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Le Rwanda est un pays sans pétrole, sans métaux, sans diamants… Comment un pays comme le Rwanda peut-il développer son économie ? C'est simple, au lieu d'encourager l'agriculture de subsistance, le Rwanda a décidé de développer son capital humain. Cette conversion de l'agriculture vers la technologie signifie que d'ici 2 ans, toutes les écoles du Rwanda auront un accès internet par fibre optique. D'ici 20 ans, le Rwanda c'est donné comme objectif de devenir le "Singapour africain". Enfin un pays qui a compris qu'on ne peut pas développer une économie dynamique en produisant du café équitable. |





















Kagamé rules
Avec un peu de chance il vont réussir à faire de quoi similaire à Hong Kong et Taiwan qui ont comme Singapour suivi un parcours similaire. C’est faisable et j’espère de tout coeur qu’ils réussiront.
Ce qui est génial de l’idée du Rwanda c’est qu’il n’existe aucun « hub technologique » en Afrique. Une infrastructure technologique sera nécessaire aux pays qui eux ont des ressources naturelles.
C’est clair qu’il se positionne très bien pour l’avenir du continent africain.
Bon, c’est sur que c’est une bonne nouvelle, mais de là a croire qu’ils vont devenir les hong kong, Taiwan, Corée ou Singapour du futur… Vous avez remarqué quelque chose a propos de ces quatres endroits? Ils sont sur le bord de mers ouvertes sur l’océan, ce qui est un avantage géographique indéniable pour le commerce. Le Rwanda ne bénéficie pas de cet avantage, il est pris au milieu du cotinent avec des voisins plus ou moins recommendables. Ils vont certainement améliorer leur sort, mais ça deviendra pas nécessairement un nouveau Hong Kong.
Ces pays ont fait fortune avec une main-d’oeuvre axée sur la fabrication industrielle, là le Rwanda veut se positionner dans la technologie. L’accessiblité à un port a beaucoup moins d’importance.
Ici on parle de capitale technologique, le Rwanda veut devenir le « serveur » de l’Afrique.
D’ailleurs Taïwan n’est pas devenu riche avec son port.
http://www.antagoniste.net/?p=1723
Je leur souhaite de reussir.
Évidemment, si un état engage des réformes de ce type, c’est clairement mieux que le commerce équitable.
Autrement, le commerce équitable est une alternative dans les états où la corruption règne et où ce genre de mesure est percue comme une entrave à ceux qui profitent.
D’ailleurs, le commerce équitable est loin de se réduire au café.
Du commerce équitable de technologie ça n’existe pas.
Devines pourquoi.
Je connais bien ça. Des membres de ma famille ont participé à monter des systèmes réseaux au Rwanda et à faire de la formation. Mais comme le dit Episteme, le commerce équitable n’a pas la prétention d’être une alternative ou un frein aux produits de haute transformation ou du secteur tertiere. Mais bien une alternative aux monopoles des grandes plantations et des grands acheteurs dans des pays corrompus où l’espoir d’augmenter son niveau de vie est à peu près nul pour un paysan moyen. À part quelques bourdes honteuses (somme toute normales pour un secteur qui commence) l’expérience du commerce équitable est très bénéfique. Tant que les gens vont vouloir du café, il va falloir des pays pour en produire, et dès lors, tant mieux si le producteur et sa communauté en tirent une meilleure qualité de vie. Je veux dire… Je ne vois pas comment on peut être contre.
On ne peut pas être contre le commerce équitable, voyons. On peut cependant être contre la culpabilité qu’on veut nous faire sentir si on exerce un choix de consommateur pour acheter un autre produit. Il y a des multiples manières (la « diversité des tactiques »?) pour faire de notre monde un monde meilleur et il est très possible que de ne pas acheter « équitable » ne soit pas contradictoire avec « contribuer pour améliorer le monde ».
C’est ce qui me tue dans ces histoires soi-disants éthiques. On veut nous imposer un seul modèle éthique, comme si être un « bon citoyen » était un package deal unique. Je regrette, mais je suis un aussi bon citoyen que celui qui mange équitable, roule à vélo et recycle ses rognures d’ongles.
Anyway. Montée de lait spontanée.
Le commerce équitable est nuisible dans la mesure où il empêche le progrès économique dans un pays.
On empêche le processus de destruction créatif nécessaire aux économies.
En quoi le commerce équitable empêche t-il le processus de destruction créatrice? Aurais-tu un exemple car je ne saisis pas bien.
Cher Antagoniste,
Je vois que tu n’as pas jugé bon d’exemplifier ton affirmation voulant que le commerce équitable soit mauvais car il nuit au processus de destruction créatrice.
Une source, alors, serait appréciée afin que je puisse me documenter sur la chose.
Car je suis intéressée au «processus de destruction créatrice». Je trouve que c’est un concept très intéressant. Et, si véritablement je mettais des bâtons dans les roues à ce processus de création en achetant du commerce équitable, je me questionnerais…
Je me questionnerais en tant que consommatrice, tu vois. Par exemple, à valeurs «morales» égales, quoi du processus de destruction créatrice ou du commerce équitable devrait primer lorsque viendrait le temps de choisir entre un produit du commerce équitable ou pas ?
C’est un peu confus, je sais.
Voilà pourquoi j’aimerais bien que tu élabores de ton côté ou que tu me cites une source.
Merci bien! Et sinon, bien… je continuerai de réfléchir à ça de mon côté.
Le commerce équitable nuit au développement sur 2 fronts.
Chez le producteur (et le pays hote), ce principe contribue à créer une plus-value artificiel sur la production, mettant en position de confort financier non-durable le producteur. En position de confort, la recherche et de développement de nouvelles techniques sont ralenti et condamne ce secteur économique à un ralentissement dans son évolution.
De plus, il crée un phénomène de discrimination artificiel contre-nature. Les producteurs adérant ayant un avantage sur les producteurs au cout réel. Ainsi le producteur qui produit plus pour moins et désaventagé par rapport au producteur qui produit moins pour plus. Nous encourageons ainsi une économie de disette et non une économie d’abondance. Demandons nous maintenant si, dans une ère ou les progres en medecine font en sorte que la population humaine croit beaucoup plus rapidement qu’il y a 100 ans, nous souhaitons vivre dans un monde de disette ou d’abondance. L’auto-régulation favorise naturellement le producteur efficace qui produit une plus grande quantité ou une plus grande qualité à cout moindre, non le contraire. Cette auto-régulation nous permet aujourd’hui de vivre dans un confort et un bien-etre donc nos aieux nous enviraient.
Sur un autre front, le consommateur qui artificielement paie plus pour cette vue de l’esprit qu’est le commerce équitable ampute une partie de son budget qui aurait pu servir à payer d’autres biens, d’autres services répondant à un échelon supérieur de besoins.
Privant le monde mondialisé d’une partie de son pouvoir d’achat, l’humain demande moins de biens de catégorie supérieurs, rendant de ce faait plus ardu pour les pays en développement de créer une industrie dans ces dis domaine. Leurs seules chances de survit dans ces secteurs passent donc par un avantage au niveau du cout de la main d’oeuvre qui est plaonné entre autre par l’initiative du commerce équitable.
Plus les biens et services vitaux pourrons etre produit efficacement, plus la communauté international pourra développer une économie diversifiée partout sur le globe. Et c’est la qu’entre en jeu le concept de la destruction créatrice (d’ailleurs, une recherche avec mot clé bien ciblé sur le blog de l’antagoniste te permettrait de trouver le billet ou il en parle, chiffre à l’appuis). Un secteur de niveau X s’efface, car rendu efficace pour faire place a une nouvelle catégorie en période d’avancement technologique ou qui fait face a une réforme dans la demande.
En quelques mots:
Le producteur qui produit plus ou mieux a moindre cout est celui qui aide le plus ses confrere. Le consommateur qui achete plus ou mieux a moindre cout est celui qui aide le plus ses confreres.
Pour ce qui est des références à ce sujet, pourquoi ne pas lire Frederique Bastiat, sa vulgarisation le rend accecible a tous, sa perspicacité et son bon sens invite ses lecteurs a réfléchir longuement sur certains mythes économique, tel le commerce équitable et le statisme au niveau des emplois, qui peuvent paraitre beau et prometteur à premiere vue.
Motis: Franchement!! Quel tissu de sottises dégueulasses et disonnecté. J’espère réellement que vous n’y avez pas pensé plus que le temps que ça vous a pris pour écrire ça.
Tout d’abord, si vous jugez que l’argent investie en plus-value, pour le consommateur de produit équitable, est détourné de marchés pouvant servir à un meilleur développement (une plus-value que vous jugez artificielle, qui ajoute peut-être 25 à 50% du prix conventionnel) je n’ose pas imaginer votre rage quand on vous parle de la plus value qui rajoute environs 1000% du prix d’un produit simplement à cause d’une étiquette genre Nike. Imaginez tout l’argent détourné des secteurs à fort potentiel de développement, à cause de toutes ces plus-values « artificielles » et ces « vues de l’esprit » que sont les marques!!! Quel horreur!
Votre long paragraphe est carrément n’importe quoi – sauf votre respect. Qu’est-ce que le « juste » prix? Celui que le consommateur est près à payer, right? Sur ce, je vous renvois à Voltaire, qui fait dire, par un esclave que rencontre Candide en Amérique: « j’ai les jambes coupées, les bras coupés… c’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe ». Cette simple phrase avait créé une petite commotion à son époque. La phrase est bonne, parce que même si ce n’est pas moi qui assume le coût, le coût existe néamoins, et comme consommateur, j’ai le choix de l’entériner ou non. Ainsi, si on faisait passer un référendum sur la question, je suis convaincu que les acheteurs de chocolats et de café seraient tous d’accord pour donner une meilleure part aux producteurs. Jusqu’à quel prix? À chacun de voir, mais au moins l’alternative existe.
Quant à votre histoire de producteur qui produit plus pour moins ou moins pour plus, ça ne tient pas compte que ces secteurs sont en suroffre. Ça donne rien de produire plus. On en jette des pleins containers.
Quant à la production de biens et services plus efficaces, j’espère que vous vous souvenez qu’on parle du secteur du café, du cacao, de la canne à sucre et des bananes, et que les industries qui s’en chargent dans les pays concernés depuis 40 ans, en quaisi-monopole donc avec tout le loisir d’orienter le processus économique, n’ont pas répondu à l’espoir et aux attentes que vous semblez leur accorder. Ces producteurs sont toujours au même point de développement, avec une économie pas diversifiée du tout. Je ne vous parle même pas des dictatures complaisantes, rien, juste de votre supposition selon laquelle livrer le maximum d’effort avec un coût minimum en se fiant à la course naturelle des choses n’a pas été payant pour les producteurs là-bas. Ce système ne leur a apporté ni diversification de l’économie, ni scolarisation (même après deux générations), ni avancées technologiques révolutionnaires dans le secteur, ni rien. La réalité nous a montré ça.
Votre mantra: «Le producteur qui produit plus ou mieux a moindre cout est celui qui aide le plus ses confrere. Le consommateur qui achete plus ou mieux a moindre cout est celui qui aide le plus ses confreres» sonne comme un dogme psalmonié. C’est peut-être vrais, qui sait? mais c’est tout sauf une démonstration ou un raisonnement.
Pour ma part, je me conforme parfaitement à cette injonction de Bastiat, simplement, j’ai ma propre évaluation des coûts/bénéfices et si certains sont libres de répondre positivement à la publicité et de trouver un certain bénéfice à tel produit parce qu’il est à la mode, il m’en plaît, moi, de trouver un bénéfice ajoutée à permettre à un producteur d’envoyer ses enfants à l’école.
David: Le commerce équitable, c’est certainement même pas 1 ou 2% de l’économie du costa-rica (probablement le plus avancé en production équitable). J’aimerais bien voir des sources sur l’impact de ce secteur marginal sur l’environnement.
À vous deux: À date, toutes les critiques que vous pouvez faire à ce secteur d’activité, au moins en ce qui concerne le marché importateur, vous pouvez les adresser aussi aux secteurs comme les sweatshops de produits à plus-value comme nike qui n’ont aucun respect pour le principe du « moindre coût, plus afficace ». C’est là qu’on va voir si les masques tombent. Parce qu’à vous entendre, on dirait que la liberté de commerce n’est même pas votre vraie préoccupation, et que tout ce que vous voulez, c’est d’être contre ce qui est associé – à tort ou a raison – à la « gauche ». Vous étes contre l’aide internationale gouvernementale avec ses décisions arbitraires et imprécises, vous êtes aussi contre le commerce équitable qui permet au marché d’avoir cette corde à son arc. Diable! Êtes-vous simplement pour l’exploitation pure et simple sans en faire de cas?
Czar: Ca ne s’est pas amélioré avec les années hein? Ça doit être dur de vivre parmis des gens qui vous jugent, vous sermonent, se considèrent comme plus vertueux que vous, essayent de vous culpabiliser à chaque deux minutes… brrr… Avez-vous déjà pensez à déménager ou a changer de millieu? Parce que dans le québec, selon ma perception, vous devez être un des seuls qui vit une telle persécution!!
Moi en tout cas, je n’ai rien fait d’autre que de parler de faits, d’enjeux, et le tout dans le plus grand respect des libertés de chacun.
*David (oubli d’une strophe!): J’aimerais bien voir des sources sur l’impact de ce secteur marginal sur l’environnement économique et le développement.
Je n’ai pas parlé d’impact sur l’environnement…
Les sweatshop rendent les gens plus riches (et de beaucoup):
http://www.antagoniste.net/?p=1742
Ce sont les sweatshop qui ont permis à Taïwan de devenir une métropole technologique:
http://www.antagoniste.net/?p=1723
P.S.: Voici ce qu’est la destruction créatrice:
http://www.antagoniste.net/?p=2074
En parlant de haute technologie, pouvez-vous me nommer quelques métiers qui en sont?
merci
Merci à Motis et à Jivre pour le complément d’informations.
J’avais spontanément pensé à l’équation (en gros) : commerce équitable = confort = processus de création ralenti.
Mais je trouvais ça un peu simpliste comme équation… Pour ça que j’attendais que David élabore un peu.
Je vais lire Bastiat.