. Malheureusement, le rapport propose un interventionnisme du gouvernement encore plus grand pour lutter contre cette pauvreté…

Pour rendre l'agriculture québécoise plus rentable, on n'avait pas besoin du "rapport Pronovost", une simple lecture de "La richesse des nations" d'Adam Smith aurait permis de résoudre les problèmes de nos agriculteurs.

Dans "La richesse des nations", Adam Smith s'est demandé comment la richesse était créée. Son premier constat: la richesse est générée par la spécialisation de la main-d'oeuvre. Par exemple, une fabrique de chaussures où toutes les étapes de production sont réalisées par un employé va créer moins de richesse qu'une fabrique où la main-d'oeuvre est spécialisée (un employé pour couper le cuir, un second pour faire la couture, un troisième pour poser la semelle).

Ensuite, Smith s'est demandé quel facteur permettait la spécialisation des travailleurs. La réponse: la spécialisation est limitée par la taille du marché. Plus un marché sera gros, plus les ouvriers pourront être spécialisés.

Le lien avec l'agriculture au Québec ? Le système de gestion de l'offre rend impossible les exportations agricoles à l'extérieur du Québec. Résultat: les agriculteurs québécois ont seulement accès à un petit marché. La spécialisation de la main-d'oeuvre est donc plus difficile et moins de richesse est créée.

La survie et la prospérité de l'agriculture au Québec passent par l'abandon du système de la gestion de l'offre, mais le "rapport Pronovost" a plutôt préféré taire cette réalité et prôner une intervention de l'État.

Ce n'est pas pour rien que l'agriculture en Saskatchewan permet à cette province d'avoir une croissance économique record alors qu'au Québec les producteurs laitiers ne peuvent tirer avantage du prix du lait qui a doublé à l'échelle mondiale.


14 février 2008

Réactionnaire et vert Canada Coup de gueule Économie Environnement Québec

Mad SuzukiDavid Suzuki était de passage à l'Université McGill cette semaine. Le "scientifique" à barbichette n'a pas mâché ses mots en disant que notre futur devrait être gouverné par notre passé. Selon Suzuki, la croissance économique et les progrès technologiques ont été néfastes. Pour Suzuki, la croissance économique est anormale et notre mode de vie actuel est insoutenable.

Parfait, prêtons-nous au jeu et disons que pour sauver la planète nous retournons vivre comme les Canadiens de 1978. En 2005, les 32.2 millions de Canadiens consommaient en moyenne 1 663 mégajoules de charbon par personne. En 1978, les 23.9 millions de Canadiens consommaient en moyenne 2 171 mégajoules de charbon par personne.

Suzuki a raison, il faut absolument épouser un mode de vie plus ancien. Imaginez le paradis que serait le Canada si les 32.2 millions de Canadiens consommaient 2 171 mégajoules de charbon !

Le grand prêtre de l'écologisme a aussi déclaré que l'on devrait jeter en prison les politiciens qui ne se préoccupaient pas de l'environnement. Moi je dis qu'il faudrait plutôt commencer à ignorer les scientifiques qui ont perdu la raison.

CORRECTION:
La consommation de mégajoule de charbon par habitant avait été inversée. En 2005 la consommation est inférieur à celle de 1978.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux Cansim 128-0002, 128-0009 & 075-0009


14 février 2008

Le keynesianisme Économie Gauchistan Québec

Julie BouletCette semaine, la ministre des Transports annonçait fièrement un investissement de 12 milliards de dollars pour la mise à niveau du réseau routier de la province. La ministre a pris soin de préciser que son projet allait créer 36 000 emplois au Québec.

On peut se réjouir que le gouvernement se décide enfin à réparer les infrastructures routières, mais la création d'emploi n'est pas un argument valable pour faire la promotion de ce projet. Julie Boulet devrait prendre un petit 10 minutes pour lire le texte de "La vitre cassée" de Bastiat.

En passant, 12 milliards pour 36 000 jobs ça revient à 33 333 333 333 dollars par emplois créés.