Angry MobImaginez que vous habitez un petit village de 500 âmes au Lac-Saint-Jean. Votre économie est chancelante et le relais touristique qui jadis attirait de nombreux touristes est laissé à l'abandon.

Maintenant imaginez que des français venus s'établir dans votre petit village redémarrent ce relais touristique en y investissant 1,5 millions de dollar et avec seulement 30 000$ de subvention. Un restaurant voit le jour, suivi d'un bar et d'un service de location de motoneiges. Les nouveaux venus organisent aussi plusieurs activités populaires.

Qu'elle aurait été votre réaction ?

Moi j'aurais personnellement remercié ces français d'être venus chez-nous pour créer de la richesse.

Mais les gens de Lamarche, un petit village de 500 âmes au Lac-Saint-Jean, ont eu une toute autre réaction… Dans ce petit village, une clique de xénophobes a décidé de sévir. Claude Bourgault, un conseiller municipal, a parti le bal en envoyant une lettre aux nouveaux venus leur disant: "Moi, je suis né au Québec et ce qui me fait le plus suer, c'est de voir des immigrants qui arrivent ici. Ils nous critiquent, se moquent même de nous, mais, par contre, ils ont besoin de notre argent gouvernemental en subvention pour les aider à réaliser leurs rêves."

Dans la foulée de cet incident, le maire Jean-Guy Fortin est vivement contesté pour avoir appuyé le projet. Cédant à la pression, il décide finalement de quitter son poste après 30 ans de loyaux services.

La semaine dernière, le relais touristique devait célébrer son premier anniversaire. Les xénophobes de Lamarche ont fêté la chose en retirant toutes les petites pancartes placées dans le village destinées à souhaiter la bienvenue aux touristes. D'autres pancartes ont été agrémentées d'un "Fuck You" invitant les français à retourner chez-eux.

Je conclus en paraphrasant un sketch de l'humoriste français Fernand Raynaud:

Citation J’aime pas les étrangers, ils viennent manger le pain des Français.
Un jour, l'étranger a quitté le village avec sa femme et ses enfants.
Et depuis ce jour, on ne mange plus de pain…
Il était boulanger !
Citation

Source:
La Presse
Lamarche, un village qui n'aime pas les étrangers