NationalismeJe savais qu'on finirait par y arriver, mais je ne croyais pas que cela se produise si rapidement…

Lors de son passage à "Tout le Monde en Parle", Jean-François Lisée a déclaré que non seulement le droit de se présenter dans une élection devait être conditionnel à l'obtention de la citoyenneté québécoise, mais il a poussé le bouchon encore plus loin en disant qu'il devait en être de même pour le droit de vote !

Jean-François Lisée, rappelons-le, a conseillé Pauline Marois lors de la rédaction du projet de loi brouillon sur l'identité québécoise. Aujourd'hui, Lisée propose de s'enfoncer un peu plus profondément dans cette absurdité. Le même Jean-François Lisée qui a pourtant été outré par le discours sur le "nous" et "vote ethnique" de Parizeau

Imaginez si l'Alberta décidait de retirer le droit de vote aux québécois qui immigrent sur leur territoire…

Imaginez si les États-Unis retiraient le droit de vote aux hispanophones1

Une chose est sûre, aujourd'hui Jean-François Lisée n'a plus le droit de s'indigner contre le projet de loi sur la clarté de Stéphane Dion car ce qu'il propose est bien plus extrémiste.

Tout ça pour protéger le français qui n'est pourtant absolument pas menacé au Québec

1Rappelons qu'aux États-Unis la loi électorale oblige les états à fournir des bulletins de votes accommodant les gens ne parlant pas anglais. En Californie par exemple, il est possible de voter dans 8 langues différentes.