Une des craintes souvent formulée par les altermondialistes: la mondialisation ne bénéficie qu'aux corporations qui en profitent pour créer des monopoles ou des oligopoles dans le but d’exploiter les consommateurs. Bref, la rengaine marxiste habituelle.

Dans les faits, c'est exactement l'inverse qui c'est produit. La rapide vague de mondialisation qui a déferlé dans les années 90 a fragmenté l'économie en plusieurs joueurs différents, il n'y a pas eu de mouvement de concentration menant à des monopoles.

Mondialisation

La concentration a surtout eu lieu dans les domaines en perte de vitesse (automobile, acier, pétrole); de plus cette concentration a été relativement faible. Tout ce qui touche aux hautes technologies et aux communications a subit une fragmentation spectaculaire, c'est à dire l'apparition d'un grand nombre de nouveaux joueurs.

Il faut aussi nuancer le phénomène de concentration dans l'industrie automobile. Même s'il y a maintenant moins de joueurs qu'en 1980, les consommateurs ont plus de choix. En 1992, il y avait 132 modèles de voiture sur le marché, en 2002 ce nombre est passé à 184.

À propos de l'industrie pétrolière, il est bon de se rappeler qu'en 1950 elle était 5 fois plus concentrée qu'aujourd'hui.

Conclusion, encore une fois les vieilles rengaines marxistes ont fait chou blanc.

Source:
Foreign Policy
The World’s Biggest Myth