Bravo au ministre Flaherty pour ne pas avoir cédé aux lobbys syndicalistes en garochant des subventions à l'industrie manufacturière et forestière.

D'ailleurs, on ne devrait pas parler de "crise" dans le secteur manufacturier mais de mutation. On est en train de passer d'une industrie paresseuse à une industrie dynamique; en chemin on perd les joueurs les plus faibles incapables de s'adapter au dollar fort.

Voici la situation du secteur manufacturier au chapitre de l'emploi et des ventes depuis janvier 2000.

Manufacturier

À partir de 2005, on peut observer une chute assez soutenue des emplois dans le secteur manufacturier. Par contre, les ventes manufacturières restent sensiblement les mêmes (et au delà du 100%). Conclusion: l'industrie manufacturière produit autant avec moins de main-d'oeuvre. Quand on produit autant avec moins, c'est qu'on augmente la productivité ! La productivité canadienne est anémique, ce n'était surtout pas le temps de saboter sa croissance en distribuant des subventions.

Pour la plupart des gens, la découverte qu’un bien peut-être fourni en employant moins de personne est une mauvaise nouvelle. On ne voit pas que la société est plus riche qu’elle ne l’était auparavant: elle fabrique la même chose avec moins d’effort, libérant ainsi la main-d’oeuvre pour des tâches plus productives.

Qu'est-ce que l'on veut, une économie de bucheron une économie basée sur la biotechnologie ou le multimédia ?

Sources:
Statistique Canada
Tableaux Cansim 282-0088 & 282-0008