Antagoniste


6 décembre 2007

It’s bullshit ! Québec

QuébecHier l'ADQ et le PQ ont bullshitté toute la province de Québec en essayant de nous faire croire que les données du dernier recensement de Statistique Canada indiquaient que le français était menacé au Québec…

La proportion de la population ayant le français comme langue maternelle est effectivement passée sous la barre des 80% en 2006, une première depuis 1931. Mais…

Imaginons un Pakistanais arrivé au Québec en 1990 et parlant parfaitement français. Malgré tout, ce Pakistanais n'aura jamais le français comme langue maternelle. Mais si cet immigrant peut parler français, alors en quoi sa langue maternelle est importante. Pauline Marois peut bien passer les lois identitaires qu'elle veut, elle ne pourra jamais changer la langue maternelle des immigrants.

Du côté de l'immigration, il n'y a pas de raison de paniquer. Pour la première fois, une majorité d'allophones vivant au Québec ont adopté le français comme principale langue d'usage à la maison. En 2006, 51% des allophones avaient adopté le français comme langue parlée à la maison, comparativement à 46% en 2001 et à 39% en 1996.

Pour ce qui est de Montréal, la proportion de gens parlant français à la maison s'élève à près de 70%.

La statistique que je trouve la plus préoccupante et qui a été ignorée par les politiciens: la proportion de Québécois francophones maîtrisant l'anglais n'est que de 36%, inchangée depuis 2001. Comment le Québec pourra-t-il faire sa place dans une économie mondialisée avec une si faible maîtrise de l'anglais… De l'autre côté, 70% des anglophones vivant au Québec parlent français.

Sources:
Statistique Canada
Le portrait linguistique en évolution, Recensement de 2006 : résultats


6 décembre 2007

Kyoto à l’australienne Économie Environnement International

AustraliaLa semaine dernière, c'était le "party" chez les écologistes: le nouveau Premier Ministre australien, Kevin Rudd, décidait d'apposer sa signature au protocole de Kyoto.

J'ai bien l'impression que le "party" sera de courte durée.

Cette semaine Kevin Rudd a d'abord décidé de retirer à son ministre de l'environnement la responsabilité des fonds qui seront nécessaires à l'application du protocole de Kyoto. Le portefeuille a été confié au sénateur Penny Wong. Quelques jours plus tard, Kevin Rudd a décidé que son ministre de l'environnement n'allait pas répondre aux questions relatives au réchauffement climatique lors des débats au parlement, cette responsabilité a été confiée au trésorier Wayne Swan.

L'Australie a donc un ministre de l'environnement qui ne sera pas responsable de l'application du protocole de Kyoto et qui ne répondra pas aux questions concernant le réchauffement climatique.

Le gouvernement australien a justifié sa décision en disant que Kyoto était un enjeu tout autant économique qu'environnementale.

J'ai l'impression que je vais beaucoup m'amuser dans les mois à venir en regardant l'Australie patiner sur la question de Kyoto !

Source:
The Age
Garrett snubbed as Swan dives into climate