Antagoniste


28 octobre 2007

Un débat qui dérange… En Vidéos Environnement

Message de John Stossel aux écologistes: give me a break.

P.S.: Un jour j'aurai une moustache comme Stossel !


28 octobre 2007

Le tigre balte Économie En Chiffres Europe

L'Estonie a déjà été un satellite de l'empire soviétique. Aujourd'hui, le petit état balte prend sa revanche en appliquant les principes économiques défendus dans le livre "Free to Choose" de Milton Friedman:

  • Abolition des taxes sur les corporations
  • Mise en place d'une "flat tax"
  • Coupures massives dans la bureaucratie
  • Abolition des tarifs douaniers
  • Abolition des restrictions sur les investissements étrangers

Ces réformes ont valu à Mart Laar, le Premier Ministre estonien, le prix Milton Friedman (décerné par le Cato Institute).

Le résultat ? Spectaculaire !

Voici la progression économique de l'Estonie depuis 2000, année à laquelle les réformes ont débuté:

Estonie
World Economic Outlook Database

Depuis la mise en place des réformes, la croissance économique de l'Estonie a été de 125%. Pour la même période, la croissance économique dans la zone euro a été de 34%.

Ce n'est pas au Québec qu'on risque de voir une chose pareille. Ici on est plutôt occupé à faire des débats futiles sur l'identité nationale…

C'est quand même décourageant de voir d'anciens états communistes se convertir au libre-marché alors que le Québec refuse d'abandonner un modèle économique depuis longtemps périmé…

Source:
Foreign Policy
The Globalization Index 2007: Baltic Tiger

Cliquez ici pour lire la suite »


28 octobre 2007

Le dogme bourgeois États-Unis Gauchistan Philosophie Québec

Mario Roy

Extrait du livre « Pour en finir avec l’antiaméricanisme » de Mario Roy (éditorialiste à La Presse):

L'antiaméricanisme est la grande doctrine sacrée de la seconde moitié du vingtième siècle. Elle a été révélée par un étonnant aréopage de prophètes venus de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche pour nourrir le peuple païen d'un brouet à base d'épices rares et chères aujourd'hui introuvables partout, sauf dans quelques belles armoires de cuisine (décapées) d'Outremont ; et d'ingrédients divers, plus ou moins frais, conservés au fond des réfrigérateurs des cafétérias universitaires.

Car l'antiaméricanisme est un dogme essentiellement bourgeois qui, égal en cela à tous les autres, autorise le mensonge, la bêtise et le mépris.

Tout ce qu'il est interdit de dire, ou même de penser, à propos de quelque peuple ou nation que ce soit, il est en effet permis de le lancer à la tête des Américains. Et ce, en usant de pseudo-analyses essentiellement supportées par des préjugés, où la pure réaction haineuse remplace l'examen véritable des faits, où la fabulation et l'aveuglement volontaire tiennent lieu de recul historique.

L'antiaméricanisme est aujourd'hui la seule forme de racisme non seulement permise, non seulement politically correct, mais entretenue, encouragée et stimulée par de puissants establishments : la grande industrie de la pensée, la haute bourgeoisie universitaire et la classe dominante médiatique.


27 octobre 2007

État-Nation et immigration Économie Philosophie Québec

Il est erroné d’assimiler la nation à l’État qui est au contraire une réalité précise, institutionnalisée et même dans une large mesure extérieure à la nation. N’est-il d’ailleurs pas frappant de constater que c’est précisément à l’ère de l’étatisme triomphant – c’est-à-dire le XXe siècle – que l’on a vu ressurgir ce qu’on appelle les « nationalismes ».

Le Québécois Libre
Le concept de nation et son étatisation*
par Pascal Salin

Tout être humain appartient à des sociétés plus ou moins grandes et il a un sentiment d’appartenance à ces groupes. La nation est l’un d’entre eux. Elle représente un ensemble de liens sociaux nés de l’histoire et qui s’expriment dans une culture, une langue le plus souvent, parfois une religion commune.

La nation relève donc de l’ordre spontané, elle est multiforme, évolutive et difficile à cerner. Elle est surtout le résultat de perceptions multiples, elles-mêmes différentes selon ses membres. C’est pourquoi il est erroné d’assimiler la nation à l’État qui est au contraire une réalité précise, institutionnalisée et même dans une large mesure extérieure à la nation. N’est-il d’ailleurs pas frappant de constater que c’est précisément à l’ère de l’étatisme triomphant – c’est-à-dire le XXe siècle – que l’on a vu ressurgir ce qu’on appelle les « nationalismes ». C’est bien le signe que les États ont imposé la création d’ensembles sociaux qui n’étaient pas spontanément perçus comme des « nations », mais auxquels ils se sont permis de donner ce nom.

La nation, nous l’avons dit, résulte d’un sentiment d’appartenance à une communauté et c’est pourquoi l’État-nation est une aberration: on ne peut pas étatiser des sentiments. Il se passe alors ce qui se passe chaque fois qu’il y a étatisation: l’État crée un monopole à son profit et le défend. Il lutte donc contre les particularismes régionaux, c’est-à-dire que l’État-nation détruit les nations spontanées. En témoignent, par exemple, les efforts faits en France, au nom de l’égalité républicaine, pour détruire les langues régionales au XIXe siècle.

L’État-nation est alors personnifié, ce qui facilite l’assimilation entre la nation et l’État. On dira par exemple que « la France décide » ou que « la France exporte ». Dans le premier cas, on laisse implicitement supposer que l’État français décide légitimement au nom de tous les Français et qu’il existe une sorte d’esprit collectif capable de penser et d’agir. Dans le deuxième cas, on laisse implicitement supposer que l’exportation serait un acte collectif, qu’elle exprimerait même un intérêt collectif et donc que l’État – expression de cet intérêt commun – serait habilité à la déterminer. Ce serait une saine habitude de pensée que de s’astreindre définitivement à éviter d’utiliser ces abstractions flottantes – la France, l’Allemagne, le Japon, l’Europe – et donc à indiquer explicitement quels sont les acteurs qui pensent et agissent. Il convient donc de dire non pas que « la France décide », mais que « le gouvernement français décide », non pas que « la France exporte », mais que des producteurs français exportent. Il apparaîtrait alors plus clairement, dans le langage même, qu’il existe non pas un intérêt collectif mythique, mais des intérêts bien particuliers, par exemple les intérêts de ceux qui détiennent le pouvoir ou les intérêts de ceux des producteurs qui exportent.

Mais l’usage de ces abstractions flottantes a un rôle bien précis. Il finit par induire l’idée non seulement qu’il y a assimilation entre l’État et la nation, mais même que la nation « appartient » à l’État, qui possède donc tout naturellement le droit de gérer le territoire national. À partir de là naît alors le mythe des biens publics, que nous dénonçons par ailleurs. La légitimation intellectuelle des biens publics consiste évidemment à dire qu’il existe par nature des biens et services qui peuvent être produits de manière « optimale » par l’État, alors qu’ils ne pourraient pas l’être par le secteur privé. Mais la réalité est toute différente: une fois que le territoire national a été étatisé, il apparaît comme naturel que le propriétaire de ce territoire ait la charge de son aménagement. Entre autres choses, c’est parce que le territoire national appartient non pas à la nation mais à l’État que les principes d’exclusion sont définis par l’État. On n’hésitera alors pas à penser que seul l’État peut faire procéder à des « expropriations pour cause d’utilité publique » afin de faire construire routes et aéroports, ou à considérer que la définition d’une politique d’immigration – c’est-à-dire des droits d’exclure les étrangers – constitue un service public que seul l’État est capable de produire de manière efficace et qu’il est même seul à pouvoir exercer légitimement en tant que propriétaire. […]

Par contraste, lorsque le territoire est étatisé, il est intéressant de venir bénéficier de tout ce qui est fourni à coût faible ou nul et de contribuer le moins possible au financement des biens publics en question. L'étatisation du territoire a donc une double conséquence: non seulement elle crée une incitation à immigrer qui, sinon, n'existerait pas, mais cette incitation joue uniquement pour les moins productifs, ceux qui reçoivent plus qu'ils ne fournissent, alors qu'elle décourage les immigrants productifs, ceux qui paieraient plus d'impôts qu'ils ne recevraient en biens publics. Comme toute politique publique elle crée donc un effet-boomerang. En effet, elle fait naître des sentiments de frustration de la part de ceux qui supportent les transferts au profit des immigrés et elle est donc à l'origine de réactions de rejet: le racisme vient de ce que l'État impose aux citoyens non pas les étrangers qu'ils voudraient, mais ceux qui obtiennent arbitrairement le droit de vivre à leurs dépens. À titre d'exemple, un article du Wall Street Journal de 1993 s'interrogeait sur le fait que l'immigration en provenance du Mexique était trois fois plus importante en Californie qu'au Texas en dépit d'une frontière commune avec le Mexique beaucoup moins longue et plus difficile à franchir illégalement. La raison de cette différence tient en partie au fait que le système de protection sociale est beaucoup plus développé en Californie qu'au Texas. Comme l'a déclaré un fonctionnaire du bureau de l'immigration et des affaires des réfugiés du Texas: « Il n'est pas possible ici de vivre de l'assistance. Les gens viennent ici pour travailler et non pour bénéficier de la protection sociale. Et ceci affecte l'attitude de nos résidents à l'égard des immigrants. Ils sont généralement considérés comme des travailleurs et non comme des bénéficiaires d'assistance. »

* Chapitre 11 du livre Libéralisme de Pascal Salin (Odile Jacob, Paris, 2000). Pour lire le texte complet: ici


26 octobre 2007

Le vaudeville péquiste… Coup de gueule En Chiffres Québec

En début de semaine, Pauline Marois se disait prête à faire examiner son brûlot nationaliste par la commission québécoise des droits de la personne.

La commission québécoise des droits de la personne a finalement examiné le brouillon péquiste pour conclure qu'il était discriminatoire.

Réponse du PQ: gna gna gna, t'es mort sinon je joue plus.

Ce qui est remarquable avec le torchon de Pauline, c'est qu'il a été unanimement condamné dans les médias: André Presse à La Presse, Michel David au Devoir ou Marco Fortier au Journal de Montréal. Même Bernard Landry à des réserves ! Pour que des gens avec des horizons aussi différents en arrivent tous à la même conclusion, c'est signe que quelque chose cloche avec les idées du PQ.

Et où au Québec les projets discriminatoires du PQ sont pris au sérieux ?

PQ Intolérence
Léger Marketing

Je n'ai jamais compris les craintes des régions face à l'immigration, surtout que les immigrants en régions sont rarissimes.

M'enfin, c'est ironique de voir le gouvernement faires des pieds et des mains pour attirer les immigrants en région alors que les régions n'en veulent pas…

P.S.: Ce projet de loi marque le retour en force des "purzédurs" au PQ… On dira ce qu'on voudra de Boisclair, au moins il avait été en mesure de freiner leurs ardeurs.


26 octobre 2007

La gauche avec des couilles Coup de gueule En Vidéos États-Unis Terrorisme

Bill Maher est à gauche, très à gauche. Mais c'est un type que j'aime quand même parce qu'il est capable de se tenir debout devant les conspirationnistes. Une qualité de plus en plus rare chez les gauchistes…

L'histoire a commencé lorsque Maher a décidé d'exprimer le fond de sa pensée sur le mouvement conspirationniste:

Mais vous connaissez les conspirationnistes, toujours soucieux d'avoir l'air d'une joyeuse bande de lunatique, ils ont décidé d'envahir le studio de Bill Maher lors d'un tournage en direct… Le résultat ? Du bonbon ! (le cirque débute à 20 secondes)


26 octobre 2007

Sans logis Économie Québec

Lone CoybowAndré Caillé, ancien président-directeur général d'Hydro-Québec, rêve de faire le saut dans l'arène politique provinciale. Mais André Caillé a un gros problème, il fait parti d'un groupe en voie de disparition au Québec: la droite économique.

Résultat, il n'existe aucun parti politique provincial reflétant ses idées, même pas l'ADQ. Le Parti Conservateur est la seule formation politique qui a activement courtisé l'ancien DG d'Hydro-Québec.

Je vous parle de ça parce que je suis un peu comme André Caillé, je n'ai plus de maison politique. Depuis la dernière élection, le PLQ, l'ADQ et le PQ ont tous réussi à me donner la nausée. C'est désolant de voir ces 3 formations se livrer à une surenchère dans la bêtise.

J'imagine que tout comme moi, André Caillé doit rêver de voir la naissance d'un parti conservateur provincial…

Source:
La Presse
Caillé cherche une «maison» pour ses idées


26 octobre 2007

La deuxième vitesse Économie Gauchistan Philosophie Québec

VitesseJ'ai déjà écrit quelques billets sur la futilité des débats relatifs aux écarts de richesse (ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici). Peu importe si les riches s'enrichissent plus vite que les pauvres, du moment que les pauvres s'enrichissent aussi, c'est tout ce qui compte (et c'est le cas).

Mais pour une raison que je peux difficilement expliquer, il semble que les gens préfèrent vivre pauvrement dans une société égalitaire plutôt que de vivre richement dans une société inégalitaire.

Ce phénomène est aussi observable dans les débats sur la privatisation du système de santé. À chaque fois qu'on aborde cet enjeu, un "bien-pensant" arrive toujours à la rescousse en brandissant le spectre du système à 2 vitesses.

Les gens ne voient pas qu'une certaine privatisation du réseau de santé pourrait réduire leur temps d'attente, ils sont plutôt obnubilés par le fait que certaines personnes risquent d'être traitées plus rapidement qu'eux.

Du coup, on préfère un système de santé merdique mais égalitaire à un système efficace mais inégalitaire.


25 octobre 2007

2 pour 1 sur la haine Économie En Vidéos États-Unis Gauchistan Québec

Marie-France Bazzo au sujet des feux en Californie:

La haine de la richesse et la haine des américains, le tout servi simultanément.

P.S.: Quelqu'un sait de quels blogues Marie-France parlait ?